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Les prévisions du FMI pour l'Algérie et l'économie mondiale
La croissance et les inégalités en hausse
Publié dans Liberté le 23 - 04 - 2014

Selon le FMI, le contexte économique international dans lequel le prochain gouvernement algérien devra évoluer en 2014 et 2015 sera plus favorable que celui des dernières années. Ce qui n'empêchera pas notre pays, pour des raisons essentiellement internes cette fois, d'être confronté à des pressions croissantes à la fois sur sa balance des paiements extérieurs et sur ses équilibres budgétaires.
"La reprise qui a commencé à s'installer dans les pays avancés prend de l'ampleur. Cette dynamique crée un nouvel environnement pour les pays émergents et en développement." C'est par ce diagnostic, plus rassurant que celui des éditions précédentes, que s'ouvre le Rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, rendu public la semaine dernière par le FMI (Fonds monétaire international). D'après les estimations du FMI, la croissance mondiale qui s'était réduite sensiblement au cours des dernières années va rebondir en 2014 et 2015. Les experts du FMI prévoient une croissance de 3,6% en 2014 et de 3,9% en 2015 (contre 3% en 2013). Dans les pays "avancés", la croissance, prévue pour cette année à hauteur de 2,2%, devrait être tirée par le dynamisme retrouvé de l'économie américaine (2,7%), tandis que les performances de la zone euro seront plus modestes. La croissance restera également "robuste" dans les pays émergents et en développement, où elle devrait cependant ralentir et tomber autour de 5% en 2014 et 2015. Pour ces derniers pays, les situations sont très contrastées et devraient varier au cours des deux prochaines années d'une performance moyenne de 7,5% pour la Chine et 6% pour l'Inde à un peu plus de 3% pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Mena).
La production pétrolière soutenue par la reprise mondiale
Pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, le rapport du FMI annonce des perspectives à court terme en demi-teinte. La région devrait connaître une croissance économique de 3,2% en 2014 (contre une petite performance de seulement 2,2% en 2013). Dans les pays exportateurs de pétrole, le PIB augmenterait de 3,4% en 2014 (2% en 2013).
Le FMI estime que "l'insuffisance de confiance des investisseurs, le chômage élevé, une faible compétitivité et, dans de nombreux cas, les déficits budgétaires continueront à peser sur les perspectives économiques" de la région. Les réformes visant à augmenter et à diversifier la production et à améliorer la compétitivité sont "essentielles pour la réalisation non seulement d'une croissance durable et inclusive mais aussi pour la création de l'emploi", insiste-t-il.
Abordant la situation des pays exportateurs de pétrole de la région Mena, dont l'Algérie fait partie, le FMI relève que la croissance hors hydrocarbures a été soutenue, en 2013, par les investissements publics dans les infrastructures et l'expansion du crédit privé. Il souligne, en outre, que si "leur production pétrolière a baissé en 2013 pour des raisons internes et externes, elle devrait, par contre, se stabiliser dans le sillage du renforcement de l'activité économique mondiale ainsi que des investissements et d'une consommation soutenus dans le monde durant 2014". Selon le FMI, bien que leurs recettes soient prévues en baisse, les pays pétroliers de la région devraient également bénéficier d'un relative stabilité des cours du baril en 2014 et 2015 (voir notre encadré).
Les subventions énergétiques de nouveau sur la sellette
Le FMI continue néanmoins à souligner que les priorités politiques des pays pétroliers doivent s'axer autour de la diversification de leurs économies afin de réduire la dépendance au pétrole, d'augmenter les opportunités d'emploi dans le secteur privé et de renforcer leur résistance à des chocs éventuels. Pour le FMI, "la politique budgétaire de ces pays doit gérer les pressions de la demande, préserver les richesses pour les générations futures et s'assurer de l'efficacité des dépenses d'investissements publics". Dans le sillage de ces avertissements renouvelés au cours des 2 ou 3 dernières années, le FMI considère que la réduction des subventions à l'énergie, qui représentent entre 4% et 12% du PIB suivant les pays, "réduirait la consommation énergétique, libérerait les ressources financières pour des dépenses sociales ciblées et aiderait le financement des investissements publics".
Algérie : croissance en hausse et pression sur la balance des paiements
Les enseignements pour l'Algérie ne sont pas absents de la dernière publication du FMI. Au chapitre de la croissance économique, le Fonds monétaire a révisé nettement à la hausse son pronostic et prévoit désormais une nette accélération pour les 2 années à venir. Elle devrait s'établir à 4,3% en 2014 et 4,1% en 2015 après seulement 2,7% finalement enregistrés en 2013 ce qui est sensiblement plus faible que les 3,2% encore évoqués en novembre dernier au titre de l'année écoulée. Le FMI reste en outre relativement optimiste pour les comptes extérieurs de notre pays et indique que la balance des comptes courants de l'Algérie demeurera positive pour s'établir à 0,5% du PIB en 2014 mais devrait devenir négative pour représenter -1,3% du PIB en 2015 (contre 0,4% en 2013). On relèvera que ces chiffres, qui sont le produit d'une mission effectuée dans notre pays à la fin de l'année dernière, ont, depuis cette date, été corrigés par la Banque d'Algérie qui a révisé à la baisse l'excédent des paiements courants en 2013( ramené à 0,1% du PIB) tandis que les prévisions, toujours positives, pour 2014 seront sans doutes affectées par le récent accord sur Djezzy qui devrait provoquer des sorties de capitaux d'un montant compris entre 1 et 1,5% du PIB en renforçant ainsi les pressions sur la balance des paiements qui aura bien du mal, dès la fin de l'année en cours, à sauver un équilibre devenu très fragile.
Une économie mondiale toujours très "vulnérable"
Bien que les mesures prises récemment par les pouvoirs publics dans beaucoup de pays aient contribué à réduire les risques, l'économie mondiale reste selon le FMI "très vulnérable". C'est l'économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, qui le souligne : "Les risques extrêmes ont diminué mais les risques n'ont pas disparu". Il pointe en particulier "le Sud de l'Europe où l'ajustement ne peut pas être tenu pour acquis en raison de réformes financières incomplètes et d'un système financier qui reste exposé".
La montée des "incertitudes géopolitiques" au Proche- Orient ou en Europe de l'Est est également montrée du doigt. Mais la principale nouveauté du discours des experts de Washington est surtout constituée par une insistance inédite sur "une autre tendance qui pourrait à l'avenir occuper le devant de la scène : il s'agit de l'augmentation des inégalités de revenus. L'examen des retombées des inégalités de revenus sur les équilibres macroéconomiques et la conception des politiques macroéconomiques sera probablement un point de plus en plus important dans les travaux futurs du Fonds monétaire" souligne son principal expert.
H. H.
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