Il a fallu 4 heures d'intervention des services de sécurité renforcés pour faire revenir le calme au quartier Houari-Boumediène où les agresseurs ont semé le chaos. Relogés avec "armes et bagages", des groupes de délinquants parmi les familles oranaises de Bab El-Hamra et de Médioni, bénéficiaires de logements sociaux situés dans deux sites différents dans la commune d'Oued Tlélat (Oran), sèment la terreur dans une localité connue pour sa tranquillité et l'hospitalité de ses habitants. En fait, ils empoisonnent même la vie de leurs voisins dont "la plupart sont de braves gens". En une semaine, la bande des relogés de Médioni a envoyé 5 blessés graves aux urgences médicales et plus 7 blessés légers suite à des agressions au sabre, couteaux et jets de pierres sans oublier les dégâts matériels. La nuit de jeudi à vendredi a été dramatique. Il a fallu 4 heures (21h-1h) d'intervention des services de sécurité renforcés pour faire revenir le calme au quartier Houari-Boumediène où les agresseurs ont semé le chaos. Bilan : 3 blessés graves et plus de 7 blessés légers ainsi que des dégâts matériels. Armés de sabres et couteaux, ils ont transformé les lieux en champs de bataille. D'ailleurs, ils ne sont pas à leur première agression, puisque quatre jours auparavant ils ont blessé grièvement deux personnes à l'aide d'un sabre. Du coup, les jeunes de la localité sont remontés, et une riposte à la hauteur de la violence de ces délinquants risque d'éclater d'où l'inquiétude des citoyens est à son comble. "A chaque altercation, ils s'arment de sabres et de couteaux. C'est la jungle!" peste un habitant. En effet, les citoyens s'interrogent sur l'arsenal de guerre : "Il faut les désarmer une fois pour toutes. Nous n'allons pas attendre mort d'homme", martèle un groupe d'habitants du quartier agressé. Il faut rappeler qu'une bande parmi les relogés de Bab El-Hamra a aussi semé la pagaille la nuit même de leur relogement, en imposant leur loi à propos de la gestion du parking de la cité, il y a quelques mois. Sans l'intervention du renfort de police venu d'Oran, les conséquences auraient été dramatiques. "Oran exporte bien sa violence. On inonde les communes de la périphérie de logements sociaux au profit des familles en difficulté sans les moyens d'accompagnement, et on récupère les assiettes à haute valeur foncière pour les logements de luxe", s'insurge un universitaire. N. B.