Des cas sont énumérés par les locataires de l'APW, qui déplorent l'impunité dont jouissent ces entrepreneurs qui bafouent leurs prérogatives et exploitent les candidats au logement. L'exemple de New House est édifiant ! Lors de la dernière session de l'APW, les élus ont décortiqué le dossier de l'habitat auquel les citoyens sont confrontés depuis des années. Un intervenant est catégorique : "Il faut faire la part des choses ! Il existe des promoteurs sérieux qui respectent la réglementation et livrent dans les délais les logements aux souscripteurs. Nous déplorons les promoteurs malhonnêtes qui ouvrent un bureau dans une cité, inscrivent des dizaines de souscripteurs auxquels ils soutirent à chacun une cinquantaine de millions de centimes en leur promettant monts et merveilles, puis disparaissent dans la nature ! Ceux que je qualifierais de promoteurs professionnels dans la magouille, s'adonnent au blanchiment d'argent en vendant sous table des dizaines de logements à des individus qui se sont enrichis subitement." En effet, des cas sont énumérés par les locataires de l'APW, qui déplorent l'impunité dont jouissent ces entrepreneurs qui bafouent leurs prérogatives et exploitent les candidats au logement. L'exemple de New House est édifiant ! Le promoteur immobilier, originaire d'une wilaya limitrophe, avait soutiré quelques milliards de centimes à des citoyens et a pris la poudre d'escampette. Ce dernier est en prison, et les 160 souscripteurs qui avaient saisi le ministère de l'Habitat doivent prendre leur mal en patience. En effet, le Fonds de garantie a confié ce projet en souffrance à l'OPGI, qui a résilié le contrat à une entreprise défaillante et s'apprête à lancer un autre appel d'offres. D'autres promoteurs sont pointés du doigt par les élus, qui réclament des mesures coercitives. Le directeur du logement concède du bien-fondé de ces préoccupations citoyennes : "Nous recevons chaque lundi de nombreux souscripteurs liés par contrat à des promoteurs qui ne respectent pas leurs engagements. Ceux qui disposent d'un VSP (vente sur plan) sont sûrs d'obtenir leur logement. Quant aux autres, nous les invitons à saisir individuellement un huissier pour ester en justice les promoteurs immobiliers défaillants qui seront obligés de se conformer aux lois de la République." La wali intervient dans le débat en rappelant qu'il appartient aux victimes de se constituer en associations pour défendre plus efficacement leurs droits légitimes. Elle poursuit : "Nous ne sommes pas partie prenante dans les contrats souscripteurs-promoteurs ! L'administration n'est pas habilitée à s'impliquer, et j'invite les familles concernées à saisir la justice, c'est le seul recours efficace qui leur permettra d'être rétablis dans leurs droits." HAMID BAALI