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La guerre des prix ne profite à aucun producteur
Etude de l'institut français IFP Energies nouvelles sur le pétrole
Publié dans Liberté le 29 - 03 - 2020

Entraînés dans une spirale descendante, suite à la rupture de l'alliance Opep-Russie sur la réduction de la production de pétrole brut et l'impact du Covid-19 sur l'économie mondiale et la demande de pétrole, les prix du brut ont chuté drastiquement. "La baisse actuelle des prix du brut est l'une des plus abruptes de ces 20 dernières années", relève l'IFP Energies nouvelles.
Avec un effondrement de plus de 60% des cours en seulement 9 semaines, indique l'Institut français de pétrole, cette crise dépasse de loin celle du Sras en 2003 et le choc pétrolier de 2014. "En combinant à la fois un choc de l'offre et un choc de la demande, cette crise pétrolière ressemble beaucoup plus, dans sa forme, à la crise économique de 2008, mais en plus intense", estime l'IFP.
Officiellement, rappelle l'institut de recherche français, l'accord Opep+ visant à réduire la production de 2,1 millions de barils par jour expire à la fin du mois de mars. Suite à l'échec de la réunion du 6 mars, l'Arabie Saoudite a annoncé une augmentation de sa production à 12,5 millions de barils par jour, supérieure à sa capacité de production actuelle, estimée à 12 millions par jour par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
La Russie a, pour sa part, annoncé une augmentation de sa production de pétrole de 200 000 à 300 000 barils par jour. Les données d'observation du trafic maritime pour la semaine du 9 au 15 mars 2020 montrent cependant que les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient sont stables pour le moment, alors que la Russie a annoncé jeudi dernier une augmentation de seulement 72 000 barils par jour de ses exportations via le réseau de pipelines Transneft, constate l'IFP Energies nouvelles.
Même si dans le contexte économique actuel aucun des deux pays n'a un réel intérêt à augmenter sa production et à mener une guerre des prix, l'absence d'accord entre l'Opep et la Russie supprime toute notion de prix plancher pour le pétrole brut, ce qui alimente la volatilité des cours et permet d'envisager des scenarii très bas avec des prix du pétrole brut autour de 20 dollars le baril (Glodman Sachs pour le 2e trimestre), voire moins pour certains analystes (Citigroup).
"Dans ce contexte, l'administration américaine a finalement décidé de réagir afin de protéger son industrie pétrolière, qui avait été durement touchée lors du krach pétrolier de 2014 avec plus de 110 sociétés américaines ayant déposé le bilan et une dette cumulée de plus de 74 milliards de dollars", affirme l'institut de recherche français.
Ce dernier estime qu'étant donné le niveau des prix du pétrole brut, plus de 20% de la production américaine de pétrole est actuellement en dessous du seuil de rentabilité. La stratégie américaine repose à la fois sur un soutien du prix du brut via l'achat de la production de pétrole américain pour remplir les réserves stratégiques et sur la géopolitique en ouvrant les discussions avec l'Arabie Saoudite et en dépêchant un envoyé du gouvernement à Riyad.
L'IFP Energies nouvelles indique qu'une autre action a été envisagée par Ryan Sitton, l'un des trois commissaires de la Texas Railroad Commission (TRC), le régulateur américain de l'industrie pétrolière au Texas, qui a discuté avec le secrétaire général de l'Opep d'une réduction coordonnée de 10% de la production de pétrole brut. "L'intervention de la TRC à ce niveau est inédite, sa dernière intervention remontant aux années 1970", affirme l'institut français.
Cependant, souligne-t-il, "même si la TRC peut légalement imposer une réduction de production aux producteurs texans, ce plan a très peu de chances de réussir, étant donné l'opposition des autres commissaires de la TRC qui considèrent cette mesure comme anticoncurrentielle et difficile à mettre en place, compte tenu du nombre important de producteurs indépendants au Texas".

Meziane RABHI


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