L'Algérie demeure sous les projecteurs des observateurs mondiaux de tous acabits, qui scrutent les moindres mouvements et changements intervenus dans divers domaines. À peine installé dans ses fonctions de président de la République pour un second mandat, le président Tebboune est plus que jamais sous les feux des projecteurs. Son nouveau plan pour diversifier l'économie nationale et rehausser le volume des exportations pour atteindre la valeur de plus 15 milliards de dollars à horizon 2027, est encore sous les regards des médias et autres analystes et observateurs internationaux. Un rapport du fameux Power&Energy vient de consacrer toute une analyse sur ce plan du nouveau quinquennat présidentiel. Le rapport qui revient sur la nouvelle stratégie de Tebboune, en matière d'exportations hors hydrocarbures, concentre son attention sur les secteurs stratégiques qui sont à même de propulser l'Algérie dans une dimension d'envergure mondiale. À juste titre, six secteurs stratégiques sont cités en référence pour expliciter cet essor fulgurant attendu de l'économie émergente de l'Algérie. Il s'agit des énergies nouvelles et renouvelables (EnR), notamment l'hydrogène vert, l'exploitation minière, l'agriculture, l'industrie lourde et le tourisme, ainsi que l'augmentation des investissements étrangers directs (IDE). Citant la progression ou plutôt le saut notable de l'économie au troisième rang des économies africaines, le rapport souligne le mérite du président Tebboune, qui a fait de la diversification de l'économie nationale une priorité absolue. Les auteurs du rapport, poursuivant l'analyse de la situation économique de l'Algérie et l'approche de Tebboune dans ce cadre, estiment que «le gouvernement devrait poursuivre ses réformes économiques pour accélérer une croissance diversifiée d'ici 2025 et au-delà». Sur ce registre, des analystes américains affirment que «la multiplication des investissements étrangers a stimulé l'activité économique du pays, ces dernières années». Le président de la République avait placé haut la barre, lors de son discours d'investiture, en évoquant la multiplication du nombre d'investissements stratégiques étrangers directs, à l'instar de Baladna, Qatar-Steel, les cultures stratégiques avec les Italiens au Sud, etc. Le rapport de «Power&Energy» souligne que l'Algérie concentre ses investissements autour de la relance de l'industrie, notamment lourde, prévoyant une poursuite des réformes gouvernementales, visant à relancer les activités hors hydrocarbures. Et de souligner les efforts de l'Algérie en matière de décarbonation, le rapport cite les projets d'hydrogène vert, dans le cadre de la stratégie nationale de l'hydrogène vert élaborée par le gouvernement algérien, en partenariat avec des pays européens, dont l'Allemagne et l'Italie. Dans le secteur minier qui semble focaliser l'attention de ces analystes, outre les mégaprojets lancés sous la direction de Tebboune, les auteurs du rapport citent ce plan gouvernemental de cartographie minière d'une valeur de 32 millions de dollars devant être achevé d'ici la fin de 2024. Cela, «dans le but d'identifier les gisements clés et de stimuler de nouveaux projets d'exploration», note le rapport. Le plan stratégique de Tebboune d'atteindre l'autosuffisance et la sécurité alimentaires a été également au centre de l'attention de ces analystes, qui voient dans cette optique une stratégie infaillible et prometteuse. Par ailleurs, la production d'équipements industriels, les composants électriques, l'industrie balbutiante, les performances industrielles dans le secteur du fer et ses composants, ainsi que dans la cimenterie sont autant de facteurs et de signes, qui témoignent de cette ascension progressive de l'industrie algérienne.