«La CNMA s'emploie à développer et à moderniser ses produits d'assurance»    «L'Algérie ambitionne d'établir un partenariat solide avec l'Inde»    Lancement du satellite ''Alsat-3A''    Plus de 100 enfants tués malgré le cessez-le-feu, selon l'UNICEF    Le silence coupable de la gauche occidentale et des tiers-mondistes    L'entité sioniste ferme une clinique de force    Un choix qui divise    Le MCA et l'USMA à l'assaut d'un nouveau sacre    Drame à la CAN 2025 au Maroc : Interrogations sur la mort d'un journaliste malien à Rabat    Meddahi préside la cérémonie de remise des distinctions    Saisie de 59 capsules de psychotropes, une arrestation    Accident de la route à Relizane    Rendez-vous avec les «Poètes des deux rives» du 15 au 20 janvier    Témoin vivant de la sagacité militaire des héros de la Révolution    Célébration de la fête du nouvel An Amazigh «Yennayar» 2976    « Elles ne concernent que des cas serrés », précise et apaise Boudjemaâ    Des experts et spécialistes en droit saluent la décision du chef de l'Etat    Décès du moudjahid Kebir Omar    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les écoliers paient leurs cours
BOUIRA
Publié dans L'Expression le 11 - 01 - 2010

Les parents louent les services d'un enseignant pour assurer une bonne formation à leur progéniture.
Un véritable business. Le phénomène des cours de soutien s'étend et touche l'ensemble des paliers du cursus scolaire. Cette façon de faire concerne désormais même les élèves inscrits au primaire. L'aventure d'un parent parti s'enquérir des résultats de son enfant de première année primaire est plus que probante. En interpellant l'enseignante quant aux notes faibles de son enfant, la pédagogue invitera le père à payer des cours à son «cancre»! Réservés aux élèves des classes d'examen, il y a quelques années, les cours payants sont exigés par certains enseignants à des parents soucieux de l'avenir de leur progéniture. Devant cet «engouement», des garages sont aménagés en classes pour accueillir les groupes, moyennant une somme oscillant entre 600 et 2500 DA mensuellement par matière. Aucune matière n'échappe à ce phénomène.
Habituellement, on dispense des cours de renforcement dans une ou deux disciplines. Désormais, les enfants prennent des cours dans toutes les matières. L'occasion est saisie par certains malintentionnés qui n'hésitent plus à prendre le maximum d'enfants. Cet enseignement qui se devait d'être une remise à niveau ou un renforcement des acquis, est vite devenu un enseignement parallèle avec celui assuré par le ministère de tutelle. Le programme qui y est dispensé ne diffère aucunement de ce que reçoit l'enfant en classe. Pour tenter de montrer l'efficacité de cette activité lucrative, certains enseignants choisissent les candidats. Souvent on prend les bons pour s'enorgueillir en fin d'année d'avoir réalisé des résultats. «Un élève dont les notes oscillent entre 12 et 14 n'a pas besoin de cours pour passer son Bac ou BEM», estime un enseignant qui cumule plus de 27 ans d'ancienneté. A qui incombe la faute, sommes-nous tentés de dire? La responsabilité de la tutelle est entière. La surcharge des classes, dont le nombre moyen est supérieur à 35 et non 27 comme aime l'annoncer le ministère, reste un facteur déterminant dans la dégradation des conditions de travail. Les classes, avec des niveaux disparates et hétérogènes, sont difficiles à maîtriser. Le nombre des élèves fait que l'enseignant ne peut en aucun cas assurer un enseignement individualisé, ou un suivi régulier de l'évolution de l'élève. L'obligation faite à l'enseignant de suivre et de boucler un programme annuel, souvent long, qui ne prend pas en charge les donnes du terrain, est un autre facteur qui gène l'apprenant et son éducateur. L'évolution de la société et l'émergence des différences sociales ont été un facteur favorable à la généralisation des cours payants. Les plus nantis se permettent des enseignants à des prix dopés pour leurs enfants, chez eux.
Ces «chouchoutés» ne se donnent aucune peine en classe puisqu'ils ont cette seconde chance que les pauvres n'ont pas.
Le ministère qui s'évertue à réformer l'enseignement se doit de se pencher sur une réalité qui nuit à un secteur aussi important que l'éducation. Ce n'est point la couleur d'un tablier qui mettra fin à la ségrégation sociale mais l'égalité des chances de réussite.
L'existence d'établissements privés reste une solution aux personnes qui veulent, financièrement, assurer l'avenir de leurs enfants. Cependant, le «trabendo» doit être banni dans nos écoles.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.