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Les villageois veulent redorer le blason d'Imesdourar
mobilisés pour une opération de réhabilitation
Publié dans Liberté le 26 - 10 - 2020

Depuis plus de deux mois, les villageois s'y rendent pour participer à une opération d'envergure qui vise à redorer le visage de ce village qui a été abandonné depuis de longues années. Ils veulent faire d'Imezdourar une destination touristique pour les amoureux de la nature.
Imezdourar, un village du Djurdjura situé au pied du mont Lalla Khedidja, à une dizaine de kilomètres au nord de la commune de Saharidj, est au cœur d'une grande opération de réhabilitation. Le volontariat auquel des centaines d'habitants prennent part est déjà à son huitième week-end. Des jeunes, payés par le village, travaillent aussi durant la semaine.
Depuis plus de deux mois, les villageois s'y rendent pour participer à cette opération d'envergure qui vise à redorer le blason de ce village qui a été abandonné depuis de longues années. Vendredi 23 octobre, on y a rencontré des habitants de tous les âges. Ils sont venus de partout.
Tous à l'œuvre pour ressusciter cette région de montagne qui a vu naître et grandir leurs parents et leurs grands-parents, forcés à l'exode. L'absence de commodités a fait de ce village l'un des endroits les plus inhospitaliers de la wilaya.
Les montagnards y menaient un dur quotidien. Les derniers ayant tenu tête à la vie de montagne ont été contraints de fuir l'insécurité qui s'était installée avec l'avènement du terrorisme islamiste. L'idée de ce vaste chantier a germé au cours d'une discussion entre des jeunes d'Imezdourar qui voulaient aménager la source Ameziav, un lieu où se rencontrent les villageois.
Les initiateurs ne savaient pas que la petite idée qu'ils avaient évoquée allait mobiliser tout le monde en si peu de temps. Les habitants se sont donc mis d'accord pour entamer en premier l'aménagement des deux principales sources situées au cœur du village.
Il s'agit des sources Ameziav et Tala Lhaq. Plusieurs travaux ont été déjà réalisés. Des fresques murales ont été dessinées par des artistes du village. Ils ont lancé un autre chantier et non des moindres : l'élargissement de la ruelle principale du village pour en faire une route carrossable.
C'est un travail colossal qui consiste à l'élargissement de la ruelle pour permettre aux habitants d'accéder avec leur véhicule à leur domicile. "Tout a commencé lors d'une discussion entre nous. Nous étions quatre jeunes du village Imezdourar. Nous discutions d'une action de réhabilitation de la source Ameziav. On ne s'attendait pas à ce que le village tout entier adhère à notre action.
Il a suffi juste de lancer un appel via les réseaux sociaux pour que les villageois se mobilisent. Nous avons pu collecter une somme de près de 6 000 DA pour pouvoir lancer les travaux", a déclaré Addar Oulaïd. Le lendemain, les jeunes ont entamé les travaux. Les villageois qui vivent éloignés les uns des autres depuis des années se sont retrouvés dans la convivialité.
"Après l'aménagement des deux sources, les volontaires ont entamé les travaux d'ouverture de la route. Des familles ont accepté de céder une partie de leurs terrains et des murs ont été démolis pour permettre l'élargissement de l'ancienne ruelle.
Cet esprit d'entraide nous encourage à aller de l'avant", ajoute un autre jeune. Madjid Agad, un habitant d'Imesdourar, estime que la route qui va s'ouvrir désenclavera le village et permettra aux familles d'accéder à leurs terres. "Dans ce village qui a été abandonné faute de moyens, nous pratiquons l'élevage bovin et caprin.
Une activité qui fait vivre plusieurs familles. Avec tout ce que nous faisons aujourd'hui, la filière de l'élevage connaîtra un essor considérable", dit-il. Ainsi, une fois les travaux de réhabilitation terminés, les villageois ont d'autres défis à relever.
Le raccordement au réseau de gaz naturel demeure l'une des doléances de la population. Avec l'ouverture de la route et la réhabilitation des ruelles, les habitants estiment que les autorités locales n'auront pas de prétexte à faire valoir pour ne pas réaliser ce projet.La rigueur de l'hiver fait fuir les villageois qui n'y retournent qu'au début du printemps.
L'arrivée du gaz naturel à Imesdourar inverserait l'exode. L'une des préoccupations des villageois concerne la chute des roches qui constituent une réelle menace sur le village. Il y a quelques années, une maison a été déjà touchée par un bloc de roches qui s'est détaché. La menace persiste pendant la saison des intempéries.
La délocalisation du village vers un autre endroit sécurisé a été posée par les habitants. Les autorités locales ont été saisies durant les années 2000, mais le projet reste sans suite. "La question est toujours d'actualité. Nous voulons une extension du village de façon à ce que nous gardions notre particularité et l'aspect montagnard du village.
C'est un village exigu. Il n'y a pas de terrains", a souligné un habitant. Les villageois ne comptent pas s'arrêter à mi-chemin. Ils veulent faire d'Imesdourar une destination touristique pour les amoureux de la nature. Une centaine de personnes y ont déjà séjourné lors d'une manifestation organisée par l'association tourisme et civisme Tala Rana il y a quelques années.

Ali CHERARAK


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