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La maternité de Sétif débordée
En l'absence de gardes dans d'autres structures sanitaires
Publié dans Liberté le 22 - 06 - 2019

Le transfert des femmes enceintes de la région d'El-Eulma et des wilayas de Bordj Bou-Arréridj et M'sila vers le service de gynécologie de l'unité mère et enfant Harchi-Messaouda rend la prise en charge des parturientes très difficile.
En effet, les maternités, voire les services de gynécologie des communes, orientent systématiquement leurs parturientes vers Sétif. Selon des sources du CHU de Sétif, les services de gynécologie de l'Etablissement hospitalier spécialisé en mère et enfant ainsi que les maternités des wilayas limitrophes précitées n'assurent pas de gardes pourtant des gynécologues y sont affectés. "Cela fait quelques jours la gynécologue de garde au niveau de l'hôpital mère et enfant d'El-Bez a assuré une garde de plus de vingt-quatre heures. C'est inadmissible ! Allez voir le registre des personnes admises et celles qui ont bénéficié d'une consultation. La plupart d'entre elles sont des wilayas limitrophes, notamment d'El Eulma", nous dira une sage-femme qui était au bord de la dépression à cause de la charge de travail insupportable.
Les opérations visant la réorganisation de la maternité de Sétif et des différentes unités des EPSP de la wilaya semble ne pas réaliser les résultats escomptés car les parturientes des contrées précitées continuent à affluer vers la maternité de Sétif qui ne compte que 155 lits dont 33 pour les grossesses à haut risque. "Lors des horaires de visite, vous pouvez jeter un coup d'œil dans les salles. Il y a des parturientes qui dorment à même le sol. Certaines d'entre elles sont à deux et parfois à trois par lit. Il n' y a aucune intimité. Pis encore, cette situation influe énormément sur la santé des femmes qui sont au niveau du service des grossesses à haut risque. Imaginez une parturiente qui souffre du diabète ou de l'HTA qui se retrouve dans le même lit avec d'autres parturientes", nous dira un responsable au niveau du CHU Saâdna-Abdennour. Même si les résultats présentés jeudi dernier, lors d'une journée de formation organisée au niveau de l'hôpital mère et enfant de Sétif et à laquelle ont été conviés plus de 150 participants sont encourageants, car selon les responsables le nombre de décès maternels a été réduit à la baisse, par contre les conditions de prise en charge des parturientes et de travail pour les praticiens sont catastrophiques. Rappelons que selon les chiffres de la Direction de la santé et de population de la wilaya de Sétif, en 2018, les maternités de la wilaya ont enregistré pas moins de 53 540 admissions dont 42 853 accouchements par voix basse et 10 687 par césarienne. Il est à noter que les services de prévention maternelle et infantile à travers 31 structures de la santé de plusieurs communes de la wilaya semblent incapables de suivre la dynamique à cause du manque cruel de personnel et de moyens. L'exemple criant est la fermeture d'une unité mère et enfant à Bazer dans la commune d'El-Eulma. L'année passée, sur les 6099 grossesses à haut risque, la maternité de Sétif a assuré le suivi de 4098 parturientes contre seulement 983 cas au niveau de l'EHS d'El-Eulma et 1018 cas au niveau des autres structures de la wilaya. En 2018, le taux de mortalité chez les femmes enceintes et chez les nouveau-nés est, selon plusieurs sources médicales concordantes, très élevé, voire alarmant. Il est à noter que la maternité de Sétif enregistre chaque année l'admission de pas moins de 20 000 parturientes dont plus de 6 000 accouchements avec 4 à 5 000 naissances. Cette situation nécessite l'intervention du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière afin d'améliorer les conditions de travail pour les différents intervenants et du coup une meilleure prise en charge des parturientes.

FAOUZI SENOUSSAOUI


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