5 aliments anti-inflammatoires qu'il faut consommer    Besiktas : Rachid Ghezzal passeur décisif face à Adana Demirspor (Vidéo)    Liga : Falcao décisif avec l'Athletic Bilbao (Vidéo)    Suppression des pénalités de retard des cotisations à la CASNOS    Tebboune reçoit un appel téléphonique de Macron    Amar Belani dénonce les «mensonges» de l'ambassadeur du Maroc à Genève    Où sont passés les indépendants ?    Le SNAPO met en garde: Réticence des citoyens à se faire vacciner     Quel avenir pour les entreprises publiques ?    MC Oran: L'ère Aït Djdoudi commence    Tipaza: L'autoroute Bou Ismaïl-Zeralda fermée à cause de la pluie    UNE ORGANISATION MONDIALE VIRTUELLE    Santé: Les dépenses de soins jugées trop élevées    Intense activité pour Lamamra à New York    Biden et Xi livrent leur vision à l'ONU    Le Parlement accorde sa confiance au nouveau gouvernement    16 décès et 182 nouveaux cas    Des partis politiques à la traine    Les promesses d'un conclave    un conseil national du tourisme?    Les fondements d'un nouveau mode économique loin de la rente pétrolière    Koeman tire sur ses joueurs    Coup de pression de la justice espagnole    Pochettino s'est expliqué avec Messi    Quelle solution outre que la révision des salaires ?    Le retour du FFS    Un scrutin plus coloré    220.000 élèves au rendez-vous    Tebboune tient son engagement    Les paradoxes d'une rentrée    Des tablettes à l'école pour alléger les cartables    Inondations et routes bloquées    Parution de la version anglaise    L'événement est reporté pour le 2 octobre    Les Nuits du théâtre    Des opposants à Baâdji convoqués par la police    En quête d'une stratégie industrielle    Wagner brouille les cartes au Mali    Le Chabab retrouve l'ASEC Mimosa au prochain tour    L'opposition crie à la fraude    L'Algérie attend toujours le retour de Baba Merzoug    "L'école algérienne est tournée vers le passé"    Le FFS appelle à renforcer les prérogatives des élus locaux    La Semaine de l'Indonésie 2021 s'est ouverte à Alger    Paris-Berlin Appel à candidature    Justice: Le procès de l'ancienne ministre Houda Feraoun reporté    Les dessous de la corbeille    La saga islamiste tire à sa fin    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les épisodes de canicule se multiplient
Un phénomène dangereux pour l'avenir du pays
Publié dans L'Expression le 19 - 07 - 2021

De plus en plus fréquents, les bulletins météorologiques spéciaux annonçant des pics de températures, notamment sur les régions du Sud du pays, confirment une situation de réchauffement climatique, qui pourrait s'accentuer les prochaines années. Dans ce sens, le dernier BMS fait état d'»une chaleur caniculaire avec des températures atteignant ou dépassant les 49° Celsius lesquelles affecteront plusieurs wilayas de Sud du pays à partir d'hier. La vague de chaleur concernera les wilayas de Tindouf, Bordj Badji Mokhtar, Adrar, Timimoun et In Saleh. La validité de ce BMS avec une canicule d'un niveau de vigilance orange, s'étalera du dimanche, hier, à 12h00 au lundi (aujourd'hui) à 21h00.
Des alertes qui semblent conjoncturelles et sans grand danger, et s'explique, à tort ou à raison, par une faiblesse de la pluviométrie et par la nature et le climat rude qui caractérise les régions du Sud. Or la fréquence de ces vagues de chaleur et leur importance, renseignent sur l'évolution d'une situation de stress thermique, qui ne date pas d'aujourd'hui. Il y a lieu de rappeler que durant la seule période du 5 au 6 juillet 2018, cinq nouveaux records de température, maximale absolue, ont été relevés sur cinq wilayas, où l'on a enregistré 51°C à Ouargla, 49°C à El-Oued, 49°C à Touggourt, 47°C à Ghardaïa et 44.°C à Béchar.
Une situation extrême pour les habitants de ces wilayas qui, dés l'arrivée de l'été, entrent dans une espèce de lutte acharnée contre les effets imminents de la désertification, et ne font que survivre. En dépit des actions liées aux politiques publiques pour remédier à ce phénomène, il reste beaucoup à faire, pour mettre ces populations à l'abri.
La priorité est incontestablement de gérer les pics de consommation de l'électricité qui découlent de cette situation, et qui ne peuvent que l'aggraver, dans la mesure où l'utilisation massive des appareils de refroidissement domestiques et industriels, accentue le phénomène par l'augmentation supplémentaire de température. Tant de paramètres qui confirment l'urgence de prendre les devants et d'adopter de nouvelles stratégies pour tenter de réduire les effets de ce réchauffement, avant qu'il ne soit trop tard. D' autant plus que cette situation tend de façon naturelle à s'étendre à d'autres régions du pays, qui ne répondent pas aux caractéristiques sahariennes.
Le Nord, l'Ouest, et même le littoral sont sujets à des hausses de températures, insoupçonnables par le passé. Dans ce sens, si les pouvoirs publics ne réagissent pas plus efficacement, ce sont des surfaces importantes que l'Algérie pourrait perdre par l'effet de la désertification, et l'exode des populations.
Il n'en demeure pas moins cependant, que les solutions résident autant dans les comportements énergivores, que dans les stratégies gouvernementales. Ces dernières, pourraient s'orienter, selon un bon nombre d'observateurs, sur des stratégies favorisant l'émergence et l'utilisation massive de l'énergie solaire, sur des plans de reboisement et la généralisation d'espaces verts et de forêts dans les villes et la mise en place de programmes de rationalisation de l'utilisation des ressources hydriques. À ce titre, l'importance de la nappe albienne, dans le Sahara algérien, force le paradoxe, dans la mesure où elle constitue la plus grande réserve d'eau douce au monde avec prés de 50000 milliards de mètres cubes, mais de nature fossile. Il est clair que ces capacités hydriques peuvent éventuellement être à la base d'une vision, essentiellement orientée vers la préservation d'écosystèmes terrestres et marins, dans le but de recréer des foyers d'aération, des grands espaces dans les villes comme en milieu rural. Autrement dit, il s'agit de reverser un mode de vie qui jusque-là n'a fait que convertir la société vers une consommation massive d'énergie, au détriment de ressources tarissables, et hautement déterminantes de l'avenir climatique, mais, aussi économique et social du pays.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.