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La ville dans tous ses états
Publié dans La Nouvelle République le 01 - 11 - 2014

La situation stratégique de la commune de Bordj Menaïel, ses capacités humaines, son emplacement pas trop loin des grandes montagnes de Sidi-Ali Bounab, de Timezrit, de Ghoumrassa, de Chracher, de Bougaoua, de Baghla et de Aïn Skhouna, dont le nom est associé à l'histoire de la révolution ne lui ont pas permis de se developper et de promouvoir les activités industrielles commerciales, touristiques, culturelles et sportives en mesure de répondre aux nombreuses attentes de la population qui ne cesse de subir les conséquences désatreuses d'une situation qui date de l'epoque coloniale. Comment se fait-il qu'une commune historique comme Bordj-Menaïel distante de 35 km de Tizi Ouzou et 30 km du chef-lieu de wilaya de Boumerdès, de 70 km de la capitale Alger est-elle devenue unelocalité sans âme. Pourquoi un tel constat amer qui n'honore en aucun cas les habitants de cette charmante et paisible ville...
La réponse est simple : c'est la faute à la génération actuelle qui n'a pas pu remplacer les anciens partis vers l'au-delà qui eux étaient une source de référence positive à tous les niveaux, que ce soit dans le domaine de l'éducation ou autres. Ils sont partis ceux qui étaient réputés défendre la localité par la transparence, la bonne parole, l'hospitalité, l'aide aux plus démunis. La génération actuelle se caractérise par des appétits voraces qu'elle satisfait en concourant aux pertes de valeurs essentielles de toute société qui veut avancer (sens de la famille, entraide,valeur du travail, honnêteté, probité, sens de l'honneur). Tout cela s'est perdu au fil du temps, laissant la place à la loi de la jungle, c'est-à-dire la loi du plus fort et du plus riche. Bordj-Menaïel a perdu son âme (Rouh) quelque part en cours de route dans une course effrenée qui a enfanté des groupes d'intérêts. Pour cela, il suffit d'aller faire un tour dans certains cafés de la ville pour admirer un décor hideux et où les gens sont devenus plus matérialistes que jamais animant des discussions qui n'honorent en aucun cas les personnages. La population souffre de l'incompétence des hommes qui occupent le devant de la scène actuellement, ils sont bien loin d'égaler ceux qui nous ont quittés, ceux là mêmes qui étaient la fierté de la ville des Coquelicots. C'étaient des hommes au vrai sens du mot, qui avaient vécu avec des principes et des valeurs fondamentaux basés sur le respect, l'amour d'autrui, du pays et surtout de la religion musulmane. Ils ne sont plus de ce monde, certes, mais malgré cela ils demeurent l'image de marque de la ville de Bordj-Menaïel et restent des figures emblématiques et respectueuses à travers lesquelles de vastes périodes de l'histoire de leur vie et de leur passage sur cette terre peuvent être retracées. Ils étaient et demeureront la fierté de la ville pour l'éternité eux qui reposent au ciimetière Lala Aïcha et qui ont pour nom, les Bouhamadouche (Zmimi) Ouriachi Ali, Djouab Ali (Kabrane) Badis Ahmed, Bournissa Omar (Moussa omar) Amrous Ali, Amrani Ahcéne, Amrani Mohamed (Moh Belhadj) Bourahla Laïd, Bouharrou Saïd, Hamidouche Mouloud(El Abbassi), Abdenour Hacène (pharmacien), Mansouri Abdelmadjid, Ouriachi Slimane, Hamrioui Hocine, Benmechta Ahmed, Naili Amar, Amara Ahmed, Mazouzi L'Hadj, Bentarzi Moh Saïd, Belkacemi (Ali Bouazzouz) Madene Belkacem, Madene Omar, Takdjerad Hocine,Tachert (Babaazzizéne (Kadem Rabah (Mitiha) Cherchouri Hocine, Sefroune Ali, (Ouradi, Koum Achdache), les frères Agraniou, Khaber (Amar Salah) Goumiri Hadj Saïd, Baziz (Ahmed Moh), Mrahi Omar, Boumzar, Ghalem (Si Mahmoud),Toumi Si Saïd, Safri Amar, Bendia, L'imam cheikh Ahmed, Cheikh Belkacem, Mansouri, Amar Zemoul (La guagna) Tigharghar Saïd et Ahmed Tamache, Kesraoui Lakhdar, Belhadi Saïd si Ali, Boussaadi, Hadheras, Bouchni Ahmed, Mokhfi (Moh Méziane), Miloudi Saïd, Kaouas, Sabeur Mazdou), Kouache Mohamed ( Mou) Djenane, Tadjer Ahmed, Omar et Aïssa, Khider (Moh Saïd), Ali Cheradi amar, Rebihi (Saïd Rabah) Bournissa (Madani) Guenoun (Ali Moh Omar) Kerbouche,Gabour, Selmi L'Hadj, Bouchareb (Mébarek ben Aïssa), les frères Azazna plus connus par Dar Cheikh dachra. Que l'on nous excuse si on a omis d'en citer quelques autres car tous ceux qui ont cotoyé ces personnages les décrivent comme d'honnêtes citoyens, des sages et des érudits avec des qualités d'intelligence, qui leur ont permis de s'acquitter à merveille de leur rôle de responsable de famille, d'avoir su gérer convenablement leur foyer en «bons pères de famille». La population de Bordj-Menaïel leur reconnaît le legs d'un bien très précieux, à savoir la bonne éducation, le savoir-faire, l'islam et le respect d'autrui. Beaucoup de choses ont été dites sur eux et sur leur sérieux. Ils aimaient leur région ainsi que leurs enfants. Un manque d'hommes C'est douloureux de le dire mais malheureusment de nos jours les vieilles personnes censées les remplcer ne sont en aucun cas à la hauteur de la tâche, ils préférent siroter un café dans une caféteria et parler de bizness, de milliards,de voitures, de terrains et de pleins d'autres choses sans se soucier du devellopement socio- culturel, sportif, économique de leur ville. Le tout sur un fond de zéle et de fanfaronnade, et dire que dans la vie, la dernière c'est la mort (Akhratha moute). En fin de compte, il y a la mort». Il n'y a pas de médailles sans son revers ! Voilà pourquoi Bordj-Menaiel est restée dernière en matière de developpement. Nos aieux agissaient collectivement et cela pour le bien de la société et de la famille, ce n'est plus le cas aujourd'hui, l'individualisme bat son plein, c'est la politique du chacun pour soi. A priori, une ville c'est quoi en définif, c'est une société composée de gens qui vivent ensemble pour le bien de tout le monde, et pour que cela marche, il faudrait commencer à changer de mentalité et apprendre à s'unir davantage pour l'intérêt de la collectivité. Bordj Menaïel en a vraiment besoin pour sortir de son agonie.

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