Encore une fois les marins d'IBC se sont rassemblés hier devant le siège du ministre des Transports pour exiger leur réintégration et leur dédommagement. Par ailleurs, les protestataires ont lancé un appel de détresse à l'adresse du président de la République lui demandant son intervention. Ainsi dans une lettre ouverte de la section syndicale marins d'IBC dont nous détenons une copie, les 250 marins et leur famille implorent le Président de se pencher sur leur situation indescriptible et déplorable. “Il s'agit ici d'un appel de détresse que nous lançons à titre de dernier recours à votre bienveillante autorité avec l'espoir que vous vous pencheriez sur cette douloureuse situation qui nous a été imposée”, lit-on dans le document. Les syndicalistes soulignent “l'indifférence affichée vis-à-vis de leurs démarches et de leurs doléances au sujet d'une situation où nous sommes les victimes expiatoires d'un licenciement collectif et abusif non déclaré et non notifié en violation flagrante et délibérée de la loi 90-11 régissant les relations de travail ainsi que le décret 88-13 du 4 juillet 1988”. Les marins, qui sont au chômage depuis janvier 2008, ont refusé les affectations qui leur ont été notifiées dans le cadre d'une mesure de redéploiement décidée sans leur consentement comme ils ont tenu à le préciser. Ils exigent qu'ils soient d'abord réintégrés à la société mère qui est la Cnan Group avant leur redéploiement dans d'autres compagnies et entreprises maritimes. “C'est la seule solution qui nous permette de ne pas perdre nos droits énoncés par les lois en vigueur”, affirment les marins. Par ailleurs, on a appris qu'un procès-verbal de non-réconciliation a été remis hier par l'inspection du Travail d'Alger à la section syndicale d'IBC. Pour rappel, les marins ont observé hier encore un sit-in devant le ministère des Transports pour demander leur réintégration et leur indemnisation. M. T.