Connu pour sa modestie et sa courtoisie, Amar Tribeche, un des plus importants réalisateurs algériens qui s'illustre particulièrement dans les feuilletons, et que nous avons rencontré sur le tournage de sa nouvelle production Souffrance d'une femme, a parlé de son travail en cours, tout en évoquant le cinéma algérien ainsi que sa filmographie et ses feuilletons à succès. "Je ne sais faire que le cinéma, rien d'autre ! C'est un métier passionnant", indiquera-t-il. Il parle peu de lui, mais il est intarissable lorsqu'il s'agit de cinéma. Pour lui, "la formation, c'est le pilier fondamental de toute production cinématographique". "Malheureusement, nous ne disposons pas suffisamment d'écoles de formation pour assurer une meilleure qualité de travail", affirme le réalisateur de séries cultes comme Chafika, El Badhra ou encore Djourouh el Hayat. En outre, Amar Tribeche n'attend rien du privé en matière de cinéma, car, selon lui, "seul l'Etat peut investir dans le développement du cinéma". "C'est grâce à l'Etat que les Turcs ont supplanté les Egyptiens pour devenir un grand pays de producteurs de films et de feuilletons", a-t-il considéré. Et d'ajouter : "Il y un grand engouement pour les feuilletons turcs et syriens ces dernières années et nous avons toutes les capacités de produire et d'exporter pour peu qu'on suive l'exemple de ces deux pays qui ont misé sur la qualité grâce à la formation et la contribution de l'Etat". Pour le réalisateur, le cinéma et la production télévisuelle sont une source de richesse en matière de culture et d'investissement. "Ils peuvent apporter une plus-value et participer au développement économique du pays", renchérit-il. Amar Tribeche souligne, en outre, qu'il y a une volonté de l'Etat pour aider le cinéma, mais cela doit commencer par la formation car sans celle-ci et notamment celle des cinéastes, rien ne pourra avancer. Concernant son dernier feuilleton, qui sera diffusé durant le mois du Ramadhan, il est consacré une fois de plus à la femme. À ce propos, notre interlocuteur estime que "la femme est le thermomètre d'une ville et d'une société. C'est à travers la femme que je vois l'évolution d'une société". Quant à son choix de tourner la plupart des scènes de ses derniers feuilletons à Boumerdès, il considère que "Boumerdès est géographiquement accessible. En plus elle possède des sites imprenables, sans parler de sa belle lumière". Après Djourouh el Hayat et Souffrance d'une femme, Amar Tribeche pense déjà à son prochain feuilleton. Ma vie sera son titre. M. T. Nom Adresse email