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Le fort de Gouraya, un site à sauvegarder
DES CITOYENS LANCENT UNE PETITION pour sa fermeture aux visiteurs
Publié dans Liberté le 01 - 03 - 2021

Le site est sujet non seulement à une dégradation naturelle, mais aussi à des actes de vandalisme appelant à une intervention rapide pour le sauvegarder.
Des universitaires, dont des enseignants d'architecture et d'urbanisme de l'université Abderrahmane-Mira, des militants associatifs et autres citoyens viennent de lancer une pétition en ligne pour demander la fermeture du fort de Gouraya aux visiteurs.
Une fermeture temporaire qui permettra, selon les signataires, de "sauver ce qu'il reste de ce fort, qui servait jadis, à protéger l'ancienne capitale des Hammadites", en attendant le lancement des opérations de consolidation, de conservation et de restauration de ces monuments historiques qui ne cessent de tomber en ruine.
"Des photographies prises le 30 janvier 2021, montrent l'état désolant d'une dégradation avancée du fort de Gouraya. En plus de l'effondrement total de certains pans de mur, désolidarisation d'éléments de structure tels les arcs et les voûtes, prolifération végétale, la vandalisation du site est toute aussi présente", déplorent les initiateurs de la pétition adressée aux autorités compétentes, dont le ministère de la Culture et le wali.
Les pétitionnaires ont organisé, samedi, une marche vers le fort de Gouraya, où ils ont organisé un sit-in pour tirer la sonnette d'alarme quant à la dégradation de ce monument considéré comme témoin séculaire de l'histoire de l'ex-Saldae.
Figure parmi les initiateurs de cette pétition, Mme Manel Ouaret-Ladjouze, architecte qualifiée des sites et monuments historiques, et maître de conférences à l'université Abderrahmane-Mira.
Outre le phénomène de l'effondrement du fort de Gouraya, dû principalement à l'érosion du relief terrestre et rocheux du mont éponyme, et des actes du vandalisme que subit le site, Mme Ouaret-Ladjouze soulève le problème de pollution qui affecte l'environnement au niveau de cet espace naturel, pourtant protégé, abritant un important pan de l'histoire de la région, mais aussi une réserve de biosphère, à savoir le parc national de Gouraya (PNG).
"Je ne parlerai pas des ordures jetées par-dessus la falaise, une partie considérée réserve de la biosphère et protégée dans le cadre du PNG. Le danger est bien réel et clair, pour le monument et pour les usagers !", s'indigne notre interlocutrice.
Mettant en exergue l'importance que revêtent ces monuments historiques, cette enseignante-chercheuse en architecture tient à rappeler que "le site n'a été classé patrimoine national par le ministère de la Culture qu'en 2009", déplorant que "les travaux de conservation tardent à voir le jour".
Pour elle, laisser donc des visiteurs dans l'enceinte où se trouvent les décombres de murs effondrés, "représente une grande contrainte pour pouvoir restituer ces derniers, déplacer les blocs de pierre ou les briques, c'est aussi détruire les strates et preuves constructives et historiques qui serviront à la restauration future du fort !".
Selon Mme Ouaret-Ladjouze, le site devient, aujourd'hui, "un danger réel pour les visiteurs", estimant que "nonobstant les conditions climatiques et l'usure du temps, la présence d'une poignée de visiteurs par jour, libre de faire ce qu'elle veut des ruines poserait un grand problème, pour l'état du monument, pour les procédures de conservation à tenir, mais à son exposition au danger d'effondrement".
Parfois au péril de leur vie, certains visiteurs n'hésitent pas à monter sur des fragments de murs affaiblis, à arracher ce qui reste des briques, déplacer des pierres écroulées et retrouvées par terre ou encore à laisser leurs tags et graffitis sur les pierres en guise de témoins de leur passage, témoigne notre interlocutrice qui soutiendra qu'"il serait donc impératif et judicieux de fermer la porte du fort aux visiteurs, en attendant les interventions de conservation".
"En tant que citoyens béjaouis et algériens, nous devons nous mobiliser, et demander aux autorités concernées de sceller les lieux de ce site. Battons-nous pour sauver ce qu'il reste de ce fort, qui servait jadis à protéger la ville, aujourd'hui il nous interpelle ! À notre tour de défendre ce site et le protéger pour que nos enfants puissent s'identifier à leur patrimoine", concluent les signataires de la pétition initiée par Mme Ouaret-Ladjouze.

KAMAL OUHNIA


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