30 nouveaux notaires prêtent serment    Début du vote pour les nomades    Les islamistes reviennent à la charge    Ce qui risque de plomber le référendum    L'ONU publie une lettre envoyée à Tebboune    Des urnes et des prospectus publicitaires brûlés    Les agences commerciales ouvertes dimanche dans les chefs-lieux de wilaya    Sécuriser la grande mosquée    Plafonnage des prix des semoules    136 milliards de centimes de créances impayés    Des locaux et des terrains au profit des start-up    Le gouvernement s'engage à remettre sur pied GTH    Le jeu dangereux des Emiratis    Nouvelle réunion de médiation à Genève    L'Algérie condamne l'acte terroriste «odieux» de Nice    Trump et Biden multiplient les meetings    Une présidentielle à haut risque en Côte d'Ivoire    Haidar apporte son soutien aux manifestants    Face à une deuxième vague particulièrement virulente : Nouveau confinement d'un mois sur l'ensemble du territoire français    Zakaria Boulahia et Rodolphe attendus demain    La FAF recadre Tahar Belkhiri du MCA    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce samedi    Les Rouge et Noir se confinent !    El-Mellali condamné à six mois de prison avec sursis    "Le championnat pourra reprendre mais..."    Les nouvelles mesures du gouvernement    L'est du pays fortement touché    Des directives pour accélérer les travaux    Les habitants du quartier changent les lampes grillées    Les villageois réclament une école primaire    «La colonisabilité», c'est quoi au juste ?    Mosquée d'Alger : munificence de l'ouvrage, mais ardoise «secrète»    NED Emmouk !    Un combat reste toujours à mener    "On s'est battu pour la liberté, aujourd'hui, elle nous manque"    Retour imminent d'Al-Jazeera    Mawlid Ennabaoui : Plusieurs incendies enregistrés suite à l'utilisation de pétards    Malgré que la crise sanitaire s'accentue : Les mesures préventives peu respectées dans les commerces    Disposant de l'un des principaux marchés de gros du pays : Gué de Constantine en quête d'un développement local harmonieux    Mégaprojet d‘exploitation du phosphate à Tébessa : Le lancement prévu pour le premier trimestre 2021    Référendum sur l'amendement constitutionnel : ouverture de bureaux de vote à l'étranger    CSA – CRA : L'AGO le 9 novembre    MC Oran : Le Mouloudia se frotte à la Réserve du WAT    Nouvelles de Saïda    Un puissant séisme fait au moins 26 morts en Turquie et Grèce    Illizi-référendum: les bureaux itinérants accueillent les électeurs dans de bonnes conditions    "La honte à ceux qui séparent les épines des roses", le parcours d'une militante associative    Service Presse de la wilaya III historique : la communication en soutien de la Révolution    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La Turquie réaffirme ses prétentions en Syrie et en Irak
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 10 - 2016

Après une visite à Ankara vendredi, le secrétaire américain à la Défense est, samedi, à Bagdad pour faciliter un accord entre gouvernements turc et irakien. En Syrie, Ankara mène une violente offensive contre les milices kurdes.
Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, s'est rendu, samedi 22 octobre à Bagdad pour une visite non annoncée. Au menu de ce déplacement d'une journée : un point sur l'offensive des forces irakiennes contre l'organisation Etat islamique (EI) à Mossoul, au nord du pays. A cette occasion, le chef du Pentagone devait chercher à faciliter un accord entre les gouvernements turc et irakien sur la participation de troupes turques à la bataille de Mossoul. La veille, en visite à Ankara, M. Carter a voulu rassurer l'allié turc, impatient de jouer un rôle dans cette offensive malgré les réticences des autorités irakiennes. En revanche, il est resté muet sur les combats entre forces kurdes et rebelles syriens parrainés par Ankara dans le nord de la Syrie, qui risquent d'entraver la guerre contre l'organisation Etat islamique (EI). En Irak, la présence de l'armée turque au nord-est de Mossoul, où près de 3 000 combattants arabes sunnites sont entraînés, irrite Bagdad, qui réclame son départ. «Nous voulons que la Turquie participe aux opérations contre Daech [acronyme arabe de l'EI]. Entre nous des divergences existent, mais sur le principe, nous sommes toujours d'accord. [...] La Turquie doit prendre part aux opérations sur Mossoul», a tempéré M. Carter après s'être entretenu avec le président Recep Tayyip Erdogan. Selon l'Américain, «un accord de principe» a été conclu entre Ankara et Bagdad sur le rôle que pourrait jouer l'armée turque en Irak. Deuxième armée de l'OTAN, la Turquie supporte mal d'être tenue à l'écart des opérations. Le président Erdogan, en défenseur des sunnites, veut voir reconnaître les villes de Kirkouk et de Mossoul – deux anciennes entités administratives de l'Empire ottoman – comme faisant partie de la zone d'influence turque. Un haut responsable américain a laissé entendre, vendredi, sous couvert d'anonymat, qu'Ankara pourrait jouer un rôle «non directement militaire», centré sur l'aide humanitaire ou la formation militaire. Une option bien en deçà du rêve de reconquête néo-ottomane caressé par le numéro un turc. Disert sur l'Irak, Ashton Carter est en revanche resté muet sur la Syrie, où l'armée turque a bombardé à dix-huit reprises les positions des milices kurdes syriennes (YPG) dans la région de Marea, au nord-ouest d'Alep, dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 octobre. Selon Ankara, 200 combattants kurdes ont été tués, onze, selon des sources kurdes. Les frappes avaient été précédées par des échanges de tirs d'artillerie sur Afrin, le canton kurde du nord-ouest de la Syrie. Considérées comme «terroristes» par la Turquie, les milices kurdes YPG sont soutenues par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre l'EI en Syrie. Lorsque l'armée turque s'est engagée dans le nord de la Syrie le 24 août, il s'agissait tout autant de combattre les YPG que l'EI. «Situation inquiétante» M. Carter a éludé les frappes sur les YPG, tandis que des militaires américains confiaient que les milices kurdes visées à Marea ne faisaient pas partie du contingent entraîné par eux. Ces frappes ont fait monter la tension entre Damas et Ankara. Jeudi, l'armée syrienne a menacé «d'abattre par tous les moyens les avions militaires turcs qui se risqueraient à franchir une fois encore l'espace aérien de la Syrie». Mais la seule vraie maîtresse du ciel syrien est la Russie. Or Moscou n'a guère réagi aux frappes turques, se contentant d'évoquer «une situation inquiétante». Vendredi, au moment même où M. Carter était à Ankara, les combats entre rebelles syriens de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par l'armée turque, et miliciens kurdes, soutenus par les Etats-Unis, se sont intensifiés, alors que les deux parties sont censées combattre l'EI. Près d'une centaine de roquettes ont visé des positions kurdes. C'est la course à qui prendra Al-Bab, ville stratégique au nord d'Alep. Libérer Al-Bab du joug de l'EI représente, aux yeux des Kurdes, l'assurance d'établir la jonction entre les deux cantons kurdes du nord-est de la Syrie (Kobané et Djézireh) et Afrin. Un scénario catastrophe pour Ankara. Pour les rebelles syriens, la prise d'Al-Bab ouvrirait la voie vers Alep. Enfin, l'armée syrienne, épaulée par l'aviation russe, est au sud de la ville tant convoitée.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.