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Béjaïa : le front social en ébullition
GRÈVES, SIT-IN, BLOCAGE DE ROUTES, FERMETURE DE SIÈGES d'APC...
Publié dans Liberté le 17 - 09 - 2019

Aux manifestations du "hirak" viennent se greffer des actions de protestation aux quatre coins de la wilaya.
Plusieurs mouvements de protestation ont été enregistrés dans la seule journée d'hier, notamment dans la région de la vallée de la Soummam.
À Akbou, deuxième centre urbain après le chef-lieu de wilaya, le siège de la mairie est fermé depuis dimanche 15 septembre par des citoyens en colère contre les élus locaux. Au premier jour, le siège de l'APC a été assiégé, dès 8h, par des dizaines de citoyens qui ont organisé un rassemblement de protestation, sur la place Colonel-Amirouche, jouxtant le siège de l'APC d'Akbou, à l'initiative du Collectif citoyen d'Akbou (CCA), qui organisait jusque-là un sit-in hebdomadaire, chaque samedi matin, devant l'entrée principale de l'hôpital Akloul-Ali de la même ville.
Dénonçant "le laxisme et la passivité" des autorités locales face à l'état de dégradation très avancée dudit établissement public hospitalier (EPH), les manifestants ont fustigé l'exécutif communal, accusé de "mauvaise gestion" et de "fuite en avant".
Plusieurs militants politiques et animateurs du mouvement populaire au niveau local ont pris la parole devant la foule pour pointer du doigt "l'incurie" et "l'incompétence" de l'exécutif communal qui, selon eux, n'arrive toujours pas à faire sortir leur ville du marasme socioéconomique dans lequel elle patauge depuis une vingtaine d'années. Accusant ouvertement l'édile communal d'Akbou d'"incompétent" et de "mauvais gestionnaire", le militant Zahir Benkhellat, membre actif du CCA, déplore que "la commission d'enquête promise par le président de l'APW de Béjaïa sur la gestion des affaires de l'hôpital Akloul-Ali n'ait pu voir le jour". "Nous demandons à ce que la lumière soit faite sur les dessous de la gestion catastrophique de notre établissement hospitalier, au même titre que les affaires de notre commune qui, en dépit de l'embellie financière, vit une situation de sous-développement sans précédent", nous a déclaré M. Benkhellat, avant d'ajouter : "La population d'Akbou réclame le départ du directeur de l'hôpital ainsi que celui de l'exécutif communal, dont le président d'APC est membre du conseil d'administration de cet EPH."
Hier encore, ce sont les habitants du quartier Metidji qui ont pris le relais, en procédant à la fermeture de leur mairie. Ils se plaignent de la dégradation de leur cadre de vie. Détérioration des chaussées, baisses récurrentes de tension du courant électrique, manque d'eau potable, absence d'espaces de détente et de loisirs…, autant de doléances exprimées par les manifestants.
Nous avons tenté à maintes reprises de joindre au téléphone le premier magistrat d'Akbou. En vain. Son portable étant éteint durant toute la journée d'hier.
Par ailleurs, dans la daïra limitrophe d'Ifri-Ouzellaguen, c'est la RN26 qui était bloquée, à hauteur du pont enjambant l'oued d'Ighzer Amokrane, par les bénéficiaires des 730 logements sociaux du nouveau pôle urbain de Hellouane. Les citoyens protestataires qui ont barricadé la chaussée depuis dimanche dernier réclament les clés de leurs logements, dont la liste des prébénéficiaires a été rendue publique en 2014. Ils dénoncent le retard flagrant que connaissent les travaux des VRD engagés au niveau de cette nouvelle cité, dont le projet a été lancé en 2012. En outre, ils demandent aux autorités compétentes d'"ouvrir une enquête judiciaire sur les dossiers de corruption au niveau
local".
Avant-hier, vers 12h, les habitants du quartier de Hellouane, situé à la sortie ouest de la commune d'Ouzellaguen, sont descendus, à leur tour, dans la rue pour fermer l'axe routier reliant leur localité à la ville d'Akbou. La raison ? Les services techniques de la SDE (ex-Sonelgaz) tardent à intervenir pour rétablir le courant électrique. La chute accidentelle d'un fil électrique, survenue la veille sur le réseau principal a plongé ce quartier populaire dans le noir. D'où la colère de ses habitants qui n'ont rien trouvé de mieux pour se faire entendre que de recourir à cette action radicale, devenue décidément un moyen de pression efficace ! De leur côté, les transporteurs de voyageurs de la daïra de Chemini ont observé ces deux derniers jours une grève illimitée, en signe de protestation contre la dégradation avancée de l'état du CW173 reliant leur localité à la ville de Sidi Aïch.

KAMAL OUHNIA


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