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Boumediene DERKAOUI, PDG du groupe SAIDAL à Liberté
“Nous comptons couvrir un quart des besoins nationaux en 2014"
Publié dans Liberté le 03 - 10 - 2012

Le premier responsable du groupe pharmaceutique national, leader dans la production de médicaments en Algérie, aborde les efforts de Saidal en vue de réduire à moyen terme la facture de médicaments du pays et esquisse les projets de partenariat avec les laboratoires étrangers dans la fabrication de l'insuline et de médicaments anticancéreux.
Liberté : Saidal est considéré comme le fleuron de l'industrie pharmaceutique nationale. Quel est, succinctement, la situation de ce groupe ?
ll M. Derkaoui : Saidal regroupe actuellement 10 sites de production, 3 centres régionaux de distribution et un centre de recherches et de développement. Avec un chiffre d'affaires de 12,5 milliards de dinars en 2011, en augmentation de 25% en 2 ans, le Groupe Saidal présente une situation financière qui lui permet d'afficher des objectifs de développement à la hauteur de ses ambitions.
Quel est le niveau de contribution de Saidal à la satisfaction des besoins nationaux en médicaments et ses perspectives de partenariat avec les firmes étrangères ?
ll Les réalisations du Groupe couvrent environ 25% de la demande du marché en volume et 7% en valeur. Le plan de développement 2010-2014 prévoit, à travers la réalisation de 4 nouvelles usines de médicaments génériques et la conclusion des partenariats pour développer l'insuline (avril 2012) et les anti-cancéreux (septembre 2012), de porter la part de marché du Groupe à hauteur de 25% en valeur.
Quand on connaît la facture des importations de produits pharmaceutiques, plus de 2 milliards de dollars en moyenne durant les trois dernières années, on ne peut que s'interroger sur cette situation préjudiciable à l'économie nationale et d'êtres tenté de situer les responsabilités : manque de vision stratégique des pouvoirs publics, ou diktat des lobbys de l'import ?
ll Cette question permet d'apporter des clarifications par rapport à des dysfonctionnements réels qui occultent des évolutions remarquables. Pour éviter de sombrer dans l'anathème, trois précisions, au moins, s'imposent. Je pense d'abord qu'il faut relativiser les faits pour mieux cerner la question et apporter des appréciations conformes à la réalité. L'Algérie représente le 2e marché en Afrique (après l'Afrique du Sud). Le pays occupe également le 2e rang en termes de consommation de médicament per capita (70 US $). Nous paraissons bien positionnés en Afrique, mais bien loin par rapport aux pays industrialisés. Je crois ensuite que la remise en ordre qui s'impose renvoie plutôt à des questions de maîtrise, aussi bien de la chaîne d'approvisionnement que de la connaissance approfondie du marché, questions qui interpellent non seulement les pouvoirs publics, mais aussi tous les intervenants sur ce même marché (opérateurs, structures hospitalières, prescripteurs...).
Il faut enfin souligner la formidable explosion de la demande générée par une plus grande accessibilité du médicament en dépit des tensions et des pénuries signalées. Cette accessibilité du médicament qu'on ne retrouve nulle part ailleurs (y compris dans les pays riches) est le fait de la politique de remboursement. On ne signale pas suffisamment que la Sécurité sociale couvre plus de 80% de la facture du médicament et on oublie de préciser que toutes les maladies chroniques sont couvertes à 100%, y compris pour les non assurés sociaux, et ce, quel que soit le niveau de revenu du patient. À titre illustratif, savez-vous que la seule facture d'insuline qui représentait 20 millions d'euros en 2006 est passée à 140 millions d'euros en 2011, et que la totalité des insulinodépendants sont intégralement pris en charge ? Ce sont les mêmes tendances observées pour les autres pathologies, notamment les médicaments anticancéreux qui ont connu la même évolution et représentent près de 20 millions d'euros annuellement.
Malgré les mesures d'encouragement à la production nationale prises par l'Etat, l'Algérie demeure un pays lourdement tributaire du marché extérieur, contrairement à ses voisins tunisien et marocain qui ont réduit de façon substantielle leur dépendance en développant leur industrie pharmaceutique locale. Comment expliquez-vous cette situation due, selon différents experts, aux pressions des lobbies de l'importation ?
ll Je ne souhaite pas aborder ces questions sur lesquelles je ne dispose pas de la maîtrise nécessaire pour en discuter valablement. Je préfère aborder des réalités là encore souvent occultées. On oublie en effet de rappeler que l'industrie pharmaceutique, en Algérie, est jeune, puisque les 51 usines de médicaments existantes ont moins de 15 ans et qu'elles sont nées à la faveur du processus de libéralisation engagé au début des années 1990. De nombreux projets sont en cours de réalisation et s'inscrivent dans une perspective de substitution aux importations.
Je dois souligner, en la circonstance, que le Groupe Saidal entretient de très bonnes relations avec les différents laboratoires, des relations inscrites dans une perspective de coopération et de partenariat toujours possible.
Quel est le niveau de dépendance de l'Algérie ainsi que de votre groupe en matières premières pour la production de médicaments ?
ll Les importations de médicaments représentent aujourd'hui près de 70% de la demande nationale. L'objectif affiché par les pouvoirs publics consiste à ramener la part des importations à 30%, à la fin de l'année 2015, d'où les facilitations apportées aux investisseurs dans cette filière et le soutien apporté à Saidal pour engager son plan de développement. Saidal contribuera à cet effort à travers la réalisation de ses projets. Certains plus complexes, comme pour l'insuline et les anticancéreux, sont engagés avec des partenaires disposant de la technologie nécessaire. Actuellement, ces projets avancent correctement dans le respect des échéances prévues. D'autres projets de partenariat, dont il est prématuré de parler maintenant, sont en discussion.
a. h.


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