Aourag : Promouvoir la recherche appliquée, un réel plus pour le développement socioéconomique    LF 2020: l'importance des dispositions encourageant de l'investissement mise en exergue    Aboutrika encense Mahrez et critique Guardiola    Collision de deux bus à El Oued : Etat de santé ''stable'' des blessés    M.Beldjoud depuis El-Oued: 96% des accidents sont dus au facteur humain    Foot/Mercato d'hiver : le mouvement des entraîneurs supplante celui des joueurs    Hand/CAN-2020: l'Algérie bat le Maroc 33-30 et termine en tête du Gr D    Irak : nouvelles manifestations réclamant une refonte du système politique    La Conférence internationale sur la crise libyenne débute à Berlin    Examens de promotion aux grades d'enseignant principal et enseignant formateur: les résultats lundi    Habitat : Un nouveau programme d'un million de logements pour la période 2020-2024    NOMINATION DE CERTAINS CADRES DE L'ETAT : Le président transfert le pouvoir au premier ministre    REVISION DE LA CONSTITUTION : Talaia El Hourriyet exige ‘'la parole au peuple''    OUVERTURE DE REPRESENTATIONS CONSULAIRES A LAAYOUNE : L'Algérie recadre sévèrement la Guinée et le Gabon    SITUATION FINANCIERE : La commune d'Oran peine à retrouver ses entrées    Interdiction du téléphone et des rassemblements dans les hôpitaux    Le Président de la République reçoit à Berlin le président du Conseil européen    Le Real fixe une condition pour le départ de James Rodriguez    Football/CAN-2021 et Mondial-2022: des changements au programme de la sélection algérienne    Attentat déjoué contre la veuve du militant Brahmi    Cinq civils tués dans un présumé raid aérien russe    Les banques ciblées par les protestataires    Tebboune revoit le protocole officiel    Sit-in aujourd'hui au tribunal de Sidi M'hamed    Le PT exige la libération des manifestants du hirak    La quadrature du cercle    Desertec veut renaître de ses cendres    La Cnas de Relizane passe à l'offensive    Une mosquée, et le tour est joué !    15 militants devant le juge ce matin    Non, le Hirak n'a pas échoué !    «Tous les détenus politiques doivent être libérés»    Le PAD appelle à une adhésion massive    Le saviez-vous… ?    ACTUCULT    Tizi Ouzou : coup d'envoi de la 12e édition du salon du livre    Vibrant hommage à Didouche Mourad    Et zut ! C'est raté pour cette année ! Tant pis ! L'année prochaine, inch'Allah, pitet' !    Alger-Paris en continuel aller-retour    Sept Algériens visent les minimas des JO-2020 et des championnats d'Afrique    La FAF s'oppose à la domiciliation du tournoi dans la ville de Laâyoune occupée    La pièce GPS du TNA primée    Ouverture en présence de nombreux intellectuels    Biens waqfs mis au profit de la science    NCA Rouiba conclu un accord avec le groupe français Castel    L'entraîneur Yaïche tire la sonnette d'alarme    El-Bayadh: Enfin la liste des logements sociaux    Bouira: De 3 ans de prison à la perpétuité pour trafic international de drogue    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le directeur régional démissionne, la LADDH «tire» sur la mafia de l'emploi
Affaire des chômeurs de Hassi Messaoud
Publié dans Le Temps d'Algérie le 12 - 06 - 2011

Face à la protestation menée depuis quelques jours par les jeunes chômeurs de Ouargla, le directeur régional de l'emploi, Abdelwaheb B., a décidé hier de démissionner. «Il ne peut plus supporter les pressions et les injonctions venant d'en haut», a confié une source locale.
L'information nous a été communiquée par un militant de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LAADH), Madani El Madani, qui défend la cause des jeunes chômeurs grévistes. Le directeur de l'emploi,
en poste depuis 2004 selon notre source, n'a pas pu faire face à «la situation». Selon notre source, il avait pris l'engagement de régler le problème du recrutement pour les demandeurs de la wilaya, notamment ceux ayant déjà fait l'inscription depuis des mois.
«Mais il s'est rendu compte que la gestion de l'emploi lui échappe totalement en raison des injonctions de hauts responsables et des interventions de l'extérieur qui imposaient des personnes non inscrites à l'agence de l'emploi locale et venant de différentes wilayas du pays»,
a tenu à préciser notre source, soulignant que «la lettre de démission du directeur de l'emploi sera cette fois-ci acceptée, car il avait déjà exprimé à maintes reprises son souhait de quitter le poste de directeur régional vu les pressions qu'il a eu à subir durant son exercice».
Selon la même source, «le wali de Ouargla n'a pas réglé le problème de l'accès à l'emploi pour les jeunes de la région. Il existe une véritable mafia qui accapare des postes clés et impose son diktat». Pour les chômeurs de Hassi Messaoud qui en sont à leur deuxième semaine de grève de la faim,
le départ du directeur régional de l'emploi est «la preuve irréfutable du malaise régnant dans la région et de la gestion catastrophique de la politique de l'emploi dans cette région pourtant riche et considérée comme l'une des plus importantes bases économiques du pays». Hier, des dizaines de chômeurs ont tenu un sit-in devant le siège de l'agence régionale de l'emploi pour dénoncer le «favoritisme» et «l'exclusion des jeunes du Sud».
Le siège de l'agence a été encerclé par les policiers, selon un chômeur contacté par nos soins, ajoutant qu'un commissaire est venu rencontrer les protestataires pour leur annoncer le départ du directeur de l'emploi. Cependant, le renforcement du dispositif sécuritaire n'a pas dissuadé les protestataires qui ont tenu leur sit-in pour dénoncer la gestion des autorités locales.
«Nous sommes déçus par le silence observé par les responsables locaux. Malgré les risques encourus par les grévistes de la faim qui sont à leur deuxième semaine de contestation, aucun responsable de la wilaya n'est venu rassurer et exprimer son soutien.
Ils nous ont carrément oubliés, car nous sommes loin des regards. Les populations vivent dans des conditions lamentables, alors que les ressources du pays sont assurées par les régions du sud du pays. Où est notre part du développement ? Nous sommes des milliers de jeunes à souffrir depuis de longues années du chômage.
C'est un mépris et une manière de nous exclure. L'emploi ne manque pas, mais il profite à d'autres personnes qui ne sont pas forcément dans le besoin extrême. Les responsables des entreprises et des agences de l'emploi font des affaires sur le dos des citoyens de Ouargla.
C'est inadmissible et nous n'allons pas nous taire. Nous continuerons notre grève de la faim jusqu'à la mort pour démontrer notre colère et indignation. On militera pour notre droit au travail au même titre que tous les Algériens», a tenu à dire un des grévistes.
La situation risque de s'aggraver
La situation des chômeurs grévistes de la faim de Ouargla s'est aggravée ces derniers jours. Au moins 14 jeunes ont été hospitalisés en raison de la dégradation de leur état de santé. Des émeutes ont également éclaté depuis mercredi dernier. Des jeunes ont incendié un commissariat et bloqué des axes routiers, notamment à la cité Said Otba et au quartier Gharbouz.
Un jeune chômeur s'est donné la mort jeudi dernier à cause de sa situation sociale. Il a été licencié par une multinationale.
Ne supportant plus son «statut», il est devenu dépressif. Le cas de ce jeune de la cité Said Otba a ravivé les tensions surtout dans cette région qui compte aujourd'hui plus de 10 000 jeunes désœuvrés. Des spécialistes redoutent l'amplification de ces mouvements qui pourraient gagner les localités du sud du pays, estimant qu'elles sont marginalisées par l'administration centrale.
D'ailleurs, des tracts ont été diffusés par des personnes qui appellent à l'autonomie des régions du Sud afin
de profiter réellement de leurs richesses fossiles. Pour les initiateurs de ces idées, l'administration centrale n'a pas joué le jeu et n'a pas respecté le programme de développement destiné aux wilayas du Sud.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.