Une stèle bientôt à son effigie Cinq associations réitèrent leur soutien indéfectible à l'enfant prodige de la Kabylie, né dans leur village et affichent leur adhésion. Suite à la décision prise par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, inhérente à la réalisation d'un musée Matoub-Lounès dans son village natal, une commission de concertation vient d'être installée à Taourirt Moussa dans la commune d'Ait Mahmoud (wilaya de Tizi Ouzou). Suite à une assemblée générale ayant regroupé les responsables de la Fondation Matoub-Lounès, le comité de village Taourirt Moussa, le comité de village de Tizi Ntlakht, l'association des parents d'élèves de l'école primaire «Mbarek Matoub» ainsi que de l'association culturelle «Tagrawla» du village Taourirt Moussa, il a été donc décidé de mettre en place une sorte de coordination. La rencontre a permis aux participants de débattre de l'apport que peut fournir tout un chacun tout au long de la période que durera la réalisation du projet du Musée Matoub-Lounès afin de lui permettre d'être bâti dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions possibles. La rencontre en question s'est déroulée en présence de Malika Matoub, présidente de la Fondation Matoub, qui a été reçue récemment, par le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi qui lui avait annoncé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait donné son aval pour prendre en charge entièrement le projet du musée Matoub-Lounès. A l'issue de cette rencontre ayant eu lieu au siège de la Fondation Matoub-Lounès à Taourirt Moussa dans la daïra d'Ath Douala, les participants ont décidé de donner naissance à une commission de concertation composée de toutes les associations du village regroupées autour de la fondation. La même réunion a été sanctionnée par une déclaration dans laquelle les cinq organisations citoyennes soulignent que «la décision de la réalisation d'un musée Matoub-Lounès dans son village natal, vingt ans après son assassinat, toujours non-élucidé, est salutaire». Un musée au nom de Matoub Lounès, ajoutent les concernés, est garant des valeurs «morales et ancestrales et constitue une reconnaissance de son combat à travers son triptyque identitaire, culturel et linguistique, qui n'est autre que la voix du peuple avec son esprit sincère et authentique». Le même communiqué précise que les cinq organisations réunies en présence de citoyens de Taourirt Moussa, ont à l'unanimité décidé d'accompagner l'édification du musée Matoub-Lounès durant toutes les étapes de sa réalisation, «de la première pierre jusqu'à son inauguration finale ainsi que d'assurer toutes les mesures d'accompagnement». Les cinq associations réitèrent, en outre, leur soutien indéfectible à l'enfant prodige de la Kabylie né dans leur village et affichent leur adhésion et leur dévouement à préserver sa mémoire et son patrimoine. Enfin, les concernés soulignent, pour terminer: «Nous mettons en garde contre toute tentative d'intox ou de désinformation, provenant d'individus ou d'organisations malveillantes, visant à installer le doute sur ce noble projet tant attendu». Rappelons qu'en plus de ce musée, qui sera implanté au village natal du Rebelle, le centre culturel de Aïn El Hammam et la salle de conférence d'Azazga portent également le nom de Matoub Lounès en plus du carrefour Matoub-Lounès, situé à l'entrée ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi ouzou, à proximité de l'ancienne gare routière. Une stèle à l'effigie du rebelle y est également érigée. Dans la majorité des communes de la wilaya de Tizi Ouzou, des stèles à l'effigie du rebelle ont été réalisées à l'initiative de groupe de citoyens ou d'associations culturelles locales. Ceci témoigne de l'empreinte indélébile laissée par Matoub Lounès, plus de vingt ans après son assassinat, dans la société. Il continue d'être le chanteur kabyle le plus écouté par les mélomanes mais aussi le symbole du combat identitaire amazigh et contre le régime du parti unique ainsi contre l'extrémisme islamiste et contre le terrorisme.