L'eau se fait encore très rare dans plusieurs contrées de la wilaya. C'est le cas de nombre de villages de la commune de Chabet El Ameur. En effet, ce versant nord-est de la localité souffre du manque criard en ce liquide vital. Près de 13 000 habitants ont «soif» depuis plusieurs années et aucun responsable n'a daigné lever le doigt pour apaiser la souffrance de toute une région. Le projet d'alimentation en eau potable à partir de Taksebt dont un château d'eau réalisé sur les hauteurs de Tizi N'Lbir est bloqué depuis trois ans. Ce projet qui devait alimenter toute la région est relégué aux calendes grecques. Des villageois d'Aït Saïd ont manifesté leur colère récemment. Les responsables du secteur hydraulique leur ont promis de relancer le projet, mais deux mois plus tard rien n'est encore concrétisé sur le terrain. En outre, les travaux du projet d'alimentation en eau potable à partir de la station de dessalement de Cap Djinet piétinent toujours, alors que l'ancien réseau provenant de Kef Laâkab n'arrive pas à assurer une meilleure alimentation en eau des villages se trouvant notamment sur les hauteurs de Timezrite. Les villageois d'Aït Saïd, Azzouza et Iakouchen continuent de s'alimenter en eau à partir des sources de leurs villages. En été, le problème se complique car ces dernières se tarissent.