Dans la sérénité    Le Général d'Armée Saïd Chanegriha préside la cérémonie de présentation des vœux    Les modalités d'abandon et d'assainissement précisées    L'ANEM annonce des rendez-vous administratifs pour la vérification de l'éligibilité    Plus de 150 exposants attendus au Salon international ''Algeria Invest Expo''    Le Groenland, nouvelle cible de Trump, au mépris du droit international et des droits des peuples    Les Etats-Unis ont dépensé 5,6 milliards de dollars en deux jours    Irak : Les stocks militaires américains diminuent quotidiennement    « Le Sénégal sacré... et puis le Maroc ? Une situation explosive dans le football africain ! »    Coupe de la Confédération africaine : Le CR Belouizdad qualifié en demi-finale    «L'Autriche, principal rival pour la deuxième place du groupe»    À la veille de l'Aïd, les prix à des seuils inégalés    Ooredoo souhaite Aïd Moubarak au peuple algérien    Optimiser l'exploitation des installations existantes pour renforcer leur attractivité économique et touristique    Célébration du 64e anniversaire de la fête de la Victoire    Légende des arts martiaux et icône du cinéma d'action    Un exemple en commandement et planification militaire    Des bureaux de vote sous tension    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un crime de guerre au Yémen
Publié dans L'Expression le 11 - 10 - 2016


Riyadh doit être fière de son exploit à Sanaa, capitale du Yémen, où un crime de guerre a été commis dans la soirée de samedi. Comment en effet, qualifier autrement les bombardements effectués contre un rassemblement réunissant des centaines de personnes dans une salle où se déroulaient les funérailles du père du ministre yéménite de l'Intérieur, proche des rebelles houthis? Ceux qui ont ordonné cette action, sous prétexte de la présence de chefs houthis, ont-ils vraiment une conscience, qui décident froidement de ce meurtre de masse, sachant que pour quelques dirigeants rebelles [une dizaine de ces responsables auraient été tués dans l'attaque] ils allaient assassiner des centaines de civils. Riyadh et la coalition qu'elle dirige n'ont pas reculé face à un tel forfait. Bombarder délibérément un lieu sachant que s'y trouvent des milliers de civils est un crime inexpiable, entrant dans la catégorie des crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Mais qu'est-ce qui fait agir ainsi l'Arabie saoudite, qui se découvre soudain les dimensions d'une puissance militaire...contre des groupes rebelles? En effet, disposant d'un arsenal sophistiqué dont l'usage restait improbable, l'Arabie saoudite a trouvé dans le conflit yéménite l'occasion unique pour étalonner un armement coûteux dont l'emploi demeurait incertain. C'est aussi le cas des autres monarchies du Golfe. Celles-ci ont fait ces dernières années des acquisitions, pour des centaines de milliards de dollars, en armement divers [avions de combat - parmi les plus modernes - chars, missiles, bombes à sous-munitions (Basm), bombes à fragmentation...) que la coalition menée par l'Arabie saoudite utilise au Yémen. Ces armes sophistiquées fournies par les Etats-Unis et les pays occidentaux, ne pouvaient pas, en effet, servir contre Israël, «ennemi» supposé des «Arabes». Aussi, la guerre déclenchée en mars 2015 par la coalition des monarchies du Golfe menée par l'Arabie saoudite [à laquelle s'ajoutent trois ou quatre pays arabes dont Djibouti et la Somalie] qui leur a ainsi permis d'étrenner ces armes contre les rebelles houthis - qui se sont emparés de la capitale yéménite, Sanaa, en septembre 2014 - a été ressentie à Riyadh, Doha et Abou Dhabi comme «pain bénit». C'était l'occasion pour Riyadh et les monarchies d'essayer en grandeur nature un armement qui rouillait dans leurs docks. Et puis, lancer du ciel des bombes - qui ont tué plus de civils que de militants houthis - tout en étant en sécurité loin du terrain de bataille, c'était inespéré! De fait, s'il y eut des milliers de morts parmi les civils et les rebelles, il y en a eu très peu du côté de cette étrange alliance, qui, sans état d'âme, bombarde depuis 19 mois le Yémen, le pays le plus pauvre du monde, dans un entourage monarchique repu ne sachant que faire de ses milliards de dollars, jusqu'à acheter des armes complexes dont elles n'ont pas l'usage. C'est dire si le conflit du Yémen leur donna cette opportunité de tester les armes et leur capacité militaire. Si les armes occidentales ont fait leur preuve, il ne peut en être dit de même pour des armées monarchiques incapables, depuis près de deux ans, de venir à bout d'une rébellion sous-armée, mais qui avait pour elle la conviction de défendre son peuple. Aussi, le bain de sang de samedi à Sanaa, n'est que l'une des bavures commises à maintes reprises contre le peuple yéménite par la coalition. Déjà, le 21 septembre dernier, après un énième raid qui fit des victimes parmi les civils à Hodeida, le général saoudien Ahmed Assiri, porte-parole de la coalition balaya les critiques affirmant: «Non, non, nous ne ressentons pas de pression. Nous savons ce que nous faisons.» Donc, en bombardant le rassemblement de Sanaa où des milliers de personnes étaient réunies, l'Arabie saoudite et la coalition qui la soutient savaient ce «qu'elles faisaient». Comme Riyadh savait ce qu'elle faisait quand elle arma et lâcha les hordes jihadistes contre la Syrie, avec à la clé un pays détruit avec plus de 300 000 victimes. Outre la haine et la discorde qu'il sema parmi les musulmans, le wahhabisme est aujourd'hui responsable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Yémen et en Syrie. Comme Jabhat al-Nosra qui faisait du «bon boulot» en Syrie, l'Arabie saoudite et la coalition monarchique font du «bon boulot» en déstabilisant et en déstructurant le Monde arabe. A la satisfaction de la troïka occidentale qui domine le monde!

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.