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Israël opte pour la guerre
TERRITOIRES PALESTINIENS
Publié dans L'Expression le 30 - 10 - 2005

Troisième jour de raids meurtriers de l'aviation israélienne sur Ghaza qui ont fait de nombreuses victimes.
Retour à la case de départ avec la nouvelle agression de l'armée israélienne contre la bande de Ghaza et la reprise des assassinats ciblés de résistants palestiniens. Hier, l'aviation israélienne continuait de bombarder la bande de Ghaza alourdissant le bilan des victimes des raids entrepris depuis jeudi en signe de représailles contre le Jihad islamique. Outre ces agressions sanglantes, l'armée israélienne a renforcé le bouclage de la bande de Ghaza, de la Cisjordanie et a multiplié par ailleurs les barrages autour des villes de Cisjordanie, notamment autour de Jénine. Dans cette ville de Cisjordanie l'armée israélienne a attaqué un local du Jihad islamique tuant cinq militants alors que plusieurs autres étaient arrêtés. Dans cette nouvelle agression contre le peuple palestinien, l'armée israélienne a mis en branle des avions de combat F16 qui, outre les victimes, ont fait de grands dégâts matériels. Les bombardements par des F16 avec pour objectif, cette fois-ci, le mouvement de résistance palestinien du Jihad islamique, -contre lequel Israël à déclaré une guerre totale- se sont poursuivis hier encore faisant de nouvelles victimes parmi la population civile palestinienne. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'armée israélienne a entrepris une vaste offensive, au moins cinq attaques aériennes, selon des sources policières palestiniennes et militaires israéliennes, en direction de zones inhabitées (?) des localités de Jabaliya, Beit Lahya et Beit Hanoun fiefs de la résistance palestinienne à Ghaza.. Ces agressions contre un territoire duquel Israël s'est retiré il y a à peine deux mois -après 38 années d'occupation- n'ont suscité aucune réaction de la communauté internationale indifférente au sort du peuple palestinien agressé par l'armée d'occupation israélienne. Selon des sources sécuritaires palestiniennes, les sites bombardés dans le nord de la bande de Ghaza dans la soirée de jeudi, notamment, sont des sites utilisés par le mouvement du Jihad islamique qui a revendiqué l'attaque aux roquettes de la semaine dernière contre le village israélien de Hadera (premier attentat commis en Israël depuis le retrait de la bande de Ghaza). Quoique l'Autorité palestinienne ait fermement condamné cette attaque, Israël n'en a pas moins décidé l'escalade militaire en optant pour la guerre totale contre les mouvements de résistance palestiniens, une option qui privilégie la violence au risque de remettre en question le processus de paix actuellement en cours.
De fait, ce sont les déclarations du Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui ont contribué, largement, à mettre le feu aux poudres, ce dernier annonçant le lancement d'une nouvelle «campagne antiterroriste de grande envergure sans limitation de temps», après l'attentat suicide, -revendiqué par le Jihad islamique- qui a fait cinq morts, outre l'auteur de l'attentat, à Hadera, dans le nord d'Israël. Par ailleurs, indiquant que l'armée a été «autorisée» à reprendre les «liquidations ciblées» un proche de Sharon a déclaré qu'Israël est «(...) engagé dans une guerre sans merci contre le Jihad islamique». Nabil Abou Roudeina, porte-parole de l'Autorité palestinienne, a estimé dans une déclaration à la presse que l'attaque israélienne contre la bande de Ghaza est préjudiciable à «tout le monde» appelant Israël à «cesser immédiatement son agression». De fait, ces déclarations restent de principe tant du fait que les contacts entre les deux parties demeurent tributaires des humeurs de Sharon qui a pris la décision unilatérale de geler les contacts entre Palestiniens et Israéliens en ajournant la rencontre qui était prévue avec le président palestinien Mahmoud Abbas, d'une part, du fait, d'autre part, de la frilosité de la communauté internationale à condamner les exactions israéliennes contre le peuple palestinien. De fait, il est patent que la rencontre Abbas-Sharon, reportée à plusieurs reprises, a peu de chances d'avoir lieu dans une période de temps prévisible d'autant plus que Sharon a refusé «dans ces conditions» de rencontrer M.Abbas qu'il accuse de ne prendre «aucune mesure sérieuse contre le terrorisme». En fait, c'est l'impasse qui perdure tant du fait qu'Israël continue à assimiler la résistance palestinienne au terrorisme, du fait de l'unilatéralisme dont fait montre l'Etat hébreu sur le dossier proche-oriental et aussi du fait que la communauté internationale n'a rien fait jusqu'ici (cf. le plan de paix international de 2003 est resté jusqu'à ce jour lettre morte du fait qu'Israël refuse d'en appliquer les recommandations), pour infléchir une position israélienne qui va à l'encontre de la paix recherchée au Proche-Orient. Dans une réaction à l'agression de jeudi et d'hier, le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a mis en exergue le fait qu'«Israël prend des mesures unilatérales et ne veut pas réellement de partenaire». Il ne fait pas de doute que M. Erakat fait ici allusion au retrait unilatéral d'Israël de la bande de Ghaza en ne l'inscrivant pas dans le cadre du processus de paix qu'est la Feuille de route notamment. En fait, c'est cette proportion d'Israël d'agir unilatéralement en ignorant les Palestiniens -ses partenaires naturels dans la recherche d'une solution équitable au dossier israélo-palestinien- sans lesquels en vérité aucune paix n'est réalisable, ni n'est possible au Proche-Orient, qui fait que ce contentieux ne soit pas près de trouver son terme. Seul un Etat palestinien indépendant doté de tous les attributs de la souveraineté sera garant de la sécurité d'Israël. Ce qui veut dire le retrait israélien de tous les territoires palestiniens occupés en juin 1967, assises du futur Etat de Palestine. Une évidence que les dirigeants israéliens - plongés dans leur chimérique rêve de «Grand Israël» - refusent de prendre un compte. Le problème de fait c'est l'occupation des territoires palestiniens, c'est celui-là l'obstacle à la paix au Proche-Orient et non pas, comme l'a affirmé jeudi dernier le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, la génération actuelle de dirigeants palestiniens avec lesquels selon Mofaz, Israël ne «peut faire la paix». Déclaration qui a d'ailleurs irrité le vice-Premier ministre travailliste israélien Shimon Peres qui a critiqué ces propos. «On ne peut faire une croix sur toute une génération», a-t-il déclaré aux journalistes. Saëb Erakat a, pour sa part, rejeté absolument les propos du ministre israélien de la Défense.


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