Les agences commerciales d'AT ouvertes dimanche 1er novembre    Sahara occidental: toute dérobade au référendum d'autodétermination rend caduc le cessez-le-feu    Les électeurs ivoiriens attendus samedi aux urnes pour élire leur président    Illizi-référendum: les bureaux itinérants accueillent les électeurs dans de bonnes conditions    L'Algérie condamne l'acte terroriste ayant ciblé un lieu de culte à Nice en France    Militaires français au Sahel. Un inconscient colonial si peu refoulé.    Cyclisme: les lauréats de 2019 récompensés à Staouéli    Foot-Covid19:le trio arbitral algérien confiné en Egypte "se porte bien"    Covid-19: 319 nouveaux cas, 195 guérisons et 7 décès    Explosion de gaz à Médéa, plusieurs blessés déplorés    Pourquoi le 1er novembre 1954 ?    ETAT DE SANTE DU PRESIDENT TEBBOUNE : La Présidence de la République rassure    Ligue 1-Covid19: le championnat peut reprendre mais sous conditions    REVOLUTION ET REVISION CONSTITUTIONNELLE : Demain, Novembre du changement    GPL : L'Algérie en mesure de convertir 500 000 véhicules/an    LE GENERAL SAID CHANEGRIHA SOULIGNE : ‘'Le personnel militaire doit avoir une conscience élevée''    Dessins et desseins de la France coloniale    Retour de la chaine Al Jazeera    FINANCE ISLAMIQUE : Forte adhésion des citoyens à Mostaganem    MASCARA : 718 mille quintaux d'olives prévus cette année    TISSEMSILT : Des secteurs d'utilité publique sans directeurs    POUR FORAGE ILLICITE D'UN PUITS A TIARET : Arrestation de 2 personnes à Medrissa    DEMANTELEMENT D'UN RESEAU DE DEALERS : Saisie de 5201 psychotropes à Tiaret    Liverpool: Van Dijk opéré avec succès    Real Madrid: un nouveau plan pour Dybala ?    Bayern Munich: Flick envoie un message à Alaba    "La honte à ceux qui séparent les épines des roses", le parcours d'une militante associative    ORAN : Un riche programme pour le Mawlid Ennabaoui    PRIX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU JOURNALISTE PROFESSIONNEL : La lauréate Leila Zerguit honorée par le wali d'Oran    Octobre rose à Constantine: des femmes atteintes de cancer du sein à cœur ouvert    Service Presse de la wilaya III historique : la communication en soutien de la Révolution    La France a mené en Algérie une "guerre totale" qui a décimé la population autochtone    Référendum : l'Algérie est en phase de franchir une "étape décisive"    Tebboune reçoit un traitement en Allemagne, son état de santé "pas préoccupant"    L'ouverture du scrutin peut être avancée dans les zones éloignées et à l'étranger    Des ateliers sur la cybercriminalité en Algérie et en Tunisie    "Cette Constitution doit passer"    10 décès et 320 nouveaux cas    Annulation de toutes les réunions physiques à l'ONU    Qui a dit que deux parallèles ne se rencontrent jamais ?    Soumana prêté une saison au NC Magra    Le stage de Zéralda a pris fin sur une bonne note    L'UA inquiète de l'afflux des terroristes étrangers en Afrique    L'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir tué 19 civils    Zeghmati "corrige" Sidi-Ali Khaldi ?    L'Opep+ a réussi à stabiliser les cours    L'Algérie procèdera à la réalisation "progressive" de centrales électriques    Les hôpitaux mobilisés à Chlef : Ouverture de nouveaux centres anti-Covid 19    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Présentation du monologue "Rouiched mon père, mon ami"
Mercredis du verbe avec Mustapha Ayad
Publié dans Liberté le 03 - 03 - 2018

L'après-midi de mercredi a été marqué par la présentation du monologue "Rouiched mon père, mon ami" du comédien Mustapha Ayad, sur la scène du Mercredi du verbe qu'anime la poétesse Fouzia Laradi à l'espace Bachir-Mentouri de l'Etablissement arts et culture.
À l'ultime coup de Brigadier, le halo de lumière a éclairé l'entrée de Mustapha Ayad durant cet après-midi du 28 février, venu présenter son monologue Rouiched, mon père mon ami sur la scène du Mercredi du verbe qu'anime la poétesse Fouzia Laradi à l'espace Bachir-Mentouri de l'Etablissement arts et culture. Se voulant tout près du "p'tit" peuple, l'acteur comédien s'est vêtu d'une casquette Gavroche et s'exprimait dans la langue derdja, où ce parler de tous les jours est accueilli à bras ouverts par l'auditoire et au cœur de l'Algérie profonde. Et plutôt qu'un traditionnel monologue écrit d'une plume trempée dans l'encrier de la moquerie et la caricature, l'acteur a choisi plutôt de causer avec son public. Oui ! Un brin de causette à bâtons rompus et dans l'ambiance bon enfant qu'il y avait jadis à la "Qahwat Châamba" de Bir-Djebah où était né en 1921 son père, le regretté Ahmed Ayad dit Rouiched.
Modeste et en dépit de son talent d'écriture scénaristique, l'orateur se défend d'avoir de la prétention littéraire, si ce n'est de conter l'itinéraire de son père, ce "compagnon". Au demeurant, l'acte d'écrire n'est qu'un aveu de gratitude du conférencier à l'égard de son "guide" qui lui a permis de s'abreuver à l'abécédaire du quatrième art aux côtés d'inaccessibles stars, dont les regrettés Allel El Mouhib et Mustapha Kateb à qui l'orateur doit son prénom Mustapha. "C'est le journaliste Djamel Bouda qui m'a mis la plume entre les doigts, m'exhortant à l'écriture du parcours de mon père sous le label de Dar El Houda. Tu arriveras ! qu'il me disait. Et, c'est ainsi que j'ai raclé le fond de ma mémoire pour collecter l'amas de souvenirs que j'ai offerts au public, en la forme d'un patrimoine qui est commun à tous les Algériens" a tenu à préciser le tribun. Et, tel le Fantôme de l'opéra, l'ombre de Hassan Terro (Mohamed Lakhdar Hamina 1968) planait au-dessus de l'assistance durant tout le temps qu'a duré le monologue, eu égard à l'évocation d'une succession d'anecdotes mais aussi de mésaventures... du fait que tout n'était pas rose sur les planches du Théâtre national algérien (TNA). "Mon père était préoccupé, voire anxieux de ce qu'il allait advenir de nous, de ces comédiens de la nouvelle vague de l'opéra Mahieddine-Bachtarzi et issus pourtant de l'école de l'art dramatique de Bordj-El-Kiffan, donc férus de la dramaturgie et de l'histoire du Théâtre. L'angoisse de mon père était d'autant justifiée, sinon qu'elle était légitime, eu égard à la précarité sociale dans laquelle s'engluait à l'époque la scène artistique" s'est désolé l'orateur. Autre grief, l'intervenant regrette aussi qu'il n'existe aucune infrastructure culturelle qui soit baptisée du nom de Rouiched, si ce n'est l'ancienne salle Le Royal d'Hussein-Dey qui est fermée parce qu'elle menace ruine... C'en est donc fini de l'idée généreuse de l'ancien Gouverneur du Grand Alger (GGA) qui n'a pas fait tache d'huile, déplore l'orateur. Mais qu'à cela ne tienne, Rouiched tout comme la pléïade d'artistes de la pièce théâtrale El bouaboune (Les concierges de Rouiched en 1970), nos chers disparus vivront dans les cœurs de leurs fans.
Louhal Nourreddine


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.