Peut-on encore parler de football après ce qui s'est passé au stade du 5-Juillet durant le quart de finale USMA – USMH ou doit-on attendre que se produise un drame à la Heysel ou à la Port-Saïd pour réagir ? Des scènes jamais vues dans un stade de football ici ou ailleurs. D'inexplicables affrontements entre supporters ont éclaté alors que la rencontre se déroulait dans le fair-play le plus total. Même la caméra de télévision a opéré un vol plané pour atterrir sur la pelouse sans heureusement faire de victime. Sinon ça aurait été un autre drame parmi tant d'autres vécus par cette discipline. Il n'y a point d'excuse à ce laxisme et à ce laisser-aller des responsables du football tous adeptes de la solution facile. Depuis l'instauration du huis clos, la violence dans les stades a pris des proportions alarmantes et, semble-t-il, rien ne pourra plus l'arrêter. Que faut-il donc faire pour endiguer cette violence qui envenime nos stades ? Evidemment, personne ne détient la réponse tant que les responsables se confinent dans le silence devant ces drames à répétitions qui frappent le football algérien. A cette allure, nous nous dirigeons droit vers un drame aux conséquences incommensurables. On a plus besoin de tirer la sonnette d'alarme puisque c'est fait depuis longtemps sans résultats probants. Ce qui s'est passé au 5-Juillet se passera inévitablement ailleurs mais cette fois-ci avec plus de dégâts si ces mêmes responsables ne réagissent pas dans l'immédiat. Il y a urgence et il n'y a plus aucune excuse à ces inexplicables atermoiements et à ces incompréhensibles tergiversations alors que la situation s'aggrave de plus en plus. Bien que les inquiétants faits soient là et que cette situation prête au pessimisme, il est ahurissant de constater que rien n'est fait pour arrêter cette violence. On laisse faire comme si de rien n'était. Le danger plane sur nos stades et sur des vies humaines.