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Un diplomate hors pair
Publié dans Liberté le 25 - 01 - 2004

Lakhdar Brahimi paraît l'homme de la situation. C'est, en grande partie, grâce à lui que l'Afghanistan est sortie indemne du piège de la Loya Djirga, une véritable confrérie de chefs tribaux qui ne voulait pas de constitution moderne de pouvoir élu. Homme de dialogue mais intraitable sur les principes universels et très fin connaisseur de la sociologie politique dans les sociétés en transition, le diplomate algérien, qui a bâti sa carrière de diplomate internationale loin des sunlights, a même été annoncé comme un probable successeur de Kofi Annan. Le secrétaire général l'a récemment introduit dans son tout petit carré de collaborateurs spéciaux. La carrière de cet expert et médiateur international est rectiligne. C'est le produit de la diplomatie algérienne du temps de son lustre et de son dévouement pour les grandes causes de l'humanité. Lakhdar Brahimi choisit son parcours dès 1956 en rejoignant la révolution armée. Il représentera le Gouvernement provisoire (GPRA) à l'étranger, notamment auprès de capitales arabes. À l'indépendance, il reste dans la diplomatie. Après avoir été ambassadeur dans le monde arabe et en Europe, il se voit confier la charge de secrétaire adjoint de la Ligue arabe en 1984. Ses talents de médiateur seront couronnés par la signature de l'accord de Taef (Liban) qui mit fin à la guerre civile schizophrénique entre factions libanaises et qui reste une référence stratégique pour le Liban d'aujourd'hui. Entre 1991 et 1992, il occupe le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali, avant de rejoindre l'ONU en qualité d'envoyé spécial dans des missions pratiquement impossibles. Les Nations unies le jettent, pour ainsi dire, dans la mélasse afghane, juste après le départ des Soviétiques. Lakhdar Brahimi démêle patiemment les écheveaux d'une affaire extrêmement compliquée qui était sortie de ses cadres national et régional pour donner naissance à une véritable internationale islamiste. Lakhdar Brahimi, dont le nom ressort à Alger à chaque rendez-vous présidentiel, est né à Aziza (Médéa). Il est diplômé en sciences politiques et père de famille.
D. B.

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