Il était minuit quand un renfort impressionnant de policiers est venu d'Oran pour que le calme revienne à la cité des 800 logements des relogés des Planteurs et Bab El Hamra à Oued Tlélat. Dès le premier jour de leur installation, les nouveaux arrivants ont délimité leur territoire en exigeant une salle de prière, le couffin du Ramadhan et surtout la gestion du parking de la cité, alors que l'APC avait déjà octroyé une autorisation à des chômeurs de la commune. La nuit de mardi à mercredi a été chaude. Armés de sabres et de matraques, les jeunes des familles relogées ont tenté d'agresser les chômeurs autorisés à garder le parking. Cette intimidation a poussé ces derniers à riposter, et une bataille rangée s'est déclenchée. On déplore un blessé léger et des véhicules endommagés. «Le comportement des nouveaux arrivants est inquiétant. Imposer leur loi de manière illégale est inacceptable», confie un groupe de citoyens rencontrés au café populaire de la localité. D'autre part, les délinquants ne veulent, en aucun cas, se plier à la loi en refusant des intrus dans leur Cité. «C'est un ghetto qui risque de se former», peste un universitaire.