Les résidents de la cité Sonelgaz de Ben Aknoun ne décolèrent pas. Hier, ils étaient plus d'une centaine à observer un sit-in devant la direction générale du groupe Sonelgaz, à Alger, afin de réclamer la cession des logements de fonction au profit des occupants. Affichant leur mécontentement, ils décident de poursuivre leur mouvement de protestation, à raison d'une fois par semaine, jusqu'à la prise en charge de leur principale revendication. Contacté par nos soins hier, Rachid Cheniti, président de l'association des résidents de la cité Sonelgaz de Ben Aknoun (ARC) a expliqué que "les habitations en question ne sont pas des logements de fonction". "Ce sont des logements qui nous ont été octroyés sur la base de certains critères socio?professionnels à partir de 1993. Dès le départ, il était question de cession (vente). Les employés devaient les acheter", a avancé M. Cheniti. En 2006, poursuit?il, le groupe avait établi des contrats de vente. "Ils nous ont fait signer des contrats d'achat", insiste?t?il. En 2008, une assemblée générale a été tenue et a approuvé la cession sous réserve. " Le Premier ministère avait émis en 2005 une note interdisant la cession des logements de fonction. Or, ces logements dont il est question n'entrent pas dans ce cadre ", a-t-il déclaré, en affirmant que cette note constitue "la principale raison à l'origine du blocage ". Le PDG du groupe, Noureddine Bouterfa, a essayé lundi de calmer l'atmosphère en tentant de discuter avec les contestataires et de promettre de ne pas jeter les retraités de Sonelgaz, mais sans résultat palpable à ce jour.