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Une décharge publique à ciel ouvert à Sidi Djillali
Publié dans La Nouvelle République le 15 - 12 - 2013

Difficile déjà de déterminer certains endroits aussi facilement. On a cessé depuis bien longtemps de donner des noms à nos rues. Disons alors, c'est à la rue X auprès des rails, à proximité de la cité Ennassr, à Sidi Djillali. Une devinette, c'est toujours bon pour les méninges.
Un lieu difficile à connaître qu'il n'est pas écarté d'appeler un jour «la décharge publique». C'était conçu dans un premier temps comme un espace vert plein de végétation florissante qui produit de l'oxygène dont notre milieu en manque énormément. Un lieu de détente qui libère la vue des obstacles de béton qui frissonne. Le lieu prévu être un poumon comme tant d'autres au milieu d'un endroit sans nom se fait agresser délibérément par la sauvagerie citoyenne. L'air sensé apaiser la suffocation provoquée par des agressions multiples des molécules nauséabondes transportées par l'air semble déserter les pensées pour des projections d'un monde civilisé. Tout commence par un petit geste jugé généralement avec légèreté. maâlich'' (ça ne fait rien) suffit largement pour encourager l'alternation. On commence d'abord par jeter les déchets ménagers prétextant le passage des éboueurs. «Maâlich», cette expression qui signifie aussi le pardon, la tolérance, mais trahit dans sa compréhension. Elle peut pousser à l'abandon, à la résignation et, enfin, à une décadence totale dans nos coutumes, nos valeurs, notre identité ainsi que notre environnement qui est notre sujet accablant. De là commence en toute inconscience le grand projet d'une «décharge publique» qui remplacera le «grand rêve» de faire pousser de l'oxygène dans les espaces verts qui n'ont d'espaces verts que le nom. Tout dépondra des réactions et interactions aux premiers gestes. C'est comme fumer sa première cigarette, on est timide, on tousse à la première prise, on est applaudi après pour notre première folie qui se voit miraculeusement comme un exploit. Ensuite vous ne sentez même pas si vous êtes en train de fumer ou que vous nuisez à votre propre santé. La routine crée l'habitude et cette dernière inculque une raison, là où le raisonnement échappe incroyablement. L'évolution vers le fond se lance avec gaieté somnambuliste. Ça devient une sorte de concurrence apprivoisée. Tout commence à descendre impitoyablement des camions et véhicules, aussi du voisinage. Des animaux domestique morts, des vêtements usés, du béton, des gravas, les déchets des démolitions, des troncs d'arbres morts. Un déchaînement incroyable d'incivisme comme si un concours du meilleur salisseur venait d'être lancé. Les déchets ménagers deviennent tout simplement une logique dans l'expression «maâlich», et même justifier qu'«est-ce qu'on a jeté par rapport aux autres !» L'environnement est continuellement agressé par des accumulations et une multitude de déchets qui, en s'entassant elles se propagent dans tout le périmètre dégageant une odeur qui vous coupe le souffle. Elle devient inqualifiable et provoque des malaises qui vous font hésiter d'emprunter une autre fois ce chemin des rails ouvrant grande la porte aux ordures qu'elles se jettent dans la discrétion par ces personnes d'aucun qualificatif. Vu que vous ne serait pas le seul à avoir pris la décision de ne jamais y revenir. En passant par hasard par la rue X, vous tombez d'abord dans les filets d'un environnement défiant l'intelligence humaine. Il met, en paradoxe, l'image et la senteur des vantardises d'habiter un «petit Paris» et vous plonge dans une vaste étendue de questionnement... Le citoyen ? Les habitants d'à côté ? Les autorités ? La loi ? Les associations ? L'incivisme ? L'éducation ? La justice ? La police de l'urbanisme ? L'inconscience ? L'ignorance de la valeur d'un espace vert dans la vie ? Que dalle ! Aucune réponse. Il vaut mieux penser visiter la planète Mars, sait-on jamais cela pourrait être possible, les ordures ont pu vaincre des décisions gouvernementales. Sauf comme on est foncièrement optimiste et idéaliste, on persiste à croire que si une certaine réalité peut dépasser tout entendement humain, il serait pire de ne pas les dénoncer et continuer à admettre à vivre dans l'indifférence, feignant de les ignorer.

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