Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé Il s'agit pour l'Algérie de se constituer en quatrième plus grand pôle de recherche, avec ceux de Dublin, Boston et Singapour. L'Algérie s'apprête à lancer la réalisation du mégaprojet du complexe de biotechnologie en partenariat avec les USA, selon le président du Conseil d'affaires algéro-américain, Smail Chikhoune, invité hier de la Chaîne 3. Il explique que ce complexe initié en 2011, nécessiterait plusieurs milliards de dollars d'investissement. A ce sujet, M.Chikhoune explique que la feuille de route est établie, et les deux parties savent exactement quelles seront leurs tâches durant la réalisation de ce complexe, étape par étape «c'est grâce au ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, que le projet a été repris et a abouti à la signature d'un mémorandum en 2015» précise M.Chikhoune. Dans ce sens, celui-ci indique que le but de cette réalisation est de capter une partie des investissements dépensés par les laboratoires pharmaceutiques à travers le monde, et qui s'élèvent à 130 milliards de dollars.Il s'agit pour l'Algérie de se constituer en quatrième plus grand pôle de recherche, avec ceux de Dublin, Boston, et Singapour. C'est dire l'importance que prend le volet de la recherche et du développement dans l'industrie pharmaceutique, qui est estimé à plus de 80%, pour 20% dédiés à la production «le but est d'arriver à créer cette synergie qui mettra en action et en symbiose, l'université, l'incubateur et l'entreprise», précise M.Chikhoune. Par ailleurs, l'ultime objectif pour M.Chikhoune, est d'arriver à travers le développement de la recherche, et la concrétisation de partenariats gagants-gagnants, à permettre à l'Algérie de produire sa propre matière première «on doit arriver à l'horizon 2030 à développer des molécules qui soient d'origine purement algérienne, de façon à être présents dans le marché international» confie le président du conseil d'affaires algéro-américain. Dans ce sens, M.Chikhoune affirme que les relations algéro-américaines connaîtront prochainement un essor et une évolution remarquables, notamment à l'occasion de la visite en avril, du secrétaire d'Etat John Kerry. Nonobstant le fait que 150 entreprises sont déjà présentes en Algérie, notamment dans la production de turbines à gaz, de tracteurs, de câbles électriques et de produits pharmaceutiques. Les perspectives de partenariats avec les Américains s'entendent sur plusieurs domaines, au-delà de l'annonce d'un volume d'investissements de l'ordre de 100 millions de dollars destinés à la création de fermes laitières, de complexes d'engraissement de bovins pour la production de viande et au développement de semences de pommes de terre. Plusieurs opérateurs américains demeurent dans l'attente d'avoir plus d'éclaircissements sur la nouvelle loi d'investissement, actuellement à l'étude à l'APN, pour s'engager davantage. Ceci étant, les perspectives de partenariats avec les Américains portent sur plusieurs domaines d'activité, en l'occurrence le façonnage de pièces détachées automobiles, l'assemblage et la production de véhicules et le développement de filières agricoles et agroalimentaires. Dans le même sillage, des discussions avancées pourraient aboutir prochainement à des partenariat dans le domaine minier, notamment dans l'exploitation du phosphate, de l'or, du diamant et du zinc. Par ailleurs, il s'agit également de la création d'une zone de libre-échange entre les deux pays, l'option est actuellement à l'étude et a fait l'objet de discussions récemment, lors du déplacement d'une délégation algérienne à Washington.