Trop, c'est trop, dirions-nous devant ces nombreux accidents qui endeuillent les familles sans compter le poids du coût économique engendré par ces accidents sur l'économie algérienne, ceci entre frais divers occasionnés, frais médicaux, absences qui suivent ces drames sur les lieux de travail… Ainsi, dernier en date, un affreux accident routier, qui a causé la mort de sept personnes, est advenu dimanche soir près de la ville de In Guezzam, à l'extrême Sud du pays, ont rapporté hier les services de la Protection civile de la wilaya. Le drame s'est produit dimanche soir, sur la Route nationale (RN-1) en allant vers la wilaya de Tamanrasset, à 25 km de In Guezzam, suite à une violente collision entre deux véhicules utilitaires, entraînant ainsi le décès sur place de sept personnes, dont six complètement carbonisés, et 19 autres ont été blessées, a déclaré à la presse le directeur de la Protection civile de In Guezzam, le Lieutenant-colonel Abdelkader Statoua. Les équipes de la Protection Civile , en collaboration avec les services de la commune et ceux de la santé, ont transféré les corps des victimes vers la morgue de l'hôpital de In Guezzam, où ont été également évacués les blessés, selon la même source. Une enquête a été aussitôt diligentée par les services de sécurité compétents pour déterminer les circonstances exactes de ce tragique accident. Au cours des cinq premiers mois de l'année 2024, la Délégation Nationale à la Sécurité Routière (Dnsr) a enregistré 1446 morts et 14852 blessés dans 11 162 accidents de la route survenus pendant cette période. Selon LE responsable de la Dnsr, Ahmed Naït El Hocine, il a été constaté que les jeunes ont été à l'origine de pas moins de 4252 accidents (30%) et les détenteurs d'un permis de conduire de moins de cinq ans ont causé 5767 accidents (41,92%) selon les chiffres dévoilés récemment par Naït El Hocine, lors d'un « Forum » sur les ondes de la Radio-Chaîne III. Parmi les facteurs ayant contribué à ces accidents de la route, le même responsable a cité « le manque de vigilance, l'excès de vitesse des conducteurs et le non-respect des passages piétons ». À cet égard il a réaffirmé l'importance de la formation et de la contribution des auto-écoles aux efforts de l'Etat visant à réduire les accidents de la route et leurs conséquences. Il a ainsi souligné l'importance de la formation et de la contribution des auto-écoles aux efforts de l'Etat visant à réduire les accidents de la route et leurs conséquences. Nait El Hocine a par ailleurs précisé qu'en 2023, il a été enregistré pas moins de 24751 accidents de la circulation sur nos routes qui ont donné lieu à 33995 blessés et causé la mort de 3628 personnes. Selon le bilan annuel de la Direction générale de la Protection civile, les routes algériennes ont été le théâtre de 63697 accidents en 2023 qui ont causé la mort de 1893 personnes et 79771 de blessés. Une facture exorbitante en vies humaines et drames familiaux, résultat d'un ensemble de facteurs conjugués dont les infractions au Code de la route. Une politique coercitive s'impose, comme préconisée par le président Abdelmadjid Tebboune en septembre dernier en Conseil des ministres. Le problème se trouve dans l'irrespect de l'espace commun que constitue la oute. Dans ce domaine il est ahurissant de relever que les services de la Sûreté de la wilaya d'Alger ont enregistré plus de 20000 infractions routières au cours du seul mois de novembre dernier.