La communauté d'affaires fait face à des obstacles qui contrarient ses projets. Elle se retrouve du coup à la marge du projet de relance économique initié par le chef de l'Etat. Un potentiel dont le pays ne peut se passer. Le ministre de l'Industrie a tenu à le rassurer. Il a tenu, samedi, une série de réunions avec les représentants de cinq organisations patronales, la Confédération générale des entreprises algériennes (Cgea), la Confédération algérienne du patronat citoyen (Capc), la Confédération nationale du patronat algérien (Cnpa), de la Confédération des industriels et producteurs algériens (Cipa) et de l'Union nationale des entrepreneurs publics (Unep). L'objectif est de lancer une concertation avec les investisseurs et les opérateurs économiques afin de les impliquer dans la démarche de relance industrielle, indique un communiqué de son département. Les discussions ont porté sur l'évaluation du potentiel productif des secteurs public et privé et les voies et moyens de développement de la production nationale. Cette série de réunions, qui s'est déroulée au siège du ministère, s'inscrit «dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de relance économique et en application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune», souligne un communiqué du département de l'industrie. Les représentants des organisations patronales ont saisi cette opportunité pour faire état des problèmes et obstacles qui entravent les investisseurs dans la concrétisation de leurs projets. Ils ont émis, à cet effet, une série de propositions qui doivent contribuer, lever ces obstacles ou de minimiser leur impact. «Nous allons travailler ensemble pour que toutes les entraves soient levées», leur a promis Mohamed Bacha, qui a affiché sa disponibilité à ouvrir un dialogue permanent avec les organisations patronales, qui seront un partenaire des pouvoirs publics dans l'élaboration des politiques économique et industrielle. Un phénomène qui se manifeste de façon récurrente, chronique et qui semble avoir la peau dure. Des opérateurs économiques ont interpellé sur la même question le ministre du Commerce Kamel Rezig lors d'une journée d'études sur les moyens de promouvoir les exportations, organisée le 2 mars. L'impératif de trouver des solutions «urgentes» au problème du fret qui entrave «considérablement» l'accès des marchandises algériennes aux marchés étrangers était au coeur de leurs préoccupations. Autant d'indices qui montrent que l'on est encore loin de la concrétisation du nouveau modèle de croissance économique dans lequel s'est projeté le pays pour sortir de sa dépendance au pétrole et au gaz. Les statistiques sont éloquentes. Les exportations hors hydrocarbures ont rapporté un peu plus de 2 milliards de dollars en 2020 et ont enregistré une baisse de 312 millions de dollars par rapport à 2019. Les exportations hors hydrocarbures ont atteint, en 2020 2,26 milliards de dollars, contre 2,58 milliards en 2019, a indiqué le sous-directeur chargé du suivi et de la promotion des exportations au ministère du Commerce, Abdellatif El Houari, lors d'une journée d'études sur la promotion des exportations organisée mardi dernier.