Au lendemain de la délivrance par la Cour Internationale de Justice (CIJ) de l'avis consultatif demandé fin 2022 par l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a indiqué hier qu'il soumettra «dans les plus brefs délais» cette décision importante qui qualifie l'occupation sioniste des territoires palestiniens de totalement «illégale». «Il appartient à l'Assemblée générale de décider de la manière de procéder dans cette affaire», a ainsi considéré Stéphane Dujarric, son porte-parole, dans une déclaration aux médias délivrée sur le site de l'organisation. «Le Secrétaire général réitère son appel urgent à un cessez-le-feu humanitaire à Ghaza», a en outre souligné Dujarric. La CIJ a délivré vendredi son avis consultatif sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques de l'entité sioniste en Palestine occupée depuis 1967, taxant l'occupation d'»illégale» et exhortant la communauté internationale à contribuer, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies, au rétablissement du peuple palestinien dans ses droits légitimes à l'autodétermination et à un Etat avec El Qods pour capitale, conformément aux multiples résolutions du Conseil de sécurité. L'Autorité palestinienne s'est félicitée vendredi de la décision «historique» et le Hamas a «salué» un avis qui mandate la communauté internationale pour mettre fin à l'occupation». La CIJ a réclamé à Israël de mettre fin à son occupation illégale des territoires palestiniens «dans les plus brefs délais», avec le démantèlement des colonies de peuplement imposées depuis 1967 à ce jour, souvent de façon criminelle, et le dédommagement du peuple palestinien pour tous les préjudices et les exactions commises à la fois par l'armée sioniste et les colons juifs. La Cour basée à La Haye, aux Pays-Bas, n'a pas manqué de souligner le fait que les pratiques de l'entité sioniste ont constamment bafoué le droit international et causé d'innombrables atteintes au droit légitime du peuple palestinien à son autodétermination. Cet avis intervient en réponse à la saisine de la CIJ, le 31 décembre 2022, par l'Assemblée générale des Nations unies qui avait alors adopté une résolution en ce sens, priant la Cour Internationale de Justice de statuer sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques de l'entité sioniste dans le territoire palestinien occupé, y compris Al-Qods. En outre, l'AG de l'ONU demandait que la CIJ s'exprime sur les actes sionistes «visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut de la ville sainte» d'Al-Qods. Une cinquantaine d'Etats, largement en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien conformément à la légalité internationale, ont témoigné dans cette affaire auprès de la Cour, mettant l'accent sur les exactions sionistes et l'apartheid imposé durant des décennies à la population palestinienne et exhortant la CIJ à se prononcer en faveur de la fin d'une occupation illégale. On sait à quel point l'entité sioniste est coutumière des transgressions de chaque mesure et de chaque décision prises par la communauté internationale, avec le soutien inconditionnel des Etats-Unis, mais les avis rendus par la CIJ, sans être contraignants, n'en assurent pas moins une pression juridique internationale à laquelle les dirigeants sionistes ne sauraient échapper indéfiniment. Ils poursuivent leur agression barbare contre la population martyre de Ghaza et de Cisjordanie occupée, mais leur isolement s'est considérablement accrue au point que le Premier ministre extrémiste sioniste Netanyahu va se précipiter aux Etats-Unis pour y chercher un bouclier résiduel auprès du Congrès américain. Le slogan de l'antisémitisme, érigé en armure pour un Israël au-dessus des lois internationales, commence inexorablement à s'effriter comme s'effritent les illusions de tous les colonialismes et de toutes les barbaries antérieures.