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Sans relief
La campagne référendaire a pris fin hier
Publié dans Liberté le 29 - 10 - 2020

Engagée dans un contexte de crispation politique et de crise sanitaire défavorable, la campagne électorale pour le projet de révision de la Constitution n'a pas drainé les masses.
Elle s'achève comme elle a commencé : très timidement, sans engouement populaire et sans la participation des partis de l'opposition démocratique et du chef de l'Etat dont le projet figure pourtant parmi ses principales promesses électorales. Après trois semaines, la campagne électorale en vue du référendum sur la révision de la Constitution, prévue dimanche prochain, a pris fin, hier à minuit, comme le stipule la loi relative au régime électoral.
À compter d'aujourd'hui, le silence électoral s'imposera donc à tous les acteurs impliqués dans cette campagne dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle était sans relief. Non seulement parce qu'elle s'est déroulée à l'ombre d'une crise sanitaire, principale préoccupation de l'heure des citoyens, mais parce qu'elle n'a pas réussi à susciter l'engouement populaire qu'aurait, en d'autres circonstances, provoqué un projet d'une telle importance.
Mais au-delà des raisons qui peuvent expliquer l'apparent faible intérêt des Algériens à ce rendez-vous, dont notamment le contexte dans lequel il intervient, il convient de relever que durant trois semaines, seuls les partisans du "oui" ont eu droit de cité. Ils étaient les seuls à être autorisés à animer des meetings et les seuls à avoir accès aux médias officiels.
Tous les autres partis, qui ont rejeté le processus ou souhaité opter pour le "non", ont été réduits au silence. Et l'essentiel des animateurs de cette campagne en faveur du "oui" était composé des partis et autres associations qui constituaient la base politique et sociale de l'ère Bouteflika.
Outre le FLN et le RND, il y avait aussi le parti TAJ, le mouvement El-Islah, El-Bina et d'autres organisations telles que l'Organisation nationale des enfants des moudjahidine (Onem), la Coordination nationale des enfants de chouhada (Cnec), les Scouts musulmans algériens (SMA), l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et l'Union nationale des paysans algériens (UNPA).
À cela s'ajoutaient quelques petits partis sans réel ancrage populaire. S'il faut sans doute se garder de tirer des conclusions hâtives, il reste que l'implication de ces seuls partis, dont le crédit a été remis en cause par le mouvement populaire, a pu avoir un effet repoussoir.
Ce n'est peut-être pas sans raison que le gouvernement a décidé de jeter toutes ces forces dans la bataille dans l'espoir de convaincre les récalcitrants et mobiliser en faveur d'un projet loin de faire le consensus, si l'on se fie aux polémiques autour de l'identité ou encore de la nature du régime tout comme autour de son processus d'élaboration.
Hier, pas moins d'une dizaine de ministres, y compris le chef de la diplomatie, fait assez rarissime, étaient en campagne dans plusieurs wilayas du pays pour exhorter les Algériens à voter massivement en faveur de la mouture. Avant-hier, c'est le Premier ministre lui-même, Abdelaziz Djerad, qui a animé un meeting à Alger pour plaider la cause de la nouvelle Constitution.
Une cause également défendue par le chef d'état-major de l'armée lors de ses récentes sorties dans certaines régions militaires. Seul grand absent de la campagne : Abdelmadjid Tebboune. Hormis son plaidoyer via les médias, il n'a animé aucun meeting. Et depuis quelques jours, c'est son état de santé qui fait l'objet d'interrogations.
Selon la présidence de la République, il est hospitalisé à Aïn Naâdja après avoir été mis à l'isolement volontaire pendant cinq jours. "Sur recommandation de ses médecins, le président Abdelmadjid Tebboune est rentré dans une unité de soins spécialisés de l'hôpital central de l'armée d'Aïn Naâdja à Alger", a indiqué un communiqué de la Présidence.
"Son état de santé est stable et n'inspire aucune inquiétude", selon le texte qui ne précise pas, cependant, la durée d'hospitalisation, ni les raisons de celle-ci. "Le président de la République poursuit ses activités quotidiennes depuis son lieu d'hospitalisation", a ajouté le texte. Son éventuelle absence risque-t-elle d'avoir un impact sur la suite des événements ?

Karim K.


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