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Perspectives moroses pour l'économie algérienne
Prévisions de la Banque africaine de développement
Publié dans Liberté le 09 - 07 - 2020

Le produit intérieur brut (PIB) réel de l'Algérie devra se contracter de 4,4% dans le scénario de base, si la pandémie recule ce mois juillet, et de 5,4% dans le scénario pessimiste, si la pandémie se poursuit jusqu'en décembre. C'est ce que prévoit la Banque africaine de développement (BAD) qui vient de publier son supplément "Perspectives économiques en Afrique 2020". La perte potentielle de recettes fiscales et non fiscales liée à la chute des exportations de pétrole devrait entraîner des déficits budgétaires à deux chiffres dans les deux scénarios, et jusqu'à 17% du PIB dans le scénario le plus pessimiste.
Le déficit du compte courant suivrait la même trajectoire à la suite du gel ou du report de certains investissements directs étrangers, qui avaient augmenté de 22% en 2019. En conséquence, indique le rapport de la BAD, le déficit du compte courant devrait s'aggraver de 6,3 à 8,4 points de pourcentage par rapport aux prévisions initiales, et atteindre 20% du PIB dans le cas du scénario pessimiste. Selon la BAD, l'Algérie souffrirait également de la baisse des envois de fonds de sa diaspora vers le pays en raison du ralentissement général de l'activité économique dans les pays où vivent ses ressortissants.
Le rapport évoque aussi une dépréciation marquée des taux de change. En revanche, l'Algérie ne devrait pas être confrontée à des pressions inflationnistes en 2020. La BAD estime que la croissance pourrait rebondir en 2021 du fait d'une amélioration attendue des prix des hydrocarbures et d'un effet de rattrapage mécanique. "Très dépendante des cours mondiaux du pétrole — les exportations pétrolières représentent plus de 93% du total des exportations et constituent la principale source de revenus de l'Etat —, l'économie algérienne a été sévèrement touchée par la chute des prix du brut depuis 2014 et la baisse de la valeur de ses exportations qui en découle", souligne le rapport.
La croissance du PIB réel, qui était de 3,2% en 2016, est tombée à 0,7% en 2019. "Outre la baisse de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures, la croissance a été freinée par le ralentissement de la consommation privée et le gel des investissements publics à la suite des coupes budgétaires", constate la BAD. Evoquant l'état de préparation du secteur de la santé, le rapport relève que l'Indice mondial de sécurité sanitaire 2019 a classé l'Algérie au 173e rang sur 195 pays dans le monde, et au 44e rang sur 54 pays en Afrique.
L'Algérie est mal classée en termes de capacité de détection (124e), de respect des normes internationales (184e) et de capacité à réagir rapidement aux pandémies (181e). Le rapport est, en outre, revenu longuement sur les mesures prises par le gouvernement, visant à soutenir l'activité économique, à préserver l'emploi et à limiter la détérioration des comptes publics et extérieurs algériens. Parmi les principales mesures prises, la BAD cite, notamment, le report des déclarations et du paiement des impôts, la réduction du taux directeur de la Banque centrale et l'abaissement du taux de réserves obligatoires.

Meziane Rabhi


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