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La révolution de mon père 14e partie
Publié dans Liberté le 02 - 10 - 2013

Résumé : Il y avait des blessés qui nécessitaient des soins urgents. Si Ahmed me demanda de quitter le front et de rejoindre le camp pour m'occuper d'eux. À la vue du sang, mon estomac se contracte. Fatiha me rassure. Je devrais m'y habituer, car la guerre ne fait pas de cadeau. Si Ahmed devrait opérer. J'étais horrifié... Il utilisait un couteau pour extraire les balles.
xLes tirs avaient cessé. Nous étions cernés peut-être... Mais ce n'était pas le cas. L'hélicoptère s'était éloigné, nous ne l'entendions plus... Pourquoi ?
Des combattants revinrent avec Da Belaïd et Amar.
-Nous avons pu les tenir à distance... Ils ne connaissent pas bien l'endroit mais cela ne veut pas dire qu'ils s'éloignent... C'est peut-être juste une trêve. Tenez-vous toujours prêts à riposter mes frères, nous dit Da Belaïd.
Il s'approche des blessés et demande à Si Ahmed :
-Comment vont-ils ?
-Assez bien si on en juge par les moyens qu'on a. Il me faut encore de la pénicilline. Je n'en ai presque plus...
Il se retourne vers moi :
-Tu vas surveiller les blessés et prendre leur pouls et leur température... Ce n'est pas sorcier... C'est très simple, Fatiha va t'aider... Moi je vais tenter de rejoindre le village le plus proche... Peut-être trouverais-je un agent de liaison.
-Laisse, je m'en charge.
C'était Fatiha qui venait de parler.
Si Ahmed se retourne vers elle :
-Tu veux bien ?
-Bien sûr... Je vais tenter de trouver un peu de nourriture et si possible des bandages et des médicaments... Il y a toujours nos relations dans ces villages.
-Bien... alors fais très attention, il ne faut pas qu'on te repère... Quelqu'un va t'accompagner jusqu'à la lisière de la forêt.
Fatiha se débarrasse de sa casquette et enfile une gandoura sur son treillis, un foulard sur la tête, elle dissimule son arme au creux de sa poitrine et prend un panier :
-Je pars mes frères...
-Que Dieu te protège.
Je n'avais pas fait un geste. J'étais toujours assis à côté du blessé et tentais de seconder Si Ahmed en lui tendant les cotons imbibés d'alcool ou les bandages.
Fatiha était partie. Je me sentais comme orphelin...
Cette femme savait remonter le moral par son air calme et serein et surtout par son courage.
Et si jamais on est attaqués avant son retour ?
Je jette un coup d'œil à Si Ahmed. Il avait le geste sûr et son sourire réchauffait le cœur des blessés.
-Fatiha est partie...
-Oui... Elle reviendra tout à l'heure.
Da Belaïd et Amar discutaient à voix basse, et les autres se reposaient.
On avait préparé du café, et une cigarette circulait entre les fumeurs.
-Tu as eu peur, Boualem ?
-Heu... Non... Pas peur... Je... je ne suis pas encore habitué... Fatiha m'a rassuré.
-Tu trouves du réconfort auprès d'elle comme nous tous. Ne t'en fais donc pas... Elle connaît son chemin, et elle connaît aussi l'ennemi. C'est une brave femme. Elle nous retrouvera où que nous soyons.
Je déglutis. Si cette femme est arrêtée, je ne sais pas ce qui m'arriverait. Je me sentirais comme... comme perdu.
Moi, un homme !
Je secoue la tête et me remets au travail tout en jetant un regard circulaire aux armes déposées tout près de chaque combattant. Tout le monde était prêt à l'assaut... Tout le monde était sur ses gardes... Et moi j'avais peur.
Non... Non... Ce n'est pas de la peur, me dis-je en cherchant du regard Mustapha ou Mohamed.
Mes deux camarades étaient allongés l'un à côté de l'autre et discutaient probablement de cette première attaque à laquelle ils ont participé. Ils avaient l'air heureux. Et la peur donc ? Elle n'existait plus pour eux ? Etait-elle juste en moi ?
(À suivre)
Y. H.
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