PLFC 2020: la hausse des prix des carburants réduira leur gaspillage    Le Président Tebboune affirme qu'il "fera face aux lobbies ciblant l'ANP par des campagnes désespérées"    Conseil de la Nation: adoption à l'unanimité du texte de loi de finances complémentaire 2020    Conseil de la nation: la préservation du caractère social de l'Etat dans le PLFC 2020 saluée    Le comité scientifique, seul "habilité à donner le feu vert pour la levée ou pas du confinement"    LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Deux terroristes neutralisés en mai dernier    La famille Nezzar poursuivie pour évasion fiscale !    Chemseddine autorisé à revenir sur Ennahar TV    DOCUMENTAIRE DIFFUSEE PAR FRANCE 5 SUR LE HIRAK : Le RND dénonce une campagne tendancieuse    MOSTAGANEM : Le non-port du masque, une infraction pouvant être érigée en délit    LUTTE CONTRE LE COVID19 : La wilaya d'Oran interdit l'accès aux plages    AIN TEMOUCHENT : Deux filles membres d'un réseau de passeurs    LE PRESIDENT TEBBOUNE EN VISITE AU MDN : Le siège de l'état-major baptisé au nom de feu Gaid Salah    Ligue1 algérienne-USM Alger: Zeghdoud évasif sur son avenir    L'envoi de troupes de l'ANP en dehors des frontières ne remet pas en cause la doctrine de non ingérence de l'Algérie    «Tebboune s'est engagé à libérer Tabbou et Benlarbi»    Plan d'annexion en Cisjordanie: la Fédération internationale des syndicats condamne la démarche israélienne    La BM retire des cartes géographiques du Maroc incluant illégalement le Sahara occidental    L'Amérique brûle    Un webinaire interactif pour la région Mena    Réunion du Bureau Fédéral de la FAF : La reprise des activités liée à la levée du confinement    Milan AC (Italie) : L'Algérien Bennacer intransférable pour le futur entraîneur    L'Epreuve    L'infrangible lien…    Les remplaçants acceptent, les titulaires refusent    Les frais de transport des dépouilles à la charge de l'état    Mustapha Hamici, nouveau directeur général    Baadji Abou-El-Fadhl confiné chez lui    Le référendum constitutionnel fixé au 1er juillet    8 décès et 119 nouveaux cas en 24 heures    Les écoles privées rappelées à l'ordre    246 autorisations accordées en 2019    Le Zimbabwe convoque l'ambassadeur américain à Harare    Le journaliste Henri de Grandmaison tire sa révérence    "Je pense porter plainte pour manipulation"    De l'orientation sociale du savoir au contrôle de la société    Fresque murale vandalisée à Alger-Centre : «Abu rouleau» rentre dans l'art    Grèce : Plus de 11 000 réfugiés seront expulsés    Récits de Miel et de Sang, ou le voyage dans le temps    Allemagne: Quatrième passe décisive pour Bensebaïni    Football - Agents de joueurs: Entre affairisme et parfaite illégalité !    EHS Canastel: Vingt-deux enfants atteints du Covid-19 pris en charge    Ce que prépare le gouvernement...    Les amendements introduits    Boukadoum: Oeuvrer sans relâche à redonner à l'Algérie la place qui lui sied    Le premier document juridique en version amazighe dédié aux droits de l'enfance, publié    La mort au temps du corona    Les violentes manifestations se poursuivent    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





À quand l'issue salvatrice?
LES FORCES DU CHANGEMENT INTERPELLENT L'ANP
Publié dans L'Expression le 27 - 04 - 2019

La crise est encore loin de connaître son dénouement
Les partis de l'opposition n'arrivent pas à jouer le rôle central qui consiste à peser sur la situation et aller de l'avant d'une manière concrète.
Les représentants des forces du changement ont appelé dans leur communiqué qui a sanctionné leur neuvième rencontre à «mettre en place une commission qui se chargera d'organiser une rencontre nationale des forces de changement». Celle-ci «sera ouverte sur l'ensemble des acteurs de la société civile et la classe politique, sauf ceux qui étaient impliqués dans la crise politique», relève le même communiqué.
Cette rencontre est intervenue à la veille du 10e vendredi, de la mobilisation populaire. Il est constaté que la scène politique nationale est murée dans une logique que beaucoup d'observateurs de la chose politique qualifient de crise drastique et d'impasse qui pourrait mener vers des dérapages désastreux. De fait, l'institution militaire est sollicitée pour jouer le rôle prépondérant dans cette rencontre nationale en sa qualité «d'institution légitime et une partie déterminante dans la solution de la crise», a asséné le communiqué des partis de l'opposition.
Il convient de rappeler que ladite rencontre s'est donné comme objectif d'«examiner les derniers développements, notamment après les récentes interventions du général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), l'évaluation du Hirak populaire qui touche à sa 10e semaine ce vendredi et la proposition de solutions de sortie de la crise politique que vit le pays». Il reste que ces formations politiques de l'opposition n'ont aucune emprise sur la rue. Et pour cause, le mouvement populaire ne veut pas entendre la voix de ces partis qui agissent sous le label de «forces de changement». Le blocage est visible, l'impasse est quasiment consommée de par l'absence d'une approche qui devrait réunir le potentiel de changement autour d'une dynamique consensuelle en mesure de dissiper les malentendus et les différences qui font que l'issue politique est loin de s'exprimer en tant que telle. L'enjeu est majeur, la crise perdure, mais la solution ne se profile pas à l'horizon. La situation n'est pas reluisante. En effet, beaucoup d'interrogations entourent la situation d'une manière globale, les revendications visant le changement du régime et ses symboles ne semblent pas avoir eu leur gain de cause, la majorité de la population voit dans la situation actuelle qui caractérise le pays comme une espèce de consécration du statu quo.
Les partis de l'opposition n'arrivent pas à jouer le rôle central qui consiste à peser sur la situation et aller de l'avant d'une manière concrète à travers des solutions en mesure d'influer sur la rue et la classe politique à la fois. Le mouvement populaire n'arrive pas à dégager une forme organisationnelle digne de son élan qui a émerveillé et subjugué tout le monde par sa mobilisation grandiose et son caractère pacifique. Ledit mouvement rejette le fait que les partis de l'opposition s'immiscent dans ce qui est qualifié comme «butin» qui revient comme droit scrupuleusement et uniquement au peuple. Cette situation est en train de secréter des éléments et des donnés qui ne favorisent pas l'émergence d'une démarche susceptible d'organiser et de fédérer le potentiel de la mobilisation née du mouvement historique du 22 février de l'année en cours comme expression de rejet du système et l'exigence d'un changement radical.
L'enjeu prend de la taille, le pays fait face à une crise institutionnelle avérée, les solutions tardent à voir le jour à cause des fixations exprimées par les protagonistes qui s'imposent sur le terrain.
L'institution militaire affiche amplement et sans ambages sa décision de maintenir le «cap» constitutionnel et ne pas sortir de ses limites telles qu'elles sont tracées en maintenant la piste qui vise a aller vers une élection présidentielle sous le prétexte qu'il faut respecter la légalité et la légitimité constitutionnelle. Il faut dire que la Constitution a été moult fois piétinée et souillée pour justifier un renversement d'une situation politique qui n'est pas en phase avec des calculs propres aux tenants du statu quo en vigueur.
Tout le dilemme est là, les partis de l'opposition qui se reconnaissent dans la démarche appelée des forces de changement, soutiennent mordicus l'institution militaire et la qualifient de légitime comme elles soutiennent aussi le mouvement populaire et appellent «l'armée à satisfaire les revendications du peuple pour le changement du système en allant vers un dialogue qui débouchera sur une période de transition susceptible de juguler la crise en se dotant d'institutions crédibles et démocratiques».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.