Hydrocarbures: un régime fiscal propre au secteur encouragera l'investissement étranger    L'ex-député ‘'spécifique'' risque 6 mois de prison ferme    CAMPAGNE ELECTORALE : L'ANIE enquêtera sur la provenance des financements    POUR ATTEINTE A L'UNITE NATIONALE : Un an de prison à l'encontre de 21 détenus    Algérie - Gabon: vers la création d'un conseil économique pour les hommes d'affaires    ACCIDENTS DE LA ROUTE A OUARGLA : Trois morts et une quinzaine de blessés    L'OLP condamne l'assassinat d'un chef du Djihad islamique par Israël à Ghaza    SIDI BEL ABBES : Campagne de sensibilisation sur les risques du monoxyde de carbone    Les hauteurs de Bordj Bou-Arréridj revêtus de neige    Liverpool : Mauvaise nouvelle pour Salah ?    Belmadi évoque le retour de Soudani en sélection    Belmadi : «Cela fait un bon moment que je suis le parcours de Spano-Rahou, Halaïmia et Zorgane»    Crise en Bolivie: Morales se réfugie au Mexique, une présidentielle avant le 22 janvier    10e Fica : trois courts métrages projetés à Alger    FP: les recommandations comme feuille de route pour améliorer la performance des établissements    L'UE octroie 55 millions d'euros d'aide humanitaire    Les états de l'OCI saisissent la Cour internationale de justice    Le portrait du président Chadli parmi les objets jetés    Chlef: affectation d'un quota supplémentaire de 1.000 logements    65 projets agréés et financés par la Cnac depuis le début 2019    Le docteur Mohamed Boughlali de retour chez les Verts    Les Chipolopolo à pied d'œuvre à Alger    Où se jouera le derby MCA-CRB ?    Haddam plaide pour un contrôle plus rigoureux    Une femme se plaint d'y être inscrite à son insu    Présidentielle : les soutiens encombrants de Tebboune    La Turquie commence à renvoyer des terroristes étrangers    Les écoles primaires paralysées hier    Méli-mélo pomme-chocolat    L'UE prolonge les sanctions contre le gouvernement de Maduro    Réquisitoire imparable contre l'amnésie officialisée    Ateliers de formation cinématographique    De précieux manuscrits médiévaux divisent l'Islande et le Danemark    Festival international de danse contemporaine: l'Algérie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie à l'honneur    Le boulimique penchant de l'exécutif Bedoui à s'attaquer aux sensibles dossiers    Rassemblement devant le tribunal de Sidi M'hamed: Ouverture du procès des 42 détenus du Hirak    DTN : nouveaux staffs des sélections nationales de jeunes: De surprenantes désignations    Vaccination contre la grippe : plus de 46.400 doses réceptionnées    Bouira: Une bouteille de gaz butane explose, un blessé grave    26 wilayas au salon des arts plastiques    Elections législatives : L'Espagne retourne aux urnes dans un climat crispé    Le courroux des producteurs    Marché pétrolier international Le panier de l'Opep établi à 61,98 dollars le baril    Para-athlétisme/Mondiaux-2019: L'Algérie provisoirement 5e au classement    Projet de loi sur les hydrocarbures Sonatrach continuera à développer le conventionnel    Les manifestations se poursuivent    Cinéma : 10e Fica: projection de "Fatwa", un film dénonçant la montée de l'extrémise en Tunisie    Oum El Bouaghi : signature d'accord pour la gestion de deux salles de cinéma    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Abdelkader Messahel sur la crise libyenne: «Toute initiative est la bienvenue»
Publié dans Le Temps d'Algérie le 26 - 04 - 2017

Alger, qui redoute de voir s'envoler tous les efforts diplomatiques déployés jusque-là en faveur du règlement de la crise libyenne, met les bouchées doubles et tente plus que jamais de rapprocher les parties en conflit «sommées» de trouver une solution pacifique en privilégiant le dialogue.

C'est un peu la mission très délicate que s'est donné Abdelkader Messahel. Très actif, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, ne cesse, en effet, d'appeler les belligérants à redoubler d'efforts pour parvenir à un dialogue sincère, honnête et inclusif. Ce qui n'est pas une mince affaire. Les développements récents de la situation en Libye font craindre le pire. Les affrontements sur le terrain sont fréquemment signalés. Le dernier en date a opposé à Sebha des forces pro-GNA à celles du maréchal Haftar. S'ajoute à cela l'amplification dangereuse du trafic en tous genres dont le plus significatif est la traite des humains, révélée par des ONG sur la base de témoignages de migrants retenus par des groupes terroristes. La menace sur l'accord de Skhirat de 2015 est, de ce point de vue-là, très sérieuse. Mais Alger, par crainte de voir les quelques avancées enregistrées depuis cet accord voler en éclats ne reste pas de marbre. Elle réagit à travers un Messahel très engagé sur ce dossier épineux. Sur le plateau de la télévision nationale lundi soir, le ministre a insisté sur la nécessité de trouver une solution politique et pacifique en dehors de toute ingérence étrangère. L'invité de l'émission Questions d'actu de la chaîne Canal Algérie a déclaré que l'Algérie était favorable à toute sorte d'initiative qui accompagnerait les Libyens dans la recherche d'une solution à la crise dans leur pays. A ce propos, et s'agissant d'un éventuel sommet sur la Libye, le ministre a fait état de deux exigences qui s'imposent : «Il faut, en premier lieu, qu'il y ait une préparation et que les principaux concernés – à savoir les Libyens – soient partie prenante dans ce genre d'initiative.» «Un sommet (...) marque l'aboutissement, mais pas le début d'un processus politique», a-t-il souligné, avant d'enchaîner qu'une chose est exclue, à savoir le dialogue avec les terroristes. «Les grands terroristes sont identifiés en Libye ou ailleurs. La référence chez nous, ce sont les groupes listés par l'ONU. En Libye, ils sont au nombre de trois, (Daech, El Qaida, Ansar Charia). Nous sommes pour le dialogue politique, pacifique, mais pas pour le dialogue des armes», a affirmé le ministre.
«L'accord de Skhirat peut être revu»
Messahel a, par ailleurs, cité deux «indicateurs importants» favorables au processus politique en Libye. Le premier, a-t-il dit, est relatif à une rencontre discrète, entre Libyens, tenue récemment à Rome. Le deuxième indicateur, a-t-il ajouté, est relatif à l'installation de la mission des Nations unies en Libye à Tripoli, qui, jusque-là, avait fonctionné depuis Tunis. Evoquant l'accord politique de Skhirat, le ministre a déclaré que cet accord «reste le socle de la solution à la crise en Libye. C'est un processus chapeauté par les Nations unies, que très peu de Libyens rejettent, et qu'il faut sauvegarder», mais précise-t-il, «il peut être revu, relu ou/et amendé», tel que le permet une des dispositions de l'accord. M. Messahel a également fait remarquer que l'accord politique en question gère une période de transition et celui-ci n'«est pas la solution définitive». Selon lui, cette solution viendra après l'«élaboration d'une nouvelle constitution et la tenue des élections». Ayant effectué, il y a quelques jours, une visite à Washington dans le cadre de la vision algérienne de ramener tous le monde au même agenda, M. Messahel a rappelé le rôle de la communauté internationale dans le cadre de la résolution de 22/59 des Nations unies. «C'est l'exercice auquel l'Algérie ne cesse de s'adonner avec nos partenaires américains, français, italiens, russes et arabes. Aussi, on a un dialogue avec l'Egypte, le Qatar, l'Arabie saoudite, et avec la Turquie, le Royaume-Uni, la Chine, ainsi qu'avec tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU», a assuré le ministre. «J'ai le sentiment que le déclic peut venir. Toutefois, il faut que ce dialogue soit sans interférence étrangère. C'est très important», a déclaré M. Messahel, mettant en garde contre les ingérences qui «créent parfois des problèmes, en raison des agendas et intérêts cachés».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.