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Ahmed Rachedi honoré
FESTIVAL CINEMATOGRAPHIQUE INTERNATIONAL DU CAIRE
Publié dans L'Expression le 15 - 11 - 2009

Le cinéaste envisage de réaliser deux autres films sur deux héros de la Révolution, le Colonel Lotfi et Krim Belkacem.
«Le cinéma algérien se distingue par la particularité d'être un cinéma à thème qui a offert des productions qui lui ont valu une réputation mondiale», a souligné au Caire le réalisateur Ahmed Rachedi. Dans un entretien à l'issue de sa distinction au Festival cinématographique international du Caire, M.Rachedi a indiqué que le cinéma algérien est principalement fondé sur des productions à thème et non sur le culte de la vedette ou ce qui est appelé le «Star-system» comme c'est le cas dans le cinéma arabe et du tiers-monde. «Cela lui a valu, malgré le peu de productions et de moyens, de nombreuses distinctions et une reconnaissance dans les festivals internationaux», a-t-il affirmé. «Le cinéma algérien est beaucoup plus connu par les cinéphiles dans le monde que dans les pays arabes en raison d'une maigre distribution sous prétexte que l'arabe algérien est peu compris», précise-t-il. Cet argument est rejeté par M.Rachedi pour qui «des films et des feuilletons d'expression dialectale difficile sont suivis et appréciés par le spectateur algérien». Il a cité à titre d'exemple le feuilleton syrien Bab El Hara, très suivi par le public arabe et oriental bien que s'exprimant dans un arabe dialectal damascène outre les feuilletons turcs traduits en syrien dialectal. Concernant sa distinction au festival du Caire, M.Rachedi a souligné que c'est «une distinction pour le cinéma algérien estimant que de tels festivals sont beaucoup plus une occasion d'évaluer les oeuvres cinématographiques algériennes face aux autres productions qu'un espace de compétition». «Des films algériens seront projetés lors de ce festival qui fête cette année le cinéma algérien», a-t-il précisé, ajoutant que «des réalisateurs algériens font partie du jury comme Lyès Salem dont le film Mascarades a été primé lors de la précédente édition et Belkacem Hadjadj». A une question sur son dernier film Mustapha Benboulaïd, qui a amorcé une nouvelle tendance dans le cinéma de la Révolution en retraçant les événements de la guerre à travers l'un de ses héros, Ahmed Rachedi a indiqué que «pour la première fois dans l'histoire du cinéma algérien, la thématique tourne autour d'un fils du peuple, l'un de ses héros». Il a noté que le but est «de créer un héros mytique qui soit un exemple et une référence pour les différentes générations». Il a affirmé «qu'il était temps de s'intéresser à la glorieuse révolution et à ses artisans». A propos de la projection de son film au Festival cinématographique de Damas, Ahmed Rachedi a indiqué que ce dernier a été très apprécié du public et de la presse en Syrie. Il a, en outre, fait observer que ce film, projeté hors compétition avait été primé, ajoutant qu'il avait reçu un message du ministre syrien de l'Information dans lequel il a exprimé le souhait des autorités culturelles syriennes de projeter ce film dans toutes les salles de cinéma et même dans les écoles en Syrie. M.Rachedi a annoncé qu'il était en train d'adapter ce film en feuilleton de 10 épisodes, actuellement en montage, en vue de «le faire connaître au large public à l'intérieur comme à l'extérieur du pays». Evoquant le festival de Damas, il a estimé que celui-ci a «gagné en maturité» grâce au soutien de l'Etat, sauf qu'il accorde un «faible intérêt au cinéma arabe», soulignant que sur un total de 156 films ayant pris part à ce festival, 6 seulement étaient arabes. Il a, à cet égard, formulé le voeu de voir les festivals de cette nature se rapprocher plus des cinéastes en vue de créer «un véritable cinéma arabe», estimant qu'on «ne peut parler actuellement de films arabes, sauf pour l'Egypte qui a un riche palmarès dans la production et l'industrie cinématographiques et un véritable marché interne». Le cinéaste algérien a appelé à la nécessité d'exploiter les potentialités arabes, à travers une convention visant à encourager la coproduction et à asseoir une base cinématographique arabe solide. Concernant le cinéma en Algérie, M.Rachedi a indiqué qu'en dépit de la présence permanente du film algérien aux festivals internationaux, il subsiste néanmoins des problèmes. Ces derniers, a-t-il ajouté, se trouvent aggravés par la coupure existant entre les générations, en raison de la crise qu'a connue l'Algérie durant les années 1990 et de l'absence de mécanismes de soutien aux cinéastes, après la dissolution de sociétés de production, outre la fermeture des salles de cinéma, dont le nombre est passé de 500 à moins de 20 salles. Le public a ainsi renoncé à aller au cinéma, pour se tourner vers les chaînes satellitaires. Concernant ses projets futurs, M.Rachedi a exprimé son intention de continuer dans la consécration et la glorification de la Révolution et de ses héros, notamment après le succès du film sur Benboulaïd, en envisageant de réaliser deux autres films sur deux héros de la Révolution, le colonel Lotfi et Krim Belkacem, soulignant que les deux scénarios qui sont prêts, attendent l'accord des ministères des Moudjahidine et de la Culture. Ainsi, il a indiqué avoir reçu une proposition de producteurs égyptiens pour la réalisation du film «El-Oubour» (La traversée) de 1973, estimant qu'il remémorait une page glorieuse de l'histoire de l'armée égyptienne et des armées arabes dont l'armée algérienne. Une «histoire que nous devons immortaliser et transmettre aux générations arabes futures», a-t-il conclu.

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