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"On n'a pas reçu de bons films algériens"
BRAHIM LETAIEF, DIRECTEUR DES JCC


«Il est temps pour moi de me reposer»
A l'heure où nous interviewions le directeur des JCC, à l'issue de la cérémonie de clôture des Journées cinématographiques de Carthage, nous ne savions pas que Brahim Letaief allait s'excuser auprès de la comédienne Bahia Rachedi suite aux désagréments dont elle a fait l'objet et ses plaintes déclarées dans une vidéo. Dans cette interview, Brahim Letaief revient sur une édition plutôt comparée aux éditions précédentes et confie son envie de se reposer un peu, faire passer le flambeau en tant que directeur des JCC et passer à la réalisation.
L'Expression: Quelle évaluation faites- vous de l'édition qui vient de s'écouler?
Brahim Letaief: Y a un public qui a déjà évalué cette session battant le record de présence dans les salles. On arrivera à 200.000 car demain on montrera les films primés. Après, ça ira dans les régions, mais cela ne compte pas. On ne s'attendait pas en tout cas à ce chiffre-là. Après il y aura l'évaluation du comité directeur, du comité exécutif et après certainement on va nous évaluer parce que c'est un festival public qui appartient à tout le monde. On est prêt soit à être félicité soit blâmé, mais entre les deux je pense que c'est ça le travail d'un comité d'organisation. C'est ça l'évaluation.
Le festival a été tellement grand cette année qu'il y a eu des imperfections techniques, notamment et ça c'est le problème des salles encore. Il y a eu peut-être quelques débordements quand Adel Imam est entré, mais on ne peut pas lui en vouloir. Il était accompagné par ses gardes du corps. Ceux qui l'attendaient au niveau de l'hôtel Africa étaient encore plus nombreux. Mais Adel Imam est une personnalité populaire. Il était l'invité de «Sfax, capitale de la culture arabe», mais a tenu à assister à la cérémonie de clôture...
Trop de désordre a été constaté au niveau de l'entrée de chaque salle...
Cette année nous avons invité énormément de gens. On ne peut pas dire non aux professionnels du cinéma. Cette année c'était exceptionnel. Il faut plus d'espace, de salles, de cinéma en effet. De meilleures salles plus confortables, ce n'est pas du ressort du comité directeur. On n'y peut rien.
Il y a un public qui vient dans les salles et préfère attendre deux heures au lieu d'être renvoyé. J'ai un grand respect envers ce public-là. Il faut créer d'autres salles. La demande est là. C'est aux investisseurs privés de pallier ces insuffisances qui reviennent tous les ans. Le public a été toujours nombreux.
Que répondez-vous à M.Sissoko qui a affirmé que la section du cinéma africain n'était pas à la hauteur ou ne reflétait pas l'esprit du continent africain?
Nous, on reçoit des films et on sélectionne. Je pense qu'on a sélectionné le meilleur de ce qu'on a reçu. Je ne suis pas d'accord avec Abderrahmane Sissoko. Je le remercie d'avoir accepté d'être président du jury, mais c'est à nous de sélectionner les films. Le mal du cinéma africain on le connaît: il y a peu de production subsaharienne aujourd'hui. Peut-être qu'il en existe dans le Monde arabe. On a reçu plein de reportages aussi...
Qu'en est-il de l'Algérie peu présente dans les sections?
On n'a pas reçu de bons films. Il y a eu beaucoup de films produits par l'Etat. On connaît un peu la machine derrière. L'année dernière il y avait plus de films, cette année non, effectivement. Il y a eu quand même un film algérien primé à la Première oeuvre. C'est un très bon film. Le réalisateur appartient à la diaspora certes et ne vit pas en Algérie, mais le film est bon. On a tendu la main aux amis algériens, on a essayé de faire en sorte pour qu'ils nous envoient des films, mais on n'a rien reçu. Kindil el bahr, nous ne l'avons pas reçu non plus.
Vous avez un film en chantier qui s'appelle Deux mariages et une révolution
Le scénario est écrit. Un film sur l'adoption qui se passe avant et après la révolution. C'est la perception de l'adoption dans le Monde arabo-musulman.
Est-ce à dire que vous ne serez plus à la tête des JCC en 2017?
Je ne sais pas. Je suis une personne un peu trop controversée. Ou trop appréciée. Brahim Letaief n'est pas une personnalité normale, il ne fait forcément pas le bonheur des uns et des autres. Ce n'est pas entre mes mains. Honnêtement, j'ai envie de me reposer. J'ai vécu de très belles choses avec les JCC. Surtout avec le 50e anniversaire, il est temps pour moi que je me repose un peu. J'ai envie de passer le flambeau. J'aimerai cette fois retourner sur les podiums des salles et recevoir un prix en tant que réalisateur.


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