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La planche à billets est-elle inévitable ?
Contraction des liquidités bancaires
Publié dans Liberté le 17 - 09 - 2020

Regain d'inquiétudes sur la liquidité bancaire. Confrontée à une baisse importante de la liquidité bancaire cette année, la plus haute autorité monétaire vient de desserrer l'étau sur les banques de la place, révisant à 3% le taux de réserve obligatoire.
C'est la troisième fois, en un laps de temps de six mois seulement, que la Banque d'Algérie abaisse le taux de réserve obligatoire ; celui-ci est passé ainsi de 12 à 8% à la mi-mars, de 8 à 6% début mai et de 6 à 3% cette semaine, accréditant ainsi l'idée de regain de tension sur les liquidités.
Cet artifice s'apparente à une tentative de repousser l'échéance d'un retour presque inéluctable à la fameuse planche à billets, présentée à la mi-2017 comme étant un coup de génie du président Bouteflika, permettant au pays d'éloigner le spectre de l'endettement extérieur.
Ces récurrentes interventions de la Banque centrale rappellent curieusement son activisme de 2016-2017 précédant de peu l'option prise pour la planche à billets.
Au lendemain d'un retournement si spectaculaire du marché pétrolier, amorcé dès l'été 2014, la liquidité entamait un important mouvement baissier à compter de 2016, obligeant la Banque centrale à entreprendre des opérations de réescompte et d'open market, ponctionnées d'une baisse des réserves obligatoires.
Cette quête de liquidité au moyen d'artifices monétaires s'était accentuée, alors que les avoirs du FRR s'évaporaient à vive allure jusqu'à épuisement en février 2017, période durant laquelle le gouvernement Sellal se faisait conseiller sur la planche à billets qui devait renflouer de nombreuses caisses mises à rude épreuve par la chute de la liquidité bancaire.
Dès octobre 2017, la Banque centrale s'était mise à imprimer aux fins de monétiser les déficits, produisant un peu plus de 6 500 milliards de dinars, bien au-delà des montants conseillés par les consultants du gouvernement Sellal. Dans ces baisses à répétition du taux de réserve obligatoire, entamées depuis mars, il y a comme un air de déjà vu qui rappelle l'adoption de la planche à billets dès l'été 2017.
Le bilan de cette séquence a été ainsi plus que mitigé, mais qui risque de se répéter sous peu, tant il est vrai que l'interventionnisme de la Banque centrale renseigne bon gré mal gré de cette difficulté à libérer la liquidité, alors que les besoins en financement n'ont jamais été aussi importants.
Cette difficulté a été aggravée par le phénomène de la thésaurisation et l'érosion de la confiance des épargnants et des agents économiques, "ne croyant plus en la capacité de la Banque centrale à garantir la solidité des banques et, par conséquent, la solidité du système monétaire et financier".
Ce paragraphe d'une interview qui nous a été accordée récemment par l'économiste Yassine Benadda souligne à sa façon que les palliatifs prescrits jusqu'ici par la Banque centrale continuent d'accroître considérablement l'inquiétude sur la liquidité bancaire. Une fois de plus, la planche à billets risque d'être sollicitée, faute de solutions miracles à la contraction des liquidités.

Ali TITOUCHE


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