Tourisme: Air Algérie appelée à accompagner les efforts de développement du secteur    La décision de la Cour africaine est une attestation du statut juridique du conflit    Hand/CAN 2022 (dames): "Ce sera difficile mais jouable"    Lancement officiel du réseau parlementaire sur le climat et l'environnement    Mémoire nationale: élaborer un guide académique pour l'enseignement de l'histoire    Sommet arabe: un tournant qualitatif dans l'action arabe commune en faveur de la cause palestinienne    Handball: décès de l'ancien international algérien Ahmed Hadj Ali    Foot (match amical) : Algérie A' - Soudan à huis clos    Le nouveau stade de Tizi-Ouzou sera livré dans les délais    Grippe saisonnière: réception de 2,5 millions de doses de vaccin    L'Armée sahraouie bombarde des retranchements des forces d'occupation marocaines dans plusieurs secteurs    Festival national du Malouf de Constantine : un spectacle des plus élégants à la troisième soirée    Le Premier ministre inaugure la 21ème édition du SITEV    Alcool frelaté: 19 morts dans le nord du Maroc    Sonatrach: Priorité à l'exploration    Une centaine de supporters blessés    Algérie A'- Soudan aujourd'hui à 20h00: Maintenir la dynamique des résultats    Ligue 1: Deux duels attrayants    Tiaret: L'usine de plaques PVC entre en production    De la dualité désordre-ordre humain à la guerre Ukraine-Russie    Huit agences de voyages agréées pour la Omra 1444: 21 millions de cts au minimum pour une «Omra simple»    Préservation des îles Habibas: Lancement de l'atelier chargé de l'élaboration du schéma directeur    Les chantiers de la santé : éviter de se perdre    Tlemcen: Les nouveautés de la codification des marchandises    A quand une rencontre Président-Maires ?    LA VIE... ET LE RESTE    «Nos entreprises sont prêtes à investir en Algérie»    Une aubaine pour les cimentiers    Des «lignes rouges» tracées    Les autorités pro russes revendiquent la victoire    Un géant qui voit grand    60 Cantines scolaires à l'arrêt    Ce qu'en attendent les syndicats    Trois ateliers illégaux démantelés    Tensions accrues au Sahel    Du bon et du moins bon    Maguire, c'est désastreux    Festival algérien des arts et de la culture «Dz Fest»    Le Japon invité d'honneur    Saint Augustin de retour à Souk Ahras    Le Président Tebboune reçoit l'ambassadeur du Ghana    APN: Réunion de coordination sous la présidence de Boughali    Festival national du Malouf de Constantine : une ambiance apaisante lors de la 2ème soirée    Conseil de sécurité de l'ONU: La Ligue arabe, l'UA et l'OCI soutiennent l'Algérie    Une commission et des Interrogations    Le wali, homme-orchestre    Le FFS fêtera jeudi ses 59 ans    Un coup de piston et...    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



“On était les hommes debout”
Les Patriotes de Relizane
Publié dans Liberté le 16 - 10 - 2008

“Nous étions les hommes debout. Nous avons libéré l'Algérie, c'est comme ça qu'on nous qualifiait”, résume, d'une voix où se mêle le regret et l'amertume, Mohamed Fergane, l'ancien chef des Patriotes de Relizane. Actuellement secrétaire de wilaya de l'ONM et membre du conseil national des anciens moudjahiddine, Hadj Fergane ne manque pas de mots pour décrire la situation dans laquelle survivent ces anciens compagnons d'armes, les Patriotes de Relizane. “Ils n'ont pas hésité à reprendre les armes pour sauver le pays mais, voyez comment ils ont été remerciés”, dénonce l'ex-DEC de Relizane. Avant d'entrer dans le vif du sujet, notre interlocuteur revient sur le contexte de l'époque : “À Relizane, les Patriotes ont assumé deux rôles : sécuritaire et prise en charge de l'administration en intégrant les fonctions de DEC (délégué exécutif communal, ndlr), et adjoint DEC. Tous étaient des volontaires. En dépit de l'absence de toute notion de l'administration et leur bas niveau d'instruction, ils ont quand même tenu à être fidèles au poste.”
Réputée fief de l'ex-AIS à l'Ouest, Relizane a été marquée au fer rouge par des massacres à grande échelle mais également par le scandale des “escadrons de la mort” qui a valu à Hadj Fergane, Hadj Abed, l'ex-DEC de J'diouia et chef des GLD de la commune, ainsi qu'à quatre Patriotes et un garde communal d'être arrêtés par les services de sécurité le 27 mars 1998 et interrogés à Oran. Les six “accusés” seront relâchés dix-sept jours plus tard. “L'ingratitude des autorités est ce qui a fait le plus mal aux patriotes”, ajoute Hadj Fergane. Il n'arrive toujours pas à comprendre ce “deux poids, deux mesures” qui rythme la vie des anciens Patriotes de Relizane. “Beaucoup n'ont rien et on a dû intervenir en faveur de certains d'entre eux pour trouver un travail”, dira-il en déplorant leur situation sociale. “Il faut que les gens sachent qu'on a agi pour la paix pas pour faire la guerre. Grâce à nous, beaucoup de gens sont revenus chez eux. Même des repentis qui le reconnaissent.” Il soutient que la réconciliation nationale n'a rien apporté aux Patriotes. À propos de la possibilité d'intégrer des Patriotes et GLD dans le corps de la police communale, Hadj Fergane est plutôt dubitatif. Il estime que beaucoup d'anciens Patriotes de Relizane, “les premiers en tout cas à avoir porté les armes contre el-irhab”, sont d'anciens moudjahiddine que cette offre ne saurait intéresser. Par pragmatisme, notre interlocuteur juge plus utile la création d'une association nationale des Patriotes. “Pourquoi pas ? J'en ai discuté avec Slimane el Ghoul (chef des Patriotes de Oued Fodha, ndlr) et avec d'autres. ça peut se faire.” Hadj Fergane évoque le cas des deux fils Abed, Patriotes aussi, qui sont toujours sous contrôle judiciaire à Nîmes (France). Mohamed Abdelkader et son frère Hocine font l'objet d'une plainte déposée par des ONG internationales, entre autres Amnisty International et l'association SOS disparus de Nacéra Dutour. “Ils n'ont aucune preuve et ils continuent à s'acharner contre eux”, s'emporte notre interlocuteur.
Saïd Oussad


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.