Le Premier ministre installe le Conseil national des Statistiques: «Le classement international de l'Algérie ne reflète pas la réalité»    Tlemcen: 350 tonnes de pomme de terre déstockées    Pomme de terre et huile de table: Les éclaircissements du ministère du commerce    Mendicité, la loi existe, il faudrait juste l'appliquer !    Ligue 1 - Mercato estival: En fonction des moyens et des objectifs    Ligue 1 - Match avancé: Une avant-première très attendue    Tiaret - Ecoles de football: La Coupe d'Algérie en décembre    Le cartable allégé pour demain ?    El Kerma: Plus de 1.500 nouveaux logements pour répondre à la forte demande    Force humaine    L'écrivain Dib et le rapport à la nationalité française    Eric, tu fais honte à tes anciens camarades    Les colons sionistes volent la récolte d'olive au sud de Naplouse    Report du procès en appel de Said Djabelkhir    Ces «experts» Algériens    La guerre des spéculateurs    Griezmann, du paradis à l'enfer    Steve Bruce quitte les Magpies    Mbappé juge son entente avec Messi    «Il faut se mobiliser pour accompagner ces efforts»    Aucun effet sur les prix du poulet    Spéculation sur le livre scolaire    Double meurtre sur l'autoroute    Les dates des compositions fixées    Le procès reporté au 17 novembre    Les enjeux complexes de la sécurité    L'armée syrienne bombarde Idlib    «Barrons la route aux ennemis de la paix»    Cette obsession qui nourrit les amalgames    Une opportunité pour l'émergence de jeunes talents    Le FFS emboîte le pas au MSP    L'Algérie tablera sur "les ressources domestiques"    L'expert Mourad Preure livre son analyse    Quatre éléments arrêtés en une semaine    Benbouzid n'écarte pas une 4e vague    3 décès et 76 nouveaux cas en 24 heures    CAN 2022 (dames) Victoire historique de l'Algérie face au Soudan (14-0)    Les "entorses" à la justice dans l'affaire Karim Tabbou    Le FFS en colère !    Nouveau tir d'un missile balistique    La Cour suprême approuve le pourvoi en cassation    Branle-bas de combat chez les partis    Constantine contredit Medaouar    Dbeyba et ses alliés font tout pour se maintenir au pouvoir : Doutes sur les élections du 24 décembre en Libye    Editions Média-Plus. Ici, on noya les Algériens de Fabrice Riceputi : Silence, on tue des Algériens    Jaoudet Gassouma-écrivain, journaliste, plasticien, réalisateur et enseignant : «Mes sujets sont en quête de reconstruction et de résilience»    Une union truffée de non-dits    La Tunisie sollicite l'aide de l'Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



2021, année blanche pour l'automobile
IMPORTATION DE VOITURES NEUVES
Publié dans Liberté le 19 - 09 - 2021

L'année 2021 sera sans offre de véhicules neufs, selon des concessionnaires automobiles.
Le dossier de l'importation de voitures neuves est loin de connaître son épilogue. Feuilleton de l'été 2021 par excellence, ce dossier risque de ne pas connaître une issue salvatrice pour les dizaines de concessionnaires automobiles, dont l'activité est en souffrance depuis 2017.
Après la fameuse liste non rendue publique et annulée il y a un an, le ministère de l'Industrie a signifié un refus à neuf opérateurs, dont la majorité avait pourtant levé les réserves et obéi au cahier des charges n°175-21.
"Il se passe que nous percevons une absence manifeste du comité technique interministériel pour débloquer la situation du marché de l'automobile en émettant neuf refus aux neuf premiers dossiers qu'il a étudiés", ont indiqué les concessionnaires.
Dans une déclaration à Liberté, ces opérateurs évoquent "une absence de volonté évidente en raison des arguments que le comité technique a avancés pour justifier ses décisions de refus, particulièrement dans quatre dossiers bien ficelés et qui ne méritent pas un tel sort. De toute manière, et selon les premiers échanges que nous avons eus entre nous, il ressort que les concernés sont déterminés à défendre leurs intérêts, dans le cadre de ce que permet la loi".
Considérant que les notifications, auxquelles ils ont, par ailleurs, refusé d'accuser réception, étaient "caduques", tout comme le travail du comité technique qui "s'est écarté de la loi pour statuer sur nos demandes", ce groupement déplore les délais de réponse qui n'ont pas été respectés conformément aux articles 13, 14 et 16 du cahier des charges.
"Comment voulez-vous que l'on tienne compte de ces notifications ?", s'interrogent ces opérateurs, affirmant que "pour les autres, la situation n'est pas définitive et peuvent corriger certaines erreurs commises dans la constitution de leurs dossiers".
Devant cette situation intenable, ces concessionnaires ne comptent pas baisser les bras. "Nous comptons défendre nos intérêts jusqu'au bout ! Nous n'allons pas nous taire", clament ces opérateurs qui viennent de recourir à une nouvelle démarche pour éclairer l'opinion publique. Ils proposent un débat télévisé au président du comité technique, Hafid Tahar, en présence de juristes et de défenseurs des droits des consommateurs.
"Nous savons très bien que cette proposition a peu de chance d'aboutir, mais nous voulons que l'opinion publique sache que la crise de l'automobile n'est pas du tout de notre ressort. Bien au contraire, nous les opérateurs avons fait confiance à l'administration en respectant trois cahiers des charges, alors que notre activité est à l'arrêt depuis 2017 ! C'est l'administration, via le comité technique, qui se déjuge en mettant les opérateurs dans une situation de faillite, provoquant la mise au chômage de milliers de personnes", regrettent encore ces concessionnaires.
Risques de pénuries de pièces de rechange
À ce propos, ce groupement a évoqué l'impact que pourrait avoir ce blocage sur leurs activités, allant jusqu'à craindre la fermeture de leurs entreprises.
"Outre une situation dramatique de nos entreprises qui va perdurer et peut-être déboucher sur une fermeture définitive, les entreprises et les simples citoyens auront encore du mal à renouveler leurs parcs, d'une part, et d'autre part, à acquérir un véhicule digne de ce nom", affirment ces opérateurs.
Visiblement exaspérés par ce qui se passe sur le marché de l'occasion où les prix flambent au quotidien, ils s'interrogent également sur le devenir des activités annexes, comme la pièce de rechange après le promulgation du décret exécutif n°94-21 qui définit l'activité d'importation des matières premières, des produits et marchandises destinés à la vente en l'état.
"La problématique de la pièce de rechange d'origine se pose avec acuité pour la simple raison que nous n'avons plus la possibilité d'en importer, car nous ne disposons pas d'agrément ! Il faut savoir que la loi a été modifiée et nous nous retrouvons dans cette situation induite par des lois qui sont loin d'être conçues avec une vision qui permettrait de redynamiser le secteur", expliquent-ils encore.
Pour ce groupement, "la question de l'année blanche ne se pose plus. L'année 2021 sera sans offre de véhicules neufs. Les constructeurs ne sont pas en train d'attendre le marché algérien pour vendre leurs productions".

FARID BELGACEM


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.