Sourds aux exhortations de la communauté internationale qui ne cesse de réclamer un cessez-le-feu immédiat, l'armée sioniste et les membres du cabinet extrémiste que dirige Netanyahu intensifient le génocide contre la population civile de Ghaza. Au moment où les Palestiniens commémorent le 76ème anniversaire de la Nakba, la «Catastrophe» qui les a spoliés de leur terre en 1948 au profit des colons juifs, l'armée sioniste harcèle, à coups de bombes et d'obus, la ville de Rafah et ses environs, contraignant des milliers de civils à se déporter, une nouvelle fois, vers ce qu'elle prétend être une «zone sécurisée» dans le but de parachever le nettoyage ethnique en cours. Durant la Nakba, plus de 760000 Palestiniens ont été chassés par la force par les milices sionistes et l'armée britannique complice pour une colonisation expansionniste de leur terre. «Ghaza ne s'agenouillera pas devant les chars et les canons», ont ainsi scandé mardi, des milliers de Palestiniens lors d'une marche dans les ruines d'un village qui fut persécuté par les assauts des sionistes en 1948. Après avoir évoqué une «menace» de suspendre les livraisons d'armes à l'entité sioniste, l'administration Biden a notifié hier au Congrès une prochaine livraison d'armes pour un montant de pus d'un milliard de dollars afin que l'armée sioniste puisse continuer le génocide à Ghaza. En effet, le bilan de l'agression barbare sioniste contre la bande de Ghaza s'est aggravé hier puisqu'on déplore 35.233 martyrs, en majorité des femmes et des enfants, et 79.141 blessés, depuis le 7 octobre dernier, selon les autorités palestiniennes de la Santé. Et d'après cette même source, l'armée d'occupation sioniste a commis 5 autres massacres, au cours des dernières 24 heures, dans la bande de Ghaza, faisant 60 martyrs et 80 blessés. Les autorités palestiniennes concernées rappellent, à cet égard, que des milliers d'autres victimes des exactions sionistes se trouvent toujours sous les décombres et sur les routes, où les forces sionistes empêchent toute intervention. Dans la bande de Ghaza, assiégée et ravagée par la guerre, la population civile, contrainte au déplacement plusieurs fois, depuis le 7 octobre, par les bombardements incessants de l'aviation sioniste, est de nouveau sur les routes dans la quête désespérée d'un refuge, alors que l'ONU ne cesse d'indiquer qu' «il n'y a pas d'endroit sûr à Ghaza». Frappes aériennes, bombardements à l'artillerie, blocage du point de passage de l'aide humanitaire pour affamer les civils et combats, comme à Rafah et Jabaliya, confèrent à la situation une dimension apocalyptique, jamais vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, poursuit les affrontements avec les forces de l'agression sioniste dont les responsables «reconnaissent» l'existence de combats «intenses» dans cette ville, prétendant sans cesse avoir tué «un grand nombre de terroristes» quand il s'agit de centaines d'enfants et de femmes martyrisés. C'est ainsi que dans la ville de Ghaza, cinq martyrs sont tombés, dont une mère et son enfant, et plusieurs personnes blessées mardi soir dans deux frappes aériennes sionistes. Au huitième mois de l'agression génocidaire constamment soutenue par les Etats-Unis depuis le 7 octobre, 35.173 martyrs dont une majorité d'enfants et de femmes sont à déplorer à Ghaza, et le carnage ne semble pas prêt à cesser, malgré les nombreuses manifestations qui secouent aussi bien les campus américains que les villes et les universités européennes. Au moment où le génocide se poursuit, les dirigeants arabes réunis à Manama ont discuté des moyens de «soutenir la bande de Ghaza après la guerre», en posant comme condition d'ouvrir la voie à un Etat palestinien.