Le Président Tebboune distingué par l'Union arabe des engrais    APN: reprise du débat autour de la Déclaration de politique générale du Gouvernement    4e Commission de l'ONU: le représentant du Pérou affirme le soutien de son pays à la décolonisation du Sahara occidental    CDH: appel à la protection des détenus politiques dans les prisons marocaines    Gymnastique/Championnat arabe: le staff technique satisfait des performances des algériens    Justice: installation des nouveaux président et commissaire d'Etat du Conseil d'Etat    Financement de la campagne présidentielle: 8 ans de prison ferme pour Saïd Bouteflika    Réunion de la Commission régionale de l'OMT Pour l'Afrique: Hamadi en Tanzanie    Pluies sur plusieurs wilayas de l'intérieur du pays à partir de mardi    Accidents de la circulation: 28 décès et 1275 blessés en une semaine    Tir d'un missile balistique Nord-coréen: Tokyo, Séoul, Washington et Bruxelles condamnent    Gymnastique/Championnat arabe: l'Egypte remporte le titre en individuel et par équipes    Un cas psychiatrique!    Conseil des ministres: L'importation des tracteurs agricoles de moins de 5 ans autorisée    Défis africains de la COP 27    Ligue 1 (6ème journée): Première victoire de la JSK et du MCO    Valse des entraineurs: C'est l'esprit amateur qui prévaut    Championnat arabe des clubs de judo «minimes»: Les jeunes du CSA Nour Bir El Djir s'illustrent    Revente en l'état: Le nombre des importateurs est passé de 43.000 à 13.000    Sommet arabe d'Alger: Les attentes palestiniennes    Hygiène, informel, constructions illicites, stationnement anarchique...: Le wali «sermonne» les élus de l'APC d'Oran    Dernière ligne droite avant la mise en service du téléphérique: Des essais sur tronçon de près de 1.900 mètres    Pour ramassage de déchets plastiques: Un véhicule saisi et trois personnes interpellées    «C'est l'artère qui alimente le corps de bataille»    Les challenges de 2023    Bientôt le dénouement?    Belaïli met les points sur les «I»    Le CRB confirme    Belatoui espère un véritable départ    Washington dissipe les nuages    Une «pré-COP» en terre africaine se tient à Kinshasa    Une délégation ouest-africaine à Ouagadougou    Les députés relèvent l'absence de chiffres    «C'est une prouesse diplomatique»    Les coupures d'eau exacerbent les habitants    La menace invisible    «Le bilan est positif, mais incomplet»    «La colonisation n'a pas été un long fleuve tranquille»    Pourquoi Caritas n'exerce plus en Algérie    Une figure historique majeure    Elections communales partielles à Bejaia: la gestion participative domine la campagne    L'invitation des artistes étrangers pour des spectacles fixée par décret    De l'engeance des «pourboireux»    Naissance de l'Association algérienne de l'anglais pour la science et la technologie    "Saint Augustin, un symbole de l'attachement à la patrie, à la paix et au dialogue"    Trabendisme mental !    Une sérieuse alerte    Mouvement dans le corps des Secrétaires généraux des wilayas    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Fadhma Ath Mansour Amrouche, la femme courage
Djoher Amhis-Ouksel lui consacre un ouvrage aux éditions Casbah
Publié dans Liberté le 04 - 05 - 2021

La pédagogue et autrice Djoher Amhis-Ouksel a publié aux éditions Casbah un livre consacré à Fadhma Ath Mansour Amrouche, intitulé La Dame d'Ighil Ali, lecture d'Histoire de ma vie de Fadhma Ath Mansour Amrouche. Paru en mars dernier, cet ouvrage clôt sa collection "Empreintes" dédiée aux grands écrivains et romanciers algériens, dont Mohammed Dib, Assia Djebar ou encore Mouloud Feraoun. Amhis-Ouksel retrace le parcours de Fadhma, de sa naissance et son destin de "paria", son placement en orphelinat, jusqu'à son exil et ses errances.
À partir du texte de Fadhma, Amhis-Ouskel réinterroge la vie de l'écrivaine, mère de Taos et de Jean El-Mouhoub, qui connurent eux aussi l'exil et le déchirement. "Cette éternelle exilée ne s'est sentie chez elle nulle part", écrit-elle. Ce qui la sauvera, "c'est sa capacité de résistance et une volonté extraordinaire face à l'adversité. Cette enfant naturelle rejetée par une société hypocrite va forger son destin.
L'amour et le dévouement de sa mère vont lui permettre de transcender son statut de paria". Ni les obstacles ni l'adversité que connaîtra très jeune Fadhma, au regard de son statut "d'enfant illégitime" qui plus est chrétienne, ne l'ont ébranlée. Le retour aux origines, son lien à sa terre natale et le courage de la femme qu'elle deviendra trouvent indéniablement leur origine dans le parcours de sa propre mère, Aïni. Cette dernière devient veuve en charge de deux enfants à seulement 23 ans. "Aïni refuse, selon la loi du clan, d'aller vivre dans sa belle-famille. Un jeune homme de la famille de son mari la séduit. Elle est enceinte. Mais le père, Kaci 'le maudit', ne veut pas reconnaître l'enfant", souligne Amhis-Ouksel. Pour protéger sa fille et la soustraire de la méchanceté des autres, Aïni place Fadhma "dans le premier orphelinat des Sœurs Blanches aux Ouadhias, mais cette expérience se révèle négative".
Mais le destin réserve un bien meilleur sort à Fadhma, "qui avait obtenu le certificat d'études primaires en 1892" et donc l'accès à un savoir qui concourra à son émancipation. "L'amour et le dévouement de sa mère vont lui permettre de transcender son statut de paria." Se ressourcer est vital. Elle a pris conscience de la valeur du patrimoine et assure sa transmission grâce à ses deux enfants, Taos et Mouhouv "qui avaient le plus le culte du passé". Bien que tumultueuse, la vie de la poétesse fut riche, riche d'apprentissage, de résilience et de passion. Des traits qui ont déterminé son parcours et qu'elle transmettra à ses enfants, Taos et Jean El-Mouhoub, dignes héritiers de leur maman.
Y. Azzouz


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.