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Les civils piégés à l'approche de la bataille de Mekele
Conflit dans le Tigré, en Ethiopie
Publié dans Liberté le 25 - 11 - 2020

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu hier sa première réunion, à huis clos, sur la guerre au Tigré, à la demande notamment de l'Afrique du Sud, dont le chef de l'Etat, Cyril Ramaphosa, préside actuellement l'Union africaine (UA).
Les appels à la médiation et à la protection des populations civiles du Tigré se sont multipliés ces deux derniers jours, après l'ultimatum de 72 heures donné dimanche soir par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, aux dirigeants de la région dissidente pour se rendre. L'"opération militaire" lancée le 4 novembre par le pouvoir fédéral éthiopien contre les autorités du Tigré, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), est entrée dans une phase décisive, selon Addis Abeba. Le pouvoir fédéral assure être en mesure, après avoir progressé sur plusieurs axes, de lancer la bataille de Mekele, la capitale de la région, afin d'en déloger les dirigeants du TPLF et de les remplacer par une nouvelle administration. Dimanche soir, M. Abiy a lancé aux dirigeants du Tigré un ultimatum de 72 heures pour se rendre, auquel le président du Tigré et chef du TPLF, Debretsion Gebremichael, a répondu : "Nous sommes un peuple de principes et prêts à mourir."
La perspective d'un assaut contre Mekele, qui compte 500 000 habitants, outre un nombre indéterminé de déplacés qui s'y sont réfugiés depuis le début du conflit, inquiète la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l'Homme. "Tandis que les troupes fédérales éthiopiennes entament leurs préparatifs pour encercler Mekele, Amnesty International rappelle à toutes les parties qu'attaquer délibérément des civils (...) est interdit par le droit humanitaire international et constitue un crime de guerre", a souligné dans un communiqué Deprose Muchena, responsable Afrique de l'Est et australe pour l'organisation.
L'UA, dont le siège est installé dans la capitale éthiopienne, a nommé plusieurs envoyés spéciaux – les anciens présidents mozambicain Joaquim Chissano, libérienne Ellen Johnson-Sirleaf et sud-africain Kgalema Motlanthe – pour une médiation. Mais lundi, le porte-parole de la cellule de crise gouvernementale pour le Tigré, Redwan Hussein, a réitéré en substance le refus d'Addis Abeba d'ouvrir des pourparlers à ce stade, tout en précisant que le gouvernement "parlerait avec ces envoyés par respect pour (...) les dirigeants africains".
De leur côté, "les Etats-Unis appellent à une médiation en Ethiopie et soutiennent les efforts menés par Cyril Ramaphosa et l'Union africaine pour mettre fin maintenant à ce tragique conflit", dans un message diffusé sur Twitter par le Conseil de sécurité nationale, un organe présidentiel américain. La France a également apporté son soutien aux initiatives de l'UA "en vue d'un règlement du conflit", selon la porte-parole de la diplomatie française, Agnès von der Mühll. Le conflit a déjà poussé quelque 40 000 habitants du Tigré à se réfugier au Soudan et provoqué d'importants déplacements internes à la région, sans qu'on en connaisse l'ampleur exacte.
Les tensions entre Addis Abeba et le TPLF, qui a contrôlé durant près de trois décennies l'appareil politique et sécuritaire éthiopien, ont culminé avec l'organisation en septembre au Tigré d'un scrutin qualifié d'"illégitime" par le gouvernement fédéral. M. Abiy a justifié l'envoi de l'armée au Tigré en accusant le TPLF d'avoir ensuite attaqué deux bases de l'armée fédérale dans la région, ce que nient les autorités tigréennes.

R. I./Agences


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