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Une page sanglante pour l'histoire de la France
Larbi Ben M'hidi
Publié dans Le Temps d'Algérie le 31 - 10 - 2009

, un grand héros de la révolution algérienne, très jeune il adhère avec cœur et à bras ouverts pour l'indépendance de l'Algérie.
Sa détermination et son courage sont un exemple pour tous les peuples qui luttent pour l'indépendance et la liberté, un responsable historique qui a conduit le peuple algérien à l'indépendance face au colonialisme français, venu armé, casqué, botté, bardé de fer et de mépris pour tout simplement coloniser dans le sens le plus grave du terme.
Mohamed Larbi Ben M'hidi (1923-1957) naquit près de Aïn M'lila, dans la wilaya de Oum El Bouaghi. Il fit ses études primaires à l'école française où il obtint son certificat d'études, puis entreprit des études secondaires à Biskra.
Il travailla ensuite comme comptable au service du Génie civil de Biskra, puis s'installa à Constantine où il fut proche de l'Association des Oulémas et en particulier de Moubarek El Mili.
Ben M'hidi adhéra au mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté (AML) fondé par Ferhat Abbas et participa au congrès de mars 1945.
Les massacres du 8 mai 1945 marquèrent sa volonté de poursuivre ses activités clandestines. Il adhéra au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et à l'Organisation spéciale (OS) à laquelle participèrent également Ben Bella, Aït Ahmed et Mohamed Boudiaf (dont il fut l'assistant).
En 1950, vainement recherché par les services de police, il est condamné par défaut à dix ans de prison pour «menée subversive et activité illégale».
En avril 1954, Ben M'hidi fut l'un des 9 fondateurs du CRUA qui le 10 octobre 1954 transformèrent le CRUA en FLN et décidèrent de la date du 1er novembre 1954 comme date du déclenchement de la lutte armée pour l'indépendance algérienne. On lui confia la Wilaya 5 (l'Oranie) qu'il organisa efficacement malgré un démarrage difficile pour manque de moyens et d'hommes.
En 1956, laissant le commandement de la Wilaya 5 à son lieutenant Abdelhafid Boussouf, il devint membre du Conseil national de la Révolution algérienne. Il était proche des idées de Abane Ramdane et Krim Belkacem. Le premier fut assassiné au Maroc à la fin de décembre 1957, le second à Francfort le 18 octobre 1970. Il participa à l'organisation des premiers attentats de la Bataille d'Alger.
Assassiné par Aussaresses
Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d'être pendu extrajudiciairement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Ses dernières paroles avant de mourir : «Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l'Algérie de Tamanrasset à Dunkerque.»
Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M'hidi avant de le confier aux Services spéciaux, regretta cette exécution. Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclara :
«Ben M'hidi s'est suicidé dans sa cellule en se pendant à l'aide de lambeaux de sa chemise.» En 2001, dans une confession au journal Le Monde, le général Aussaresses reconnaîtra avoir assassiné Larbi Ben M'hidi, ainsi que l'avocat Ali Boumendjel dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.
Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi : Larbi Ben M'hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d'un colon extrémiste.
Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L'un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général.
Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui-ci refuse. Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée.
Il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu'à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s'y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse.
«C'est efficace, la torture»
Dans un ouvrage publié début mai 2001 à Paris, Services spéciaux, Algérie 1955-1957 (Editions Perrin), le général Paul Aussaresses, 83 ans, coordinateur des services de renseignements de l'armée à Alger en 1957 auprès du général Massu, revendique, sans remords, les tortures, les exécutions sommaires de suspects parfois maquillées en suicides, les massacres de civils auxquels il a participé ou qu'il a ordonnés. «Tout ce que j'ai fait était conforme à la déontologie de tout militaire dans les conditions de guerre.»
Selon lui, l'utilisation de la torture «était tolérée, sinon recommandée» par le pouvoir politique. Il affirme avoir agi avec l'aval des politiques, notamment du juge Jean Bérard qu'il qualifie d'«émissaire» du garde des Sceaux de l'époque, François Mitterrand.
«Ses aveux sont terribles pour la France, la République et lui-même. Ils renvoient l'armée française et le pouvoir politique de l'époque à une page sanglante de leur histoire», écrit le quotidien Le Monde qui publie, le 3 mai, les nouvelles «révélations» du général Aussaresses sur la guerre d'Algérie.
Il explique que la torture, pratiquée couramment par la police à Skikda (ex-Philippeville), au moment de son arrivée sur le territoire algérien, a été systématique pendant la Bataille d'Alger, en 1957. Son commando torturait et tuait, à Alger, la nuit. «C'est efficace, la torture, la majorité des gens craquent et parlent. Ensuite, la plupart du temps, on les achevait. (…) Est-ce que ça m'a posé des problèmes de conscience ? Je dois dire que non.»


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