Mme Mounia Meslem a révélé que son département dispose de rapports indiquant que des associations qui n'ont aucun programme et aucune activité ont reçu des milliards. Depuis Bordj Bou-Arréridj, où elle était en visite jeudi, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine a appelé à la rationalisation de la gestion et des dépenses. Mme Meslem a indiqué que son département a remarqué que dans plusieurs établissements de son secteur, le nombre d'agents est plus important que celui des résidents. "Nous allons revoir la carte du redéploiement du personnel", dira-t-elle en ajoutant qu'il est inadmissible que certains employés touchent des salaires sans rien donner, alors que d'autres n'ont jamais mis les pieds dans ces centres. "C'est une mascarade et une dilapidation des deniers publics", a-t-elle jugé. La ministre, qui a présenté un premier bilan de l'opération solidarité avec les démunis durant le Ramadhan, a indiqué que jusqu'au 7 juillet, le nombre des colis distribués a été de l'ordre de 2 079 000. Celui des repas a été de 3 200 000, servis à table ou emportés au niveau de 1191 restaurants de la Rahma ouverts dans les 48 wilayas. Mme Meslem a mis l'accent sur "la nécessaire contribution à la dynamisation du programme du ministère de la Solidarité", qui accorde la priorité aux questions de lutte contre la pauvreté et la marginalisation, vise à la promotion de la condition de la femme et appelle à l'intensification des efforts de prise en charge de l'enfance en détresse, une catégorie sociale vulnérable. "Le programme en question ouvre de larges perspectives portant, notamment sur la consolidation de la protection légale, la facilitation de l'accès à l'emploi, la protection de l'enfance et des personnes âgées et leur réinsertion dans le tissu familial", a soutenu Mme la ministre. Elle a rappelé que la société civile ne peut en aucun cas remplacer l'Etat, ceci en affirmant que son département dispose de rapports indiquant que des associations qui n'ont aucun programme et aucune activité ont reçu des milliards. "Il n'est pas question que cela continue", a-t-elle averti. "Nous n'allons aider que les associations qui entrent dans le cadre du programme du ministère", a-t-elle fait savoir en ajoutant que les associations défaillantes n'auront pas un seul centime à l'avenir. Concernant les mendiants venant des pays africains, "l'Algérie ne peut pas ne pas les recevoir. Cela fait partie de la culture d'hospitalité du peuple algérien", a-t-elle déclaré tout en espérant toutefois que les services de sécurité les regroupent pour qu'ils soient recensés avant d'être pris en charge au niveau des centres mis à leur disposition par l'Etat algérien. Mme Meslem a inauguré, au cours de cette même visite, deux centres psychopédagogiques pour enfants déficients mentaux, de 120 places chacun, dans les communes de Sidi Embarek et de Bellimour. C. B.