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Un rajeunissement de la dynastie saoudienne inévitable
APRÈS LE DECÈS DU PRINCE HERITIER NAYEF BEN ABDEL AZIZ
Publié dans L'Expression le 19 - 06 - 2012

Pour institutionnaliser le processus de transition, le roi Abdallah a établi en 2006 le «Conseil d'allégeance», constitué de 35 princes et présidé par le doyen des Al-Saoud.
Le prince Salmane ben Abdel Aziz devrait être nommé prince héritier en Arabie Saoudite, assurant la continuité du pouvoir, mais la dynastie vieillissante des Al-Saoud doit envisager le passage à la nouvelle génération, estiment des analystes. «Il est généralement acquis que le prince Salmane sera nommé héritier», affirme Eleanor Gillespie, dans la lettre confidentielle Gulf States Newsletter basée à Londres, ajoutant que ce frère du prince héritier défunt est également «le choix favori des décideurs occidentaux comme prochain roi».
Le prince Salmane, ministre de la Défense, âgé de 76 ans, «a une réputation de probité et il est considéré comme un arbitre respecté des disputes au sein de la famille royale», ajoute-t-elle. Le roi Abdallah ben Abdel Aziz, âgé de 88 ans et ayant souffert de problèmes de santé, a perdu en l'espace de huit mois de deux ses frères qui avaient le titre de prince héritier: Nayef, décédé samedi en Suisse à l'âge de 79 ans, et Sultan, un octogénaire qui s'était éteint en octobre à New York. Conformément aux règles de succession en vigueur dans le royaume, première puissance pétrolière mondiale, le pouvoir se transmet d'un frère à l'autre, en respectant le droit d'aînesse, parmi les fils du roi Abdel Aziz (Ibn Séoud), fondateur du royaume. L'analyste saoudien Jamal Khashoggi estime qu'il «ne devrait pas y avoir d'opposition à la nomination du prince Salmane» au sein de la famille royale. «Il n'y a pas de luttes d'influence au sein de la famille royale, qui maintient sa cohésion et dont les membres sont également soudés par des liens de mariage», explique-t-il. Pour institutionnaliser le processus de transition, le roi Abdallah a établi en 2006 le «Conseil d'allégeance», constitué de 35 princes et présidé par le doyen des Al-Saoud, le prince Mechaal ben Abdel Aziz, demi-frère du roi. Cette instance doit en principe commencer à exercer ses prérogatives à la mort du roi. Lors du décès du prince Sultan, le roi Abdallah s'était borné à l'informer de sa décision de nommer le prince Nayef. Cette fois aussi, le roi devrait convoquer «une réunion du Conseil d'allégeance pour l'informer de sa décision», explique M.Khashoggi.
Mais Mme Gillespie souligne que le décès du deuxième prince héritier en huit mois «illustre les faiblesses de ce système gérontocratique».
«Le plus important est maintenant le passage à la prochaine génération de dirigeants, et il y a un groupe de candidats plus jeunes qui commencent à s'imposer», souligne cette analyste dont la lettre vient de publier une liste des principales figures de cette nouvelle génération. Jusqu'à présent, cinq des fils du roi Abdel Aziz se sont déjà succédé à la tête du pays depuis sa mort en 1953. Et 18 des fils du roi sont toujours en vie, selon des spécialistes, mais peu d'entre eux sont considérés comme d'éventuels futurs rois.
Outre le prince Salmane, les plus en vue sont les princes Ahmed, vice-ministre de l'Intérieur, Megren, chef des renseignements, et Sattam, gouverneur de Riyadh.
Le passage à la génération des petits-fils du roi Abdel Aziz pourrait cependant exacerber les rivalités, car il faudrait choisir la lignée privilégiée parmi les fils du roi Abdel Aziz: ceux des défunts rois, comme Fayçal ou Fahd par exemple, ou du souverain actuel, selon les analystes. «Un autre problème est que certains des petits-fils sont plus âgés que les fils du roi Abel Aziz», relève M.Khashoggi.
Ainsi le gouverneur de La Mecque, le prince Khaled, fils du défunt roi Fayçal, est plus vieux que les princes Ahmed et Megren. Et Mme Gillespie prévient: «Il n'est pas acquis que les dirigeants de la génération des petits-fils soient plus ouverts à la réforme que la génération précédente».


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