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Un Hirak sans femmes
Des manifestations dans plusieurs villes du pays
Publié dans L'Expression le 20 - 03 - 2021

Un constat saute aux yeux. Le Hirak ne se renouvelle pas. La tendance générale est même à la régression. Dans les villes qui ont vu défiler, hier, des processions de manifestants, il n'y avait quasiment plus les mêmes odeurs, le même enthousiasme et encore moins le même désir d'affirmation de la citoyenneté. À Alger, Oran, Annaba, Béjaïa et dans les quelques autres villes où des Algériens ont marché, l'expression de la joie d'antan n'y était plus. Avec ce ven-dredi pluvieux à l'Est, froid dans le Centre et maussade à l'Ouest, le temps n'était pas au volontarisme de 2019. Certainement pas, puisque la moitié de la société ne se voit plus dans ce Hirak 2 qui veut plus remuer la crasse des années 90, qu'entrevoir une Nouvelle Algérie prospère et véritablement démocratique.
Les slogans, toujours les mêmes, aussi revanchards que suspicieux, ont jeté une ombre d'oppression sur un mouvement qui promettait pourtant, beaucoup, en matière d'émancipation de l'individu et une plus grande cohésion de la société.
Le propos n'est pas de critiquer ceux qui ont choisi de poursuivre les manifestations de rue, c'est leur droit constitutionnel, mais de constater une forme de vacuité de ces marches qui ne font pas avancer la cause citoyenne, bien au contraire. On en arrive à se demander pourquoi tous ces marcheurs ne s'interrogent pas sur l'absence de l'élément féminin. Comment se fait-il donc que ces dizaines de manifestants à Alger et ailleurs puissent se satisfaire de la désertion des femmes?
Ce n'est certainement pas un désintérêt de leur part. Pourquoi donc ont-elles collectivement, sans se concerter, pris la résolution de bouder les vendredis du Hirak.
La réponse tient dans le fait que ce Hirak a pris un numéro. C'est le «2». Un mouvement qui a muté et l'objet principal de cette mutation aura été d'oublier la citoyenneté pour s'acharner sur quelques hommes, anciennement forts, du pouvoir et construire une nouvelle identité à un mouvement, aujourd'hui éminemment révisionniste et très peu populaire.
Le nouveau visage du Hirak n'est pas celui de l'Algérie plurielle, avec toutes ses dimensions. Il incarne clairement une tendance idéologique misogyne, puisque les femmes l'ont déserté. Et ce ne sont pas les marcheurs qui, individuellement, se complaisent dans l'absence des femmes, mais cette atmosphère viciée qu'a fini par créer une organisation islamiste radicale. Cette dernière, Rachad pour ne pas la nommer, n'a pas d'emprise sur le mouvement populaire, mais ses leaders ont tout de même réussi à en écarter les femmes libres. Et tout un chacun sait que l'antidote de l'islamisme radical a toujours été une citoyenneté pleinement assumée. Sans la femme, il est impossible de l'obtenir. Et c'est là l'échec des démocrates du Hirak. Ils ont perdu la principale bataille dans ce mouvement historique. Ils n'ont pas su montrer assez de détermination pour convaincre les femmes. Du coup, il n'y a plus de Mouvement populaire à proprement parler. Il reste que les Algériens qui sont sortis, hier, ont exercé un droit constitutionnel, mais qui ne fait pas avancer le pays pour autant.


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