La demande pétrolière appelée à fortement augmenter    Arrivée massive de harragas algériens en Espagne    Le procès en appel de Karim Tabbou renvoyé au 11 octobre    5 ans de prison pour le majordome du système    La valeur de la production agricole estimée à 98 milliards DA    Les travailleurs dans l'expectative    L'Allemagne tourne la page Merkel    Plus de 600 colons envahissent la mosquée Al-Aqsa    Khartoum convainc les manifestants à Port-Soudan    Vers le forfait de Slimani et de Benlamri face au Niger    4,8 millions de dinars à payer en guise d'amendes    Le CR Belouizdad en stage à Mostaganem    Le président Tebboune reçoit le chef du commandement de l'Africom    Benbouzid écarte l'éventualité d'une troisième dose de vaccin en Algérie    Un autre casse-tête pour les parents    Lancement des Journées du théâtre pour enfants et de marionnettes    Koeman et le Barça se rassurent    Les Canaris se préparent à Alger    Le FLN manquera des communes    Le PT tire la sonnette d'alarme    Le rôle positif de l'Algérie souligné à l'Assemblée générale    Flambée persistante et généralisée    Lancement d'un plan de wilaya pour promouvoir le tourisme local    Kamel Damardji intronisé au poste de président du CA    Hommage aux disparus    Liès Sahar est mort : il n'y a pas de perfidie savoureuse    Ils opéraient à El Hamri, Médiouni, Savignon et Bastille: Quatre dealers arrêtés, des psychotropes saisis    Tlemcen: Un réseau de vol de véhicules démantelé, 7 arrestations    Lamamra rencontre des membres de la communauté algérienne aux Etats-Unis    L'erreur humaine    Investissement: Plaidoyer pour la «colocalisation» et «l'intégration régionale»    Tlemcen: Le chantier de l'annexe du musée d'archéologie islamique bientôt relancé    Tébessa: Un site en quête d'aménagement    Que cherchent les américains à Alger?    67 Morts dans des combats autour de la ville stratégique de Marib    Des figures du «clan» à la barre    Le temps des réformes    Une satisfaction justifiée    Avocats et l'émouvant souvenir...    Quand l'Erma «défie» le président    Le tourisme «en panne»    Les jalons d'une nouvelle démarche    Brèves Omnisports    Hamilton victorieux cent et eau    Un verrou «débloqué»    L'école: le mausolée des charlatans    Le long fleuve algérie    Les éditeurs se préparent pour rebondir    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une tradition ressuscitée dans les villages d'Aïn Zaouïa
TimechrEt
Publié dans Liberté le 22 - 07 - 2021

Nombreux sont ceux qui n'ont pas les moyens de procéder au rituel du sacrifice, voire de se procurer de la viande chez le boucher, dont le prix ne cesse d'augmenter. C'est pourquoi Izemouchène a organisé cette "Timechret" qui consolide en même temps l'esprit de solidarité villageoise.
Timechret est une tradition ancestrale bien ancrée dans les villages du douar Boumahni, dans la commune d'Aïn Zaouïa, relevant de la daïra de Draâ El-Mizan (Tizi Ouzou). À la veille de la fête de l'Aïd El-Adha, ce rituel a été observé dans les villages d'Ifarhathène et d'Izemouchène, pour ne citer que ceux-là. À cette occasion, plusieurs bêtes ont été sacrifiées non seulement pour marquer ce rituel religieux, mais aussi pour venir au secours des familles nécessiteuses qui ne peuvent se permettre le mouton de l'Aïd. L'exemple nous vient d'Izemouchène, le plus important village du douar. Ainsi, grâce à la mobilisation de la population, cinq bœufs bien engraissés ont été sacrifiés à la veille de l'Aïd, dans une ambiance festive, avec le respect du protocole sanitaire et des gestes barrières, d'autant plus que le virus circule rapidement dans de nombreuses localités du sud de la wilaya. "Dans notre village, nous n'avons suspendu Timechret que deux fois. Tout d'abord, lorsque la fièvre aphteuse avait décimé le bétail et puis l'année dernière avec l'apparition du coronavirus dans notre pays", explique Mohamed Mammeri, en sa qualité de président du comité de village.
"Ce sacrifice a de nombreux objectifs. C'est un moment de convivialité et de rencontre entre les villageois, notamment ceux qui habitent ailleurs. Ils viennent d'Alger, de Boumerdès, de Bouira, de Boghni et d'autres régions. Ces habitants ne ratent jamais ce rendez-vous", souligne-t-il, précisant que c'est dommage que les émigrés, pourtant très nombreux à venir en aide au village, n'ont pu venir à cause de ce satané virus qui cause de nombreux dégâts (contaminations, décès...). Le président du comité revient sur la préparation de ce sacrifice : "Après une assemblée générale de tous les villageois, nous avons tracé un calendrier sur trois vendredis pour mener à bien les préparatifs, à savoir la collecte d'argent, les modalités à mettre en œuvre pour respecter les gestes barrières et le recensement des participants en donnant la chance aux retardataires de s'acquitter de leur cotisation."
La part a été fixée à 2 000 DA. "C'est une participation symbolique parce que la part dépasse largement les cinq kilos de viande. Les plus aisés couvrent les nécessiteux dans la discrétion la plus totale. Certains paient jusqu'à trois parts, mais ils n'en prennent qu'une. C'est une manière de se solidariser avec les familles démunies", signale-t-il. Au total, dit-il, environ 550 parts ont été formées avant d'être réparties sur les foyers que compte le village. Aux environs de 14h, tous les quartiers de viande étaient découpés et répartis, et les parts étaient mises dans des sachets et distribuées selon la liste établie par les membres du bureau du comité dans une ambiance bon enfant. "Je suis très content de prendre part à cette fête. Je suis venu spécialement d'Alger.
Si je suis là, ce n'est pas pour cette viande, mais c'est surtout pour revoir les proches et mes amis", répond un Algérois, avouant que c'est pour la première fois qu'il assiste à ce sacrifice collectif. "Dans notre village, c'est la communion entre tous qui compte beaucoup. Pour la viande, c'est beaucoup plus pour les orphelins, les nécessiteux, les démunis. Car de nombreux citoyens égorgent leur mouton le jour de l'Aïd. Mais, pour la veille de la fête, nous mangeons tous le même repas garni de cette viande collective", conclut M. Mammeri, entouré des membres du comité.
O. Ghilès


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.