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La réserve naturelle de Réghaïa et son lac en danger
CLASSES EN 1971 PAR LA CONVENTION INTERNATIONALE DE RAMSAR
Publié dans L'Expression le 02 - 07 - 2014

«Le lac de Réghaïa est le dernier vestige des marais de la Mitidja»
Pollution industrielle et rejets domestiques menacent grandement la zone et sa population animale.
La réserve naturelle de Réghaïa et son lac, avec son écosystème et sa faune, sont grandement menacés par la pollution industrielle, provenant des zones d'activités économiques et d'habitat de la zone est de la wilaya d'Alger, mais aussi par les rejets domestiques.
Des efforts sont déployés, a-t-on indiqué à l'APS auprès de la direction générale des forêts (DGF), pour lutter contre les effets de la pollution sur cette réserve humide, classée site protégée par la Convention de Ramsar, en Iran, signée en 1975 par 171 pays.
Classés «Site Ramsar d'importance internationale» en juin 2003, la zone humide de Réghaïa et son lac qui s'étend sur 75 hectares, sont menacés par une pollution croissante de ses eaux souillées par les rejets industriels et domestiques. La détérioration continue de la qualité de l'eau du lac menace également de disparition plusieurs espèces animales et végétales protégées, selon la direction du centre cynégétique de Réghaïa. «La plus grande contrainte à la préservation du lac de Réghaïa est le déversement des oueds El Biar et Réghaïa, pollués par les eaux usées domestiques et celles chargées de matières chimiques, mais non raccordés à une station d'épuration», a expliqué à l'APS, le directeur du centre, Abdelghani Boumessaoud. «Le lac de Réghaïa est le dernier vestige des marais de la Mitidja», précise Boumessaoud pour mieux souligner l'importance écologique du plan d'eau et la nécessité de le préserver en tant que «réserve naturelle».
Cet endroit accueille trois espèces d'oiseaux d'eau mondialement menacées de disparition, à savoir la sarcelle marbrée, le fuligule nyroca et l'érismature à tête blanche qui niche à Réghaïa. 3.000 oiseaux d'eau fréquentent le lac qui accueille en moyenne 47 espèces locales et migratrices d'oiseaux chaque année, selon les statistiques du centre cynégétique. Composé de cinq écosystèmes (marin, marécageux, de dunes, lacustre et forestier), le lac de Réghaïa s'étend sur une superficie de 1575 hectares dont 900 en mer, 600 de forêt et dunes en plus d'un plan d'eau douce de 75 ha.» Sa faune est constituée de 206 espèces d'oiseaux (flamant rose, canard souchet, col vert, bécassine et de 21 espèces de mammifères (chacal, genette, sanglier, renard famélique, etc...), de 12 espèces de poissons, de 170 groupes d'invertébrés et de 71 races de reptiles et d'amphibiens. Sa richesse floristique est composée de 233 espèces de plantes inventoriées et de 25 espèces de flore marine.
En Algérie, 1451 zones humides sont recensées, dont 762 naturelles et 689 artificielles. Au moins 50 d'entre elles sont des sites d'importance internationale classés sur la liste de Ramsar. Le centre de Réghaïa a saisi, en octobre 2013, la DGF et la wilaya d'Alger sur la nécessité et l'urgence de trouver une solution à la pollution de plus en plus envahissante du lac de Réghaïa», a indiqué Boumessaoud.
«Des prélèvements ont été menés pour mesurer le degré de pollution des eaux du lac et identifier son origine avant de prendre les mesures qui s'imposent» selon Boumessaoud. Par ailleurs, la direction du centre cynégétique place ses espoirs dans le changement de statut du lac qui lui permettra de mettre en place une «gestion intégrée» du site. Le classement des 1.541 zones humides recensées en Algérie doit être fait par la commission nationale des aires protégées, prévue depuis 2011, mais qui n'est toujours pas opérationnelle, explique-t-il.


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